@Jean Keim Je vous réponds par une citation de Shakespeare : « Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, qu’il n’en est rêvé dans votre philosophie. »
@howahkan Hotah Je vais encore rajouter à votre perplexité. Imaginez qu’il peut y avoir un infini au carré (je simplifie énormément un concept abstrait), même un infini puissance infini (évidemment, nouvelle simplification).
Les mathématiques sont un magnifique jeu : on se fixe quelques règles de base (axiomes), on joue ensuite et tant que l’on ne contredit pas, on a tout juste.
Par exemple, Euclide a posé 5 axiomes et à partir de là, on a développé toute la géométrie plane. Cette géométrie correspondait avec ce que qui était perçu du monde physique, je n’irais pas jusqu’à dire que pour Euclide, cette adéquation était un pur hasard, ce n’est pas attenter à sa mémoire que d’imaginer qu’il envisageait des applications pratiques à son travail. Au 19em siècle, des mathématiciens (Lobatchevski, Riemann, Poincaré entre autres) sont partis d’axiomes différents et ont développé d’autre géométries (hyperbolique, elliptique,...). Et ces géométries, pur jeu de matheux au 19em, ont maintenant des applications tout à fait pratiques, en navigation aérienne, pour construire l’instrumentation de la physique des hautes énergies, en cosmologie, etc.
Par exemple, posez-vous la question de savoir pourquoi passablement de Chinois, voyageant de Paris à Pékin, passent par Helsinki, pourquoi faire un « détour (apparent ») ?
@Werner Laferier « ...La seule démocratie possible est la démocratie représentative.... » Que les Suisses doivent être malheureux, eux qui ont 8-10 référendums par an ! En revanche, que les Français sont heureux, grâce à leurs représentants compétents et dévoués au bien public !
"...Le référendum,
c’est laisser la parole à des gens qui ne comprennent rien ;..." La Suisse est l’un des pays les plus prospère au monde (et ne parlez pas des banques suisses, elles ont moins d’importance dans le PIB suisse que les banques françaises dans le PIB français). Alors, pas mal les décisions collectives prises par des gens qui ne comprennent rien ! Et pourtant, ils se prononcent sur des sujets importants : taux d’imposition, achat de matériel militaire, adhésion à l’UE, etc. À propos de l’UE, l’adhésion a été refusée, avec une large majorité, il y a une quinzaine d’années je crois, ce fut sans doute la meilleure décision prise par les Suisse. Cela explique peut-être la prospérité du pays.
@Fifi Brind_acier Je pense que c’est assez simple. Repoussé par l’UE, la Grèce se tourne vers Moscou. Pour oncle Sam, totalement inacceptable pour un pays membre de l’OTAN. Alors, Obama, représentant actuel de l’oncle Sam va dire : « Angela, François et les autres, fini de jouer, maintenant, il faut vous arranger avec les Grecs. Après tout une très grande partie des économistes, de gauche ou de droite (hors ceux de l’UE) estiment que la potion infligée à la Grèce est non seulement amère, mais totalement inefficace, nuisible même ». Alors, Angela, François et les autres diront : « vous avez raison oncle Sam, nous allons maintenant être sages. Au fait, nous vous remercions de vous préoccuper de notre santé jusqu’au point de mettre des interphones pour voir si nous ne sommes pas malades. Quelle chance nous avons d’avoir un tel oncle. »
Je reviens d’un voyage de deux mois un peu changé, au niveau des évaluations des articles / commentaires, mais ce n’est pas le propos ici. .
J’étais en Extrême-Orient, j’ai pu constaté, de visu, qu’ici on nous bourre le mou et que les choses sont loin d’être simples à Fukushima, mais, de nouveau, ce n’est pas le propos ici, je pense que l’on aura l’occasion d’en reparler. .
Ici, on parle de la Grèce, je viens d’apprendre que M. Tsipras (j’écris M., parce que j’estime que c’est un Monsieur) vient de prendre la décision la plus logique : organiser un référendum, le 5 juillet prochain : « La question qui sera posée sera de savoir si nous acceptons ou rejetons
la proposition des créanciers. La Grèce, qui a vu
naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie
retentissant ». .
Si le peuple grec accepte la proposition des créanciers, M. Tsipras s’engage formellement à signer ces propositions et à les mettre en œuvre, démocratiquement, même si cela n’est pas son avis. (Il ne va pas, comme certains en France, organiser une assemblée ad hoc à Athènes pour accepter, en s’asseyant sur la volonté populaire, un traité copie conforme d’un traité refusé par le peuple).
Si le peuple refuse, que vont faire les créanciers ? Ont-ils des colonels dans leur manche ?