« ...La vraie énergie du futur, c’est la fusion ... »
Nous sommes au moins d’accord sur quelque chose !
C’est effectivement la vraie solution. Ne produisant que très peu de déchets radioactifs et de très faible demi-vie. La réaction ne peut pas s’emballer, elle doit être entretenu (c’est l’un des principaux problèmes techniques, à résoudre, que l’énergie produite soit plus grande que l’énergie d’entretien). Et pas la fusion froide qui est une rêverie de gens n’ayant aucune connaissance de physique. Que les rêveurs qui en
parlent viennent m’expliquer, de façon scientifique, en utilisant la physique et les maths, comment vaincre la barrière de potentiel.
Mais, renseignez-vous, qui a bloqué et bloque toujours en partie les recherches sur la fusion ? Ne serait-ce pas les industriels actuels du nuke qui veulent amortir et, surtout, rentabiliser les investissements fait dans la fission, fusse au mépris de l’avenir ?
Maintenant, nous divergeons totalement sur les moyen à mettre en œuvre durant la période de transition. La France a aussi un immense potentiel hydraulique, mais il n’est pratiquement pas exploité, de nouveau, pourquoi ?
De toute façon, l’énergie que l’on ne consomme pas est l’énergie la plus écologique. Il y a un gisement énorme dans l’isolation des bâtiments en France. Pourquoi n’y a-t-il aucune mesures vraiment effectives de prises, en dehors d’effets d’annonce, en France à cet égard ? Serait-ce parce que certains ont beaucoup d’intérêt à ce que l’on consomme de l’énergie ?
C’est à dire, en prenant les relations avec la France comme exemple, qu’elle utilise de l’électricité française de nuit et bon marché, dont la France ne sait pas quoi faire (la production nuke ne peut se faire qu’en »ruban« ) pour remonter de l’eau dans des barrages d’altitude, cette eau est turbinée en journée, l’électricité produite est revendue chère à la France. La Suisse gagne des dizaines de millions d’€ avec ce commerce. Pourquoi la France n’est-elle pas équipée de ce genre d’installations, hautement économiques alors que la France a largement la géographie nécessaire (dans les Alpes et les Pyrénées) pour le faire ? Les Français sont-ils vraiment plus cons que les Suisses ou, c’est l’hypothèse la plus vraisemblable, le lobby nuke est vraiment plus puissant en France et bloque pratiquement toutes les solutions de type hydrauliques, d’autant plus que l’hydraulique est décentralisateur (la Suisse est parsemée de petites et moyennes installations très rentables) et que décentraliser signifie une perte de pouvoir pour les barons du nuke.
»Les industriels Allemands et Suisses, qui eux vivent dans le monde réel, ne supportent plus ce diktat vert.« La vérité, c’est que plus aucune centrale nucléaire ne sera construite en Suisse et que 3 centrales sur 5 seront fermées avant 2030, les deux autre pouvant être exploitées jusqu’en 2044. Ensuite, il n’y aura plus de nuke en Suisse. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sortie_du_nucl%C3%A9aire_civil#Suisse . . La France, malheureusement, soumise aux lobby nuke est en train de magistralement nous faire rater le virage de la conversion énergétique. Dans une vingtaine d’années, on se lamentera dans les chaumières françaises à ce propos. Tout comme on se lamente actuellement sur la désindustrialisation du pays, alors que, dans les années 1990, tout ce que la France comptait de »grands esprits" estimaient que l’avenir était à la finance et que l’industrie c’était dépassé. À propos du nuke, on retrouve un peu les même discussions : des gens arc-boutés sur le passé et leurs privilèges qui conduise le pays vers le gouffre.
Je vais, de nouveau, parler de FAITS, pas de on-dits.
J’ai un ami qui habite en Suisse (à Genève). L’autre jour, nous avons comparé les coûts de l’électricité.
Le « mix » de sa fourniture électrique : 91, 9 % hydraulique, 6,1 % gaz naturel, 1,1 % géothermie, 0,9 % solaire. Comme on le voit, absolument pas de nucléaire.
Pour 3 mois et 1245 kWh (52 % heures pleine, 48 % heures creuses) consommés, il a payé (TTC) 236 CHF (env. 236 € maintenant, 196 € il y a une quinzaine de jours). Pas d’abonnement, inclus dans le coût par kWh (ce qui incite fortement à économiser). Soit, un coût de 0,189 CHF / kWh (soit 0,189 € actuellement, 0,1575 il y a 15 jours).
J’ai simulé le coût avec mon installation française (en TTC) : Abonnement 3 mois (12 kVA) : 176,28 € / 12 * 3 = 44,07 € 652 kWh heures pleines : 652 * 01572 = 102,49 € 593 kWh heures creuses : 593 * 0,1096 = 64,99 € Soit, au total 211,55 €, => y compris abonnement, 0,1699 € / kWh.
Il y a quinze jours, avant la chute de l’€ par rapport au franc suisse, l’électricité non nucléaire était moins chère que l’électricité nuke française (1,74 cent de moins par kWh). Aujourd’hui, après les acrobaties financière que l’on sait, elle est légèrement plus chère, 1,9 cent par kWh). Mais de toute façon, dans les deux cas, les prix sont peu différents entre une électricité nucléaire et une électricité à, pratiquement, 94 % renouvelable.
Mais il y a une différence importante : les salaires en Suisse sont, grosso modo, deux fois plus élevé qu’en France. C’est à dire que, exprimé en heures de travail, l’électricité nucléaire française est deux fois plus chère que l’électricité renouvelable suisse.
On me dira, oui, mais l’hydraulique, une fois les investissements faits, c’est pratiquement gratuit. Et la Suisse a investi dans de grands barrages, mais aussi dans des micro-centrales qui alimentent un village, voire un hameau. Ces micro-centrales sont extrêmement rentables pour les communes qui les exploitent. Mais alors, pourquoi la France n’a-t-elle pas fait ces investissements ? Pour autant que je le sache (et je suis bien placé pour le savoir), il y a des montagnes en France. Pourquoi n’ont-elle pas été équipées ?
Le lobby nucléaire, qui veut préserver son fromage, n’a strictement aucune vision d’avenir pour la France.
@Homme de Boutx qui écrit : "...Espérons que cela fasse réfléchir d’autre lecteurs et les incite à
participer, car c’était un peu mon objectif en proposant cet article.....« . C’est l’imagination qui fait le plus défaut en matière d’économie d’énergie. Sans compter les pro-nuke qui ne le sont que parce qu’ils ont des emplois liés au nuke. Mais ils devraient se rendre compte que le démantèlement des centrales va générer encore plus d’emplois que leur fabrication (et on ne paye pas encore le vrai coût de l’électricité nuke). .
@Trelawney qui écrit : »...Sur les façades exposées au soleil il aurait été préférable d’utilisé du
double vitrage thermique. C’est meilleur avec les apports solaires...« La remarque est judicieuse, j’ai d’ailleurs hésité, mais, il y a de grands avants toits (1,5 m de déport) destiné que la neige tombe directement au pied de la maison, alors, même en hiver, par soleil bas, il ne pénètre que peu dans la maison.
»...L’investissement est en parti récupéré par la plus-value qu’a pris la maison...« Absolument, en fait, je crois qu’il est totalement récupéré. Mais comme il s’agit de la maison que j’habite et que je n’ai aucune intention de vendre, cela reste une plus-value virtuelle. Alors que les économies faites sur la consommation électriques sont réelles, tangibles et conséquentes. Le fait que j’habite la maison m’a d’ailleurs empêché de pousser encore un peu plus loin. Le chauffage par le sol, à 25°, aurait été plus efficace avec la PAC, mais vraiment difficile (pour ne pas dire impossible) de concilier de tels travaux avec la continuité d’habitation (et, au surplus, cela dépassait mes limites financières).
»...Pourriez vous vous fendre d’un article sur la rénovation de votre
maison. Car une maison de 35 ans qui produit plus d’énergie qu’elle n’en
consomme aurait le mérite de placer de débat sur les économie d’énergie
dans le concret...« Là, vous me mettez au pied du mur. Vous remarquerez que je suis inscrit depuis longtemps su AV, mais que je n’ai jamais écrit d’article. Sans doute par paresse. Cela dit, je n’en espérais pas autant, je pensais que consommation et production allaient s’équilibrer, en fait, je produis plus de 168 % de ma consommation. Mais dès le départ, les murs de la maison étaient bien isolés, même si l’on fait mieux maintenant, les murs restent performants (20 cm parpaing, 8 cm laine verre, 6 cm brique terre, enduit). L’installation est totalement en activité depuis septembre 2013. 2014 est donc la première année civile où j’ai des données concrètes. .
@Joletaxi qui écrit : »...Les fenêtres étaient en bois, double vitrage non isolant. ce qu’il faut pas lire un double vitrage est par nature isolant, comme le bois d’ailleurs le gain espéré pour un triple vitrage est marginal, un argument de placeur en assurances vie..« Vous ne connaissez pas grand chose ou vous êtes d’une totale mauvaise foi, ou les deux. Les fenêtres double vitrage ont deux verres, séparés par une lame d’air non étanche, on peut séparer les verres pour, par exemple nettoyer l’intérieur, c’est mieux que du vitrage simple, mais pas vraiment performant. C’est ce qui se faisait en montagne il y a déjà bien longtemps, maintenant, on fait mieux. Les doubles ou triples vitrages isolants sont deux (trois) verres séparés par une lame d’argon (d’air sec pour le bon marché, de krypton pour le cher) étanche. C’est fondamentalement différent. Le coefficient de transmission thermique du double vitrage argon est de 1, pour du triple vitrage il est de 0,8, soit un gain de 20 %. Comme la différence de prix est de moins de 20 %, le choix est vite fait pour des fenêtres qui ne reçoivent pas directement le soleil (voir ma réponse plus haut à Trelawney).
»...je note que votre conso dans les mois de plus forte dépense énergétique est tirée de la prise EDF, et donc du nuc ... Si en plus EDF ne vous rachète plus vos excédents, votre plan d’investissement risque fort d’être compromis. " Pour les mois en déficit de production, j’ai utilisé 1547 kWh, c’est à dire peu de chose sachant que tout est électrique dans la maison. Sur l’année, je le rappelle, j’ai produit 3401 kWh de plus que ma consommation. Aucun problème s’il n’y a plus de rachat (de toute façon, j’ai un contrat), je passe en auto-consommation, la seule différence, c’est un amortissement en une douzaine d’années plutôt qu’en une dizaine, et ceci sans tenir compte du renchérissement inévitable de l’électricité. Au surplus, mes excédents d’été qui ne pourraient plus être vendus, je pourrais les utiliser avec une voiture électrique, et c’est l’été où je me promène le plus volontiers en voiture. Peut-être devrais-je faire maintenant le calcul ...
Vous n’avez vraiment pas peur d’énoncer des contre-vérités. Pour ma part, ce que je dis, c’est des faits qui peuvent facilement être vérifiés ! .