Le seul vrai problème, c’est de répartir justement l’augmentation considérable de la productivité.
Par exemple, grâce à la bureautique, une secrétaire fait maintenant le travail qui en nécessitait 2-3 il y a une trentaine d’années. Les secrétaires sont-elles pour autant payées 2-3 fois plus. Je crois que tout le monde connait la réponse. En revanche, les possesseurs du capital, eux, ont vu leurs revenus et richesses s’accroitre considérablement.
Le refus de la robotisation n’est pas une attitude progressiste. Les canuts qui détruisaient les métiers à tisser n’avaient pas raison. Ce qu’il faut, c’est se battre pour une juste répartition des revenus et, surtout, à plus long terme, pour la fin de la possession privée des moyens de production.
Pour l’instant, les gains de productivité ne profitent qu’aux propriétaire des moyens de production. Mais ils feraient bien de se méfier, lorsqu’on chauffe une cocotte-minute qui n’a pas de soupape de sécurité, elle vous pète à la gueule. Mais ce sera l’occasion de définir une nouvelle organisation sociale. Nouvelle organisation que l’on espère plus juste.
Cela me fait penser à ce mot de Trotsky, alors qu’il tenait une réunion politique (avant de quitter l’URSS) et que la lumière venait de s’éteindre : « Lénine a dit : le communisme, c’est les soviets plus l’électricité, maintenant, Staline, après avoir supprimé les soviets, coupe l’électricité ».
Ramener le socialisme à ce que fut l’URSS, c’est aussi réducteur que de ramener le capitalisme au nazisme, au fascisme, à papa et bébé Doc en Haïti, à Salazar et autres Franco.
S’il n’était que fade, ce serait moindre mal, mais il est en plus d’une rare incompétence.
Plus de vingt ans après, passablement de communes* trainent encore les dettes occasionnés par sa gestion catastrophique des jeux olympiques d’hiver 1992.
* Par exemple, La Plagne, Brides-les-bains, Courchevel, Albertville, etc.