Spartacus, vous dites « ... En France c’est plus cher quand t’a besoin du train et moins cher qu’en t’en a pas besoin.... » C’est à dire que vous êtes contre la loi fondamentale du libéralisme économique : le jeu de l’offre et de la demande. S’il y a demande, le prix augmente, s’il n’y a pas de demande, le prix baisse. C’est exactement le système appliqué.
Auriez-vous viré votre cuti ? Renierez-vous ce que vous adoriez ?
Il est vrai que le jour de la distribution de la cohérence et de l’intelligence, vous deviez être absent.
Aux origines, le rail britannique était privé. De gros bénéfices ont été réalisés à cette occasion. Une fois le temps des déficits venus, on nationalise. Puis, le système ayant été remis sur pattes (si j’ose dire s’agissant de trains), on privatise. Le privé pompe les ressources, s’engraisse. Maintenant que le système est en pleine déliquescence, le privé en ayant siphonné tous les actifs, on veut le nationaliser à nouveau.
Ce qui je dit du rail britannique s’applique en fait à passablement d’activités dans passablement de pays.
Elle est pas belle la vie dans le monde merveilleux et efficace du capitalisme ?
Chantecler, vous chantez sans doute clair mais totalement faux.
Relisez ma précédente intervention, les banques ne font que 10 % du PIB suisse, l’industrie suisse (sans la chimie) le double, plus de 20 %, avec chimie sans doute près de 40 %, c’est à dire que le poids de l’industrie suisse au sens large est 4 fois plus élevé que le poids des banques suisse.
Quant à votre affirmation « ... qui fait que l’immigration s’en détourne ... », non seulement elle est risible, mais par sa fausseté, elle rend vos propos ineptes. Il y a en Suisse 24 % d’étrangers, en comparaison la France n’a que 11,1 % d’étrangers sur son sol.
Quant à la neutralité, c’est une très bonne chose. Personnellement, je serais ravi que la France le soit. Que l’argent dépensé à aller guerroyer aux quatre coins de la planète soit dépensé pour le bien-être des Français. Mais il est vrai qu’aller au Mali a été fait pour le plus grand bien des exploitants français des mines d’uranium de la région, quant au bien-être des peuples maliens ou français, on s’en fout éperdument.
Je connais assez bien la Suisse, j’y ai travaillé longtemps et habite près de la frontière franco-suisse.
Mépriser les Suisse, c’est non seulement de l’arrogance, mais le signe d’une totale débilité. Remettons les choses au point, Selon les statistiques du FMI, le PIB par habitant de la Suisse est de 67245 $, pour la France on en est à 41018 $. Le taux de chômage en Suisse ne dépasse pas 2,9 % et les salaires y sont pratiquement deux fois plus élevés qu’en France. Plus de 200.000 Français travaillent en Suisse.
Et puis, arrêtons de toujours parler des banques suisses. Ces banques représentent moins de 10 % du PIB. En revanche, l’industrie suisse (hors chimie) représente plus de 20 % du PIB en y incorporant la chimie, on ne doit pas être loin de 40 %. Le niveau d’éducation est excellent, 5 établissements supérieurs font partie des 100 meilleurs selon le classement de Shanghai, la France, pays 10 fois plus peuplé, n’a que 4 établissements dans ce top 100 (je sais, je sais, le système éducatif français est bon, c’est le classement qui est mauvais, warf, warf, warf, tout comme les enquêtes PISA d’ailleurs).
Alors, le mépris français contre les Suisses me parait particulièrement mal venu.
La France a été un grand, un très grand pays, mais ce pays est tombé et tombe encore, rapidement. Pourtant, il existe de grandes potentialités, en France, il y a plein d’inventivité, de créativité, d’énergie individuelle, de richesses naturelles, mais tout cela est gaspillé par un système politico-administratif arrivé au bout de lui-même et complètement dépassé.