Des
recherches récentes (comme celles d’Harry Ostrer, 2012, ou de
l’Université de Tel Aviv) montrent que les Juifs ashkénazes, séfarades
et mizrahim partagent des marqueurs génétiques communs, avec des
origines traçables au Levant (région incluant la Palestine). Les Juifs
ashkénazes, par exemple, ont environ 50 % d’ascendance levantine, malgré
des mélanges européens. Leur lien génétique avec les Cananéens existe,
mais il est aussi dilué que celui des arabes palestiniens.
Ce qui est amusant au passage, c’est que vous reprenez telle quelle la vision raciale, et raciste, que les nazis avaient des Juifs, obsédés par la pureté de leur sang. Mais non, dès l’Antiquité, les Juifs d’en dehors de la Palestine étaient occupés à convertir à leur religion autant d’indigènes qu’ils le pouvaient, au point que tôt, la population juive de l’Empire Romain dépassait plusieurs fois celle de la Palestine, et cela était vrai des pays hors de l’Empire. Les Juifs hors de la Palestine étaient en grande majorité des convertis, cela est la seule vérité. Tout cela ne saurait rien changer que de toute façon, même s’ils étaient des descendants d’émigrés, ce qu’ils ne sont pas pour l’essentiel, les Juifs n’auraient aucun droit au retour en Palestine, car cela ferait belle lurette qu’il y aurait prescription, s’agissant de toute façon d’une terre qu’ils auraient abandonnée et sur laquelle. En fait, le point de vue sioniste revient à dire que par exemple, les Québecois auraient le droit de venir s’installer en France en masse sans rien demander aux Français, les émigrés allemands aux USA de faire de même en Allemagne, pareil pour les émigrés espagnols et portugais de tous les pays d’Amérique ibérique vis-à-vis de la péninsule ibérique, etc... etc... La pensée sioniste n’est qu’une série d’élucubrations.
Mais de toute façon, ces ’’études’’ ne sont que la dernière d’une série d’hallucinations génétiques guidées par le désir de trouver ce que l’on cherche, elles ont été discréditées de la même façon. On a même prétendu à un moment qu’il existait un gêne unissant tous les Cohen !!! Rappelons juste que si on trouve chez des juifs égyptiens des gênes du Levant, au sens strict, cela n’a rien de surprenant, et pas non plus qu’ils se soient diffusés dans tout le bassin méditerranéen, où ils sont de toute façon assez courants, chez tous les groupes religieux. Cependant, ironiquement, les gênes vraiment levantins y sont les moins nombreux chez les juifs, alors que ceux d’origine berbère, espagnole, grecque ou italienne le sont plus dans la plupart des études. On retrouve des traits séfarades chez les Askhénazes, cela n’est là encore nullement surprenant, car des séfarades ont émigré au nord, et les juifs, en raison de leur endogamie, se marient entre eux. Mais il est vrai que chez nombre des enthousiastes de la vision raciale sioniste, des allèles arméniens et anatoliens ont été qualifiés de levantins, alors qu’ils représentent un groupe racial distinct (appelé arménoïde par les anciens anthropologues), brachycéphale par opposition aux dolichocéphales qui dominent les régions méditerranéennes, dont le Levant. Car il est exact que certaines études ont bien conclu à la présence, à côté d’une composante d’Européens de l’ouest et du centre, d’un fort apport de cette population ’’proche-orientale’’, mais incluant Anatoliens, Arméniens, Caucasiens, Mésopotamiens du Nord et jusqu’aux Russes du Sud chez les Askhénazes, dont certains d’entre eux exhibent en effet les traits de ces peuples. Ce qui se trouve être une confirmation éclatante de la thèse khazare, ce que nos sionistes racialistes ne sont même pas capables de percevoir. J’avais déjà parlé de tout ça ici, rien de nouveau décidément : https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/quand-les-editions-larousse-81756#forum2703123
Allez maintenant, j’attends la suite, que vous nous sortiez les billevesées sionistes habituelles, du genre « la Palestine, c’est que les méchants qui sont vraiment trop méchants qu’y z’ont inventé le nom pour être vilains avec les juifs », ou « les méchants romains, y z’ont expulsé tous les pauvres juifs de Palestine en 70 ».
Kurdes d’Irak 1,5 million déplacés ; 1 million réfugiés
Ouïghours de Chine Centaines de milliers ; 150 000-180 000/an
Rohingyas du Myanmar 1,1 million réfugiés
Afghans (invasion soviétique) 6 millions réfugiés
Iraniens (révolution 1979) 1-2 millions émigrés
Syriens (guerre civile) 6,8 millions réfugiés ; 7 millions internes
Est ce que c’est clair dans votre esprit ? C’est la tendance observée. Bref tout ce que vous dites est une suite d’inepties ininterrompues.
Maintenant que je suis revenu, je vois que les choses ne se sont pas arrangées. Désolé, mais c’est vous qui persistez dans les inepties. C’est à croire que vous le faites exprès (en fait, oui, vous le faîtes certainement exprès, vous sortez la propagande hasbara préparée en kit), en persistant à montrer des exemples de déplacements forcés similaires aux « performances » israéliennes, relevant là encore de la purification ethnique, exemple particulièrement flagrant dans le cas des Rohyingas de Birmanie, alors même qu’il n’y avait pas de guerre de haute intensité, mais qui ont été fortement « incités » à prendre la fuite ; dont on peut rapprocher les exemples des Kurdes d’Irak, ou des civils syriens soumis à des campagnes de terreur de la part des terroristes (soutenus par les sionistes, soit-dit en passant). D’autres cas sont complètement différents, comme celui de l’Iran, où il s’agit juste d’une émigration volontaire sur plusieurs années pour fuir un régime qui déplaît, sans aucune ressemblance avec la Palestine ; un exemple extrême en étant celui du Cambodge, où là on essayait d’échapper à une épuration sociale de très grande ampleur. En Afghanistan, on a eu affaire à un pays déjà fragile, aux ressources très pauvres, qui ne pouvait tout simplement pas résister à l’épreuve de guerres récurrentes, d’où un lent exode, sans aucun rapport là encore avec la situation en Palestine. Tout ce que vous avancez va là encore dans notre sens, et non dans le votre.
Retrait du Sinaï et de Gaza = purification ethnique ? Non = colonisation ? Vous êtes drôles
Le
retrait du Sinaï apparaît comme un vrai recul de la part des
dirigeants israéliens d’alors, destiné à « acheter » la paix à
l’Égypte, un objectif crucial, ceci expliquant cela. En revanche,
celui de Gaza apparaît avec le recul comme une manœuvre stratégique
visant à gagner du temps.
Ces offensives arabes connues comme la bataille des routes
visaient à la capitulation du Yishouv luttant pour sa survie, mais sont
absentes du narratif palestinien, qui exagère la Nakba comme un
événement exceptionnel, alors que les réfugiés en temps de guerre sont
banals (ex. : 12 millions d’Allemands déplacés après 1945).
Les
déplacements de masse de populations ne sont en réalité pas si
fréquents en temps de guerre, ils constituent l’exception. L’exemple
des Allemands expulsés de Prusse Orientale, de Silésie et de
régions voisines aujourd’hui en Pologne est édifiant à cet égard,
il s’agissait bien d’une purification ethnique imposée avec une
grande brutalité. Un cas qui ne va pas du tout dans le sens de votre
propos. Comme celle des Allemands, l’expulsion des Palestiniens a
bien été un processus délibéré de la part des sionistes, qui ont
massacré et semé la terreur, déplacé eux-mêmes des populations
arabes et incité d’autres à fuir en maniant l’arme de la peur. Dès
les années 30, les dirigeants sionistes dont Ben Gourion affichaient
leur intention de purifier la Palestine de ses indigènes, la Nakba
n’a été que l’application de cette volonté, et
comme je le disais, elle a continué bien après l’acquisition de la
victoire, les Israéliens n’ayant été en fait que rarement en
difficulté.
Ce narratif omet aussi l’exode forcé d’environ 1 million de Juifs des
pays arabes et musulmans (1948-1970), expulsés en représailles à la
création d’Israël, un déplacement parallèle souvent ignoré.
Pas
ignoré par les Israéliens, qui en font une pièce essentielle de
leur propagande. Mais cet exode n’est venu qu’après, et est la
conséquence de la guerre en Palestine, et non l’inverse. C’est
certainement regrettable pour des juifs arabes qui n’y étaient pour
rien, mais une ambiance d’hostilité est effectivement montée, et
les sionistes n’ont rien fait pour la calmer, bien au contraire.
Ainsi en Irak, où on soupçonne le Mossad d’avoir été à l’origine
d’explosions dans des synagogues. Et en Égypte, Nasser avait choisi
d’empêcher toute fuite des juifs de son pays et de les détacher du
sionisme, seulement, après la guerre de 1956 contre France,
Grande-Bretagne et Israël, guerre déclenchée suite à des
attentats sous faux drapeau contre des ambassades commis pas Israël,
avec l’aide de juifs locaux félons, la situation est devenue
intenable, et il a renoncé à les protéger.C’est bien la création
d’Israël et son mauvais traitement des populations locales, plus ses
décisions d’envenimer la situation, qui ont été à l’origine de
ces tragédies.
Ce sont aussi les britanniques qui ont limité l’immigration juive via le
livre blanc en 1939. Cultivez vous. Entre 1920 et 1947, le colonialisme
est britannique. Aucun culot, c’est factuel, le sionisme a été
décolonialiste. Les britanniques ne voyaient que leurs propres intérêts
ainsi croire qu’ils ont plus soutenu que les juifs au détriment des
arabes et vice versa est historiquement faux.
Alors,
je suis désolé, mais je vois toujours plus de culot, car s’ils ont
en effet fini par limiter l’immigration juive, c’est bien eux et eux
seuls qui l’ont instaurée, dans le but d’obtenir une tête de pont à
leur service (c’était en effet le raisonnement de Churchill), et
pour d’autres pour favoriser l’avènement de la Fin des Temps
(c’était déjà la lubie d’évangéliques comme David Lloyd George).
Ils ont fini par réaliser que c’était une erreur, quand ils ont vu
que
la situation leur échappait,
mais cela a été bien tardif, et ne change rien au fait que c’est
bien eux qui ont favorisé les implantations juives et permis aux
sionistes de mener à bien leurs projets.
Les grecs ont un pays. Les égyptiens ont un pays. Les chrétiens viennent après les juifs, concept de chronologie inopérant chez vous. Les juifs n’avaient aucun refuge, aucune nation. Doit on comprendre que vous souhaitiez leur extermination totale ?
C’est
que les Grecs et les Égyptiens sont des entités ethniques,
nationales et surtout territoriales, contrairement aux juifs qui ne
sont qu’un groupe religieux, et non territorial, qui n’a donc pas de
« droit » à un ’’territoire national’’, encore moins aux dépens
d’une population autochtone. Et les juifs qui ont immigré n’avaient
de toute façon, rappelons-le, aucun lien généalogique avec la
Palestine, et donc aucune légitimité. Sinon, les chrétiens sont peut-être venus après, mais
cette terre est bien leur terre sacrée, et elle est ni plus ni moins
ancestrale pour eux que pour les séfarades, les mizrahis, les
ashkénazes etc..., ne serait-ce que parce qu’ils sont un
aboutissement du judaïsme, une branche parmi d’autres. La même
chose est d’ailleurs valable pour les musulmans. Alors,
à ce jeu-là, leur légitimité religieuse est toute aussi forte
que pour les juifs traditionnels/orthodoxes
— La Cour Pénale Internationale a demandé
des mandats d’arrêt sur des dirigeants israéliens et du Hamas, pour
crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais par pour génocide. La
CPI est toujours en phase d’enquête sur ce sujet.
Attention,
si l’intitulé de génocide n’est en effet pas présent dans le texte
des mandats d’arrêt, il reste que la description que celui-ci donne
des actions des accusés relève bien de la qualification de
génocide. En effet, il mentionne entre autres l’usage de la famine
délibérément provoquée, dans un but manifeste de réduction de
population. La définition du génocide donnée par la Convention de
1948 s’applique bien à de tels actes.
Et
là, on passe à un niveau supérieur : 83 % des membres de
l’Association Internationale des
spécialistes
(juristes
et historiens)
du génocide ont conclu que oui, Israël commet bien des actes
génocidaires :
…..Therefore,
the International Association of Genocide Scholars :
Declares
that Israel’s policies and actions in Gaza meet the legal definition
of genocide i Article II of the United Nations Convention for the
Prevention and Punishment of the Crime of Genocide (1948)….
«
… En
conséquence, l’Association Internationale des Experts en Génocide :
Déclare
que les actes et politiques suivies par Israël à Gaza satisfont à
la définition légale d’un génocide selon l’Article II de la
Convention des Nations Unies pour la Prévention et la Répression du
Crime de Génocide. »