Dieudonné était un humoriste en bout de course qui a décidé de se sortir la tête de l’eau et de s’assurer un auditoire en s’adressant à une population connue pour ne pas penser trop et pour rire gras sur les sujets les plus vils.
Il a choisi l’antisémitisme et des obscénités sur la Shoah en étant certain qu’il réussirait ainsi à faire relayer son nom par les médias et se faire une notoriété auprès des quelques milliers de beaufs qui lui suffisent pour remplir ces caisses. Il se fiche pas mal que tous les autres le condamnent : il s’est assuré un joli compte en banque, c’était le but de la manoeuvre.
« Depuis quelques temps dans toute la presse on nous parle des sauveurs, de ceux qui ont traversé l’histoire à travers les siècles lorsque la situation était désespérée. »
Le Point de cette semaine a retrouvé les sauveurs de jadis au jupon escamotable :
« Favorites, maîtresses et concubines elles ont fait l’histoire. »
« Il y aurait 5 millions de chomeurs en France, plus d’un millions de Rsa-istes, mais combien sont très satisfaits de cette situation, préfèrent toucher un peu de chomage, un peu de rsa et ne pas trop travailler.
C’est leur droit, leur choix de vie. »
Vos propos confirment ce que je pensais : vous « savez » comment les autres pensent, comment ils se conduisent dans une situation de vie qui n’est manifestement pas la vôtre.
Vous « savez » que « des » allocataires du RSA (minimum vital instauré car il est inacceptable que des miséreux meurent de froid et de faim dans les rues), « des » travailleurs pauvres, « des » femmes isolées avec enfants, « des » SDF peuvent être « très satisfaits » de leur sort. Vous en « savez » des choses sur notre société...
Alors je vous pose cette question : comment le savez-vous , sur quelles études sociologiques vous basez-vous pour affirmer que des pauvres sont « très satisfaits de leur situation » ?
Au passage on ne touche pas « un peu de RSA » ET « un peu de chômage ».
On touche (parfois) le chômage si toutefois on a travaillé précédemment (et sous certaines conditions) puis on touche (parfois) l’ASS en fin de droits, puis le RSA pour survivre et bénéficier d’une protection sociale (si l’on a 25 ans ou plus). C’est le minimum qu’un pays civilisé doive assumer et assurer car je vous assure (en tant que professionnel de santé) que les pathologies des personnes aux conditions de vie précaires sont une réalité qui justifie la mise en place d’une solidarité nationale.
Comment pouvez-vous écrire - donc imaginer un seul instant et l’affirmer - que ces situations puissent se prêter à une quelconque suffisance personnelle de la part de ceux qui en souffrent pécuniairement, socialement, sanitairement, psychologiquement ?
En plus cette prétendue complaisance dans la misère que vous inventez de toute pièce seraient « un droit d’agir » ainsi et « un choix de vie ». On croit cauchemarder en vous lisant.
En faire une vérité comme vous vous autorisez à l’écrire afin de le faire penser par d’autres ? Votre propagande est obscène.
43 millions de 15 à 64 ans (30 millions d’actifs, 13 millions ne postulant pas : lycéens, étudiants, personnes au foyer)
11 millions > 64 ans.
La population active est ainsi calculée sur cette base du BIT, mais qui n’est applicable nulle part.
En France l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans par exemple.
La population active réelle (16 - 62 ans) ne peut déjà pas atteindre 30 millions. Vous semblez croire que la population active correspond à la population qui travaille. FAUX, elle inclut des millions de chômeurs qui sont considérés comme des actifs sans emploi.
2) Les Français auraient les revenus les plus élevés de la planète.
Je vous renvoie à ma réponse de 16 H 25 sur l’IDH qui prend en compte le niveau de vie en autres paramètres.
Vous avez construit un article partisan à partir de données erronées. Comment appelle-t-on ça déjà ? Ah oui ! De la propagande !
A quoi il faut ajouter que de nombreuses offres de Pôle Emploi consistent en 1 ou 2 heures par semaine de ménage ou de garde d’enfants chez des particuliers.
Dans les statistiques de PE, ça vaut pour une proposition d’emploi.