@CN46400 Merci pour votre roman, et pendant ce temps la main de ma soeur se promenait dans la culotte d’un zouave...
Vos arguments sont
très forts et ne sentent pas du tout le ’’révolutionnaire’’ sourd à
tout ce qui n’est pas son dogme, espèce qu’on trouve à foison au
PCF.
J’ajoute, pour faire
bonne mesure, que la CFDT d’alors, enfermée dans l’illusion stupide
de la co-gestion avec le patronat, première étape avant l’utopique
autogestion, limitée pour chaque travailleur à son entreprise, ne
voulait pas non plus d’une transformation radicale de la société
française.
J’ajoute également
que les dirigeants soviétiques d’alors avaient une grande
connaissance de l’histoire révolutionnaire française et craignaient
peut-être la survenue en France d’un socialisme plus authentique que
l’étatisme monopartidaire autoritaire et impérialiste russe qui
régnait dans l’URSS de Brejnev.
cela faisait le
jeu des ricains qui voulaient démolir De Gaulle ...
Et donc cela ne
faisait pas le jeu des soviétiques qui appréciaient
l’indépendantisme de De Gaulle (fermeture des bases US en France,
retrait du commandement unifié de l’OTAN défense nucléaire tous
azimuts, discours de Pnom Penh contre l’ipérialisme (US évidemment)
et de Québec pour la « liberté » de la Belle Province
etc.)
Ils ont donc ordonné
au PCF, soumis à leur autorité par le biais du Kominform de freiner
le mouvement politique et par le biais de la ’’courroie de
transmission’’ des volontés du parti au prolétariat, je parle de la
CGT d’alors de le détourner en revendications syndicales.
Le rusé Pompidou
comprit la manœuvre et s’empressa de lâcher du lest dans les
négociations qu’il ouvrit aussitôt, sachant que l’inflation
reprendrait rapidement les avantages financiers obtenus et qu’une
longue obstination permettrait de reprendre les avantages sociaux. Il
serait d’ailleurs étonné, aujourd’hui, de voir combien sa ruse a
réussi !