Je trouve merveilleux, la décentralisation décrétée d’en haut, par des énarques déconnectés de toute réalité.
Et après, on s’étonne que la France aille mal. Ce n’est absolument pas une question de couleur politique (près tout, PS et UMP sont deux partis de droite), mais bien plutôt une question de mentalité : seuls les « experts » du centre sont capables de dire ce qui est le bien des masses.
Une décentralisation, ne se décrète pas, elle doit être le fait de la base locale. Regardes les pays qui dans le monde tirent le mieux leur épingle du jeu : tous pratiquent une décentralisation effective.
Par exemple, les länder allemand ont des compétences législatives, un parlement, un gouvernement, etc. Bien loin du semblant de décentralisation uniquement administrative française.
Et ne parlons pas des cantons suisses, chaque canton a sa propre constitution !
1) « La dictature
démocratique révolutionnaire du prolétariat et de la paysannerie est
déjà réalisée. Il s’agit dorénavant de provoquer la scission
entre les éléments prolétariens et les autres, pour établir la dictature
du prolétariat ». in « Lettres de loin », Lénine, avril 1917.
2) « Établir une dictature prolétarienne et
accomplir un bouleversement socialiste dans un seul pays, encerclé par
l’hégémonie sclérosée de la réaction impérialiste et assailli par une
guerre mondiale, la plus sanglante de l’histoire humaine, c’est la
quadrature du cercle. Tout parti socialiste était condamné à échouer
devant cette tâche et à périr, qu’il soit guidé, dans sa politique par
la volonté de vaincre et la foi dans le socialisme international, ou par
le renoncement à soi-même. » in« La tragédie russe », R. Luxemburg, Spartakusbriefe, nº 11, septembre 1918, p. 181-186. . . . Alors Isga, il vous faut choisir - soit vous êtes pour la dictature du prolétariat, pour Lénine et contre R. Luxemburg, - soit vous admettez que cette dictature remplace simplement une oppression par une autre, vous êtes alors, si vous tes de gauche, vous êtes plus proche de luxemburgiste et anti-léniniste.
Mais vous pouvez difficilement, à moins de faire un grand, que dis-je grand, un gigantesque écart, ou plus simplement, vos bases théoriques sont, pour le moins, fumeuses. Un peu de logique ne serait pas vraiment nuisible. Si le mouvement social ne compte que des « théoriciens » de votre acabit, alors, les capitalistes n’ont vraiment pas de souci à se faire. . . . Au surplus, le logiciel libre, mouvement auquel je participe activement, c’est plutôt anarchisant que communiste, tout en étant infiniment plus technique que sociologique, on y parle jamais politique ou sociologie. Mais je pense qu’à vos yeux, il n’y a guère de différence entre les deux mouvances.
Hier, vous m’approuviez lorsque je citais L. Luxemburg et maintenant vous approuvez la dictature du prolétariat. C’est à dire qu’hier, vous étiez anti-léniniste convaincu et aujourd’hui vous êtes ne jurez que par le léninisme.
Difficile de comprendre ce qui se passe dans votre tête.
Je pense que l’analyse marxiste est toujours pertinente, encore plus maintenant : concentration du capital, augmentation de la rente, etc.
Mais, marxiste, non léniniste, je ne crois pas à l’action d’une minorité « éclairée », à l’avant-garde de la classe ouvrière ! Cela conduit inévitablement à la dictature de la minorité dite « éclairée » sur les masses. En fait, je suis tout à fait d’accord avec R. Luxemburg pour dire : « Considérer qu’une organisation forte doit toujours précéder la
lutte est une conception tout à fait mécaniste et non dialectique » — Gesammelte Werke, IV, Berlin, p. 397
Je me défini comme social-démocrate (au sens, de nouveau, de R. Luxemburg) et s’il existait parti réellement social-démocrate, j’en serais. Malheureusement ...
C’est une question qui traverse les siècles, rappelez-vous le « Comment peut-on être Persan ? » de Montesquieu, datant de 1712 (sauf erreur de ma part) !