J’ai fait la totalité de mes études d’ingénieur en Suisse, à ce qui était à l’époque l’École Polytechnique de l’Université de Lausanne, maintenant l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).
L’admission est large, très large, nul besoin d’un bac, mais dans ce cas un examen d’entrée avec, essentiellement math, physique, chimie et accessoirement, des branches mineures, langue, etc*. C’est ainsi que des gens qui ont fait un apprentissage (mais l’apprentissage est une chose tout à fait sérieuse en Suisse) peuvent y être admis, ils ont, évidemment, acquis le niveau nécessaire. Et, c’est loin d’être les plus mauvais éléments. Si l’entrée est largement ouverte, la sortie sans diplôme l’est également, la sélection est rude tout au cours de la formation, à mon époque, moins d’un tiers des entrants terminait avec succès, une bonne partie quittait en 1ere année. Et l’EPFL est, depuis des années, dans les 30 premiers de pratiquement tous les classements mondiaux des écoles d’ingénieur. Évidemment, cela forme des ingénieurs tout à fait pointus, mais avec, assez souvent, une culture générale assez légère (en ce qui me concerne, la philo ...). Mais la culture générale, c’est une chose qui vient par la suite.
Je pense que la sélection est une chose indispensable, à condition que chacun ait sa chance. Et la sélection en cours d’étude est aussi un bon critère : on ne juge pas ponctuellement, mais sur une période assez longue. La pression est maintenue tout au long de la formation, on bosse, on bosse, on bosse. Le système français, bosser dur, très dur, pendant la prépa et ensuite diplôme pratiquement assuré sans trop travailler doit absolument être réformé si l’on ne veut pas, c’est un exemple que l’X stagne dans les profondeurs des classements tel qu’actuellement. . . * Pour la petite histoire, Einstein, qui n’avait pas de bac, a fait ses études dans l’école sœur de Zürich (EPFZ). Il avait été recalé à l’examen d’entrée, mais rattrapé à cause de la qualité exceptionnel de son travail en math.
@zzz999 Je suis croyant : je crois fermement qu’il y a entre la Terre et Mars une théière en orbite autour du Soleil. Cette théière est trop petite pour être détectée, même avec les plus puissants télescope out les stations orbitales . Cette théière existe, il y a de nombreux écrits pour en parler. De grands savants s’en sont occupés, par exemple des prix Nobel comme Russel. Pouvez-vous me démontrer que la théière n’existe pas ? Non, vous ne pouvez pas le démontrer. Mais moi, j’ai la foi : la théière existe et cela suffit pour j’aie raison. . Pour conclure, deux citations de R. Dawking : :« La religion organisée mérite la plus vive hostilité car, contrairement à la croyance
en la théière de Russell, la religion organisée est puissante,
influente, exemptée de taxes et systématiquement transmise à des enfants
trop jeunes (le catéchisme commence à 7 ans)
pour pouvoir s’en défendre. On ne force pas les enfants à passer leurs
années de formation en mémorisant des livres farfelus sur les théières.
Les écoles publiques n’excluent pas les enfants dont les parents
préfèrent la mauvaise forme de théière. Les fidèles de la théière ne lapident pas les non-croyants en la théière, les apostats de la théière, les hérétiques de la théière ou les blasphémateurs de la théière. Les mères n’empêchent pas leurs fils d’épouser des shikas de la théière sous prétexte que leurs parents croient en trois théières
plutôt qu’une seule. Ceux qui versent le lait en premier ne mutilent
pas ceux qui préfèrent commencer par verser le thé. » . « [...] Strictement parlant, vous devriez être agnostiques sur la question de l’existence d’une théière en orbite autour de Mars,
mais cela ne signifie pas que vous considériez la probabilité de son
existence comme étant égale à celle de sa non-existence. La liste des
choses à propos desquelles nous devons être agnostiques strictement
parlant ne s’arrête pas aux petites souris et aux théières. Elle est infinie. Si vous voulez en croire une en
particulier, les licornes, les petites souris, les théières ou yahvé,
il vous incombe de le justifier. Il n’incombe pas au reste d’entre nous
de dire pourquoi nous n’y croyons pas. Nous, les athées, sommes aussi
des a-souristes et des a-théièristes. [...] » . Enfin, cet adage de droit : « ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ».
@zzz999 qui écrit "Par ailleurs de grands scientifiques comme Einstein ou francis Crick
(co-découvreur de l’ADN) entre autres n’ont pas caché leur croyance en
un principe créateur intelligent.« ET : »Si vous lisiez correctement je n’ai dit à aucun moment qu’Einstein croyait en un Dieu PERSONNEL ! ".
Si vous n’arrivez même pas à comprendre ce que vous écrivez, je crois (tiens, je crois ) que l’on ne peut plus rien pour vous.