Mes références, vous pouvez le constater, sont loin d’être gauchistes, au contraires. Alors la réalité est sans doute encore plus crue.
Vous êtes certainement un gagne-moyen qui n’arrivez même pas à imaginer ce que peuvent gagner un gros actionnaire. Prenez le cas de Mme Bettencourt (puisque cela a été sur la place publique, https://fr.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt). Elle a reçu en 2009, uniquement de l’Oréal (sans compter qu’elle est la plus grosse actionnaire de Nestlé avec 4 %) 280 millions d’€. Il n’est pas interdit de penser qu’au total, compte tenu de toutes ses participations, elle avoisine les 400 millions d’€ annuels, soit plus de 33 millions d’€ par mois ! Et les Arnault, Mulliez, Bolloré, Dassault (le plus gros assisté de France), Besnier et autres Wertheimer ne sont pas franchement à plaindre.
Alors, vous voyez, avec mes 200.000 € mensuels, je parle d’un actionnaire moyen, très moyen.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous n’avez pas des contradictions !
Imaginons deux situations avec une flat taxe de 10 %. Tout d’abord, une personne gagnant 200.000 $ par mois (prenez la liste du cac 40, cadres et actionnaires et vous verrez que c’est un revenu très moyen pour eux). Ensuite un smicard, 1445 € mensuel. L’actionnaire (qui ne fait, peut-être, pas plus de ses dix doigts qu’il ne fait de son cerveau, un vrai parasite) paye 20.000 $ par mois de flat taxe, le malheureux, il n’a plus que 180.000 € mois pour vivre. Le smicard va payer moins, 144 €, et, le veinard, il va lui rester 1301 € pour finir le mois.
Déjà que la TVA est un impôt anti-social au possible, mais la flat taxe bat la TVA sous ce rapport.
Au surplus, elle est en contradiction absolue avec la déclaration des droits de l’homme et des citoyens de 1789 (mais en fait, qui se soucie d’un texte de 1789) : " Art. 13.Pour l’entretien de la force publique, et
pour les dépenses d’administration, une contribution commune est
indispensable : elle doit être également répartie entre tous les
citoyens, en raison de leurs facultés.)
Pour des manutentionnaires en CDD alternant avec du chômage, six cents, allons, au diable l’avarice, mille mots de vocabulaire sont tout à fait suffisant, voire trop.
Et puis, si le « Lumpenproletariat » avait un vocabulaire trop étendu cela pourrait l’inciter à lire de mauvais livres. Livres qui lui apprendrait peut-être sa condition réelle : Peut-être qu’alors, il se mettrait à pensait que c’est la bourgeoisie qui est sont ennemi et pas « l’autre ».
Vous ne voulez tout de meme pas que les moutons se révoltent ?
« ...Cela ne fait rien : on écrira des intégrales comme en physique ... » Dans ce cas, on peut aussi utiliser le terme « quantité » ! MDR
Au surplus, je suis totalement d’accord avec votre article. En particulier sur deux points :
1) Vous dénoncez, avec raison la confusion entre approche algorithmique et approche analytique, confusion que font les gens qui n’ont pas compris grand chose ni à l’algorithmique ni à l’analyse. Je prends l’exemple trivial de la somme des n premiers entiers.
a) Approche analytique S = n * (n1+) / 2
b) Approche algorithmique somme <- zéro Pour i allant de 1 à n somme <- somme + i
On voit bien que les deux approches sont, conceptuellement, totalement différentes. . . . 2) Jouer. Penser que l’on peut apprendre en jouant est une invention des « pédagogistes ». La science (qu’elle soit exacte ou humaine), cela se mérite ! Pour en revenir aux intégrales, maîtriser les équa-diff ne peut s’acquérir que par un travail assidu, par des séries d’exercices visant à mémoriser un grand nombre de primitives. Non seulement ce travail est à faire en phase d’apprentissage, mais il doit être poursuivi, à moindre dose, en permanence. C’est ainsi que, quoique à la retraite, je m’astreins, pratiquement quotidiennement, à faire des exercices de mathématiques. Enfin, lorsque je dis astreins, c’est sans doute faux, puisque j’adore ça.