"L’intérêt de l’Union Européenne est de mettre un coup d’arret au projet
de l’Union eurasienne, d’étendre son marché, d’avoir accès aux matières
premières et aux ressources de l’Ukraine. C’est l’intégration de
l’Ukraine dans l’Union européenne et dans l’OTAN qui est maintenant au
programme.«
Oh que non ! L’UE ne va pas déclencher une guerre pour quelques arpents de blé. Au surplus, l’Ukraine, vaste plaine, n’a qu’un intérêt stratégique limité à l’heure des missiles, on n’en est plus au temps de la »panzer krieg". L’Ukraine, fait partie de la sphère d’influence et est le premier bastion de la Russie. L’UE ne va pas le remettre en question et encore moins payer les dizaines de milliard pour faire sortir l’Ukraine du trou.
Les seuls perdants dans l’affaire, ce sont les Ukrainiens, ils ont échangé un cheval non-voyant contre un cheval aveugle ou, plus précisément, un corrompu contre un/une corrompu/e.
Après tout, l’UE peut parfaitement s’accommoder, hélas, d’un régime fasciste, voir la Hongrie.
Les conditions juridiques sont tout autres entre la France et la Suisse.
La Suisse n’a jamais fait partie de l’UE, elle n’a donc pas besoin d’en sortir. Elle a (avait) des accords économiques bilatéraux avec l’UE. Son peuple vient de décider d’en dénoncer un : la libre circulation.
Peut-être que l’UE, décidera de dénoncer les autres. En fait, cela m’étonnerais, la Suisse achète beaucoup plus à l’UE qu’elle ne vend, même si les relations commerciales Suisse-UE ont diminué de près des 10 % en quelques années, au profit des relations Suisse-pays émergeant. La Suisse vient de conclure un accord de libre échange avec la Chine (la Suisse est d’ailleurs le seul pays au monde, hors producteurs de pétrole, qui vend plus en Chine qu’elle n’achète).
Je pense que la Suisse se tirera très bien d’une limitation de ses relations avec l’UE : elle a une industrie performante qui exporte beaucoup de biens de haute technologie, un système de formation tout à fait pointu, etc.
La finance suisse (banque, assurance) n’est que le 3em secteur économique en Suisse, le premier est l’industrie chimique (chimie fine, médicaments), le deuxième l’industrie des machines et l’horlogerie.
Reding, qui rivalise d’incompétence avec Barnier, est certainement tout à fait qualifiée pour parler d’ignorance, elle sait (même si c’est à peu près la seule chose qu’elle sache) parfaitement de quoi elle parle.