Cela
fait 70 ans que les arabes hurlent au génocide ! Cela ne fait pas 2
ans ! Cela a commencé avec Jamil Baroody, le connaissez vous ?
Alors,
je ne le connais pas, mais les arabes ont raison de le dire depuis 70
ans. Car la Naqba répond à cette définition.
Après, non,
pour les dirigeants sionistes d’alors, il n’a jamais été question
de s’en tenir au plan de partage, unanimement considéré par eux
comme insuffisant, et seulement un point de départ ; alors même
qu’ils disaient en approuver le principe, Ben Gourion et compagnie
ont toujours dit que les frontières définies n’étaient en aucun
cas définitives, et qu’Israël devait s’étendre sur la totalité de
la Palestine. C’est pour cela qu’ils ont lancé la campagne
d’expulsions de masse. Et après les hostilités (la purification
ethnique continuant d’ailleurs après qu’elles aient cessé, et
longtemps après que la victoire ait été acquise), ils n’ont jamais
considéré les nouvelles frontières comme étant définitives, leur
intention étant de s’étendre encore plus loin. Tout ceci a été
détaillé de façon définitive par Norman Finkelstein dans son
ouvrage Mythes et réalités du conflit israélo-palestinien,
paru aux Éditions Aden, une référence pour quiconque veut
apprendre ce qui s’est réellement passé.
Et
il est certain que même si les massacreurs sionistes parvenaient à
leurs fins et annexaient définitivement la bande de Gaza et la
Cisjordanie, ils ne considéreraient pas, là encore, ces frontières
comme les finales. Ce ne serait encore une fois qu’un nouveau point
de départ pour eux.
Quant
au caractère de simple vœu/recommendation de la résolution de
l’ONU, il est inutile de vous obstiner à ce sujet, car même votre
héros massacreur a reconnu qu’elle ne fournissait pas de
justification à l’existence d’Israël (qui de toute façon l’a
violée en s’établissant loin au-delà de ce qu’elle lui avait
accordée).
«
Tous
les pays du monde ont de l’immigration » ? De l’immigration
ordinaire, oui, immigration qui a devoir de s’intégrer au pays qui
l’accueille ; mais aucun d’entre eux ou presque n’a de vagues
d’immigration massives menaçant de submerger le pays, affectées en
plus d’une volonté affichée de le prendre aux autochtones. Les
seuls parallèles sont ceux des pouvoirs colonialistes de sinistre
mémoire de ces derniers siècles (USA, Afrique du Sud, Australie,
Français en Algérie...). Et il faut être doté d’une sacré culot
pour qualifier, comme vous le faites plus loin, le sionisme
d’anti-colonialiste, au prétexte qu’il aurait combattu la
colonisation britannique en Palestine, alors que ce sont les
Britanniques, et eux seuls, qui ont permis à l’immigration juive de
s’implanter en Palestine dans le but de créer un pouvoir juif sur
place. Les sionistes sont en plus de sacrés ingrats.
«
Il y a toujours eu une présence juive dans la religion du levant
antérieure à toute présence musulmane » ? Et
alors ? Il y a eu une présence chrétienne, cela veut-il dire que
les chrétiens avaient raison au Moyen-Âge d’établir les États
Latins au Levant ? Et à ce titre les Grec et les Égyptiens ont bien
plus de raisons de contrôler la région que les juifs, un simple
groupe religieux constitués de membres pour la plupart sans lien
généalogique avec la région. Non, le sionisme n’a aucune
légitimité d’aucune sorte, et ne repose que sur un assemblage de
pseudo-logiques tordues, de dissonance cognitive,
d’inversion des faits et de la morale et de mauvaise foi à
grande échelle.
De
toute façon, ce qu’ignorent ou font semblant d’ignorer les
détracteurs de l’existence d’un génocide/purification ethnique,
c’est que la question est dépassée, parce que les auteurs
eux-mêmes admettent que telle est leur intention ; comme je
l’avais déjà fait valoir à Giuseppe de Bella de Santa Sofia, un
autre de ces bien-pensants*. Le débat n’a donc plus lieu d’être, le
problème est de savoir quoi faire au niveau mondial pour essayer de
contrer les intentions de Netanyahou et ses sbires ; malheureusement,
en raison de l’inaction des dirigeants européens, paralysés par la
peur, obsédés par la pseudo-menace russe ou eux-mêmes complaisants
par nostalgie colonialiste, et contempteurs de la volonté de peuples
eux dégoûtés par ce qui se passe, rien n’est fait et ne semble en mesure d’être fait (un ministre néerlandais vient d’ailleurs de
démissionner en raison du refus de son gouvernement de prendre des
sanctions sérieuses).
La « hasbara » — autrement dit la propagande de l’état hébreu —
est à l’évidence au service de la politique visant à l’établissement du
Grand Israël (ce qui implique l’annexion totale des territoires
palestiniens), projet dont les plus fervents activistes sont Smotrich et
Ben Gvir, mais aussi Netanyahou par intérêt personnel car cela
lui permet de continuer la guerre et de rester au pouvoir, d’où son
rejet de la proposition d’alliance formulée par Ganz qui aurait écarté
du pouvoir les deux extrémistes religieux susnommés.
Attention,
cette image d’un Netanyahou opportuniste, si elle est assez répandue,
n’en est pas moins fausse. Il est réellement un idéologue du Grand
Israël, comme le montre son parcours politique depuis de nombreuses
années, avec notamment ses tentatives d’inscrire dans le droit
l’annexion de la Cisjordanie. Si ses ennuis judiciaires ont pu le
décider de passer à la vitesse supérieure, après avoir
passé des
années à
exécuter ses plans à un
rythme lent, son intention de vider Gaza et la Cisjordanie de leurs
habitants correspond bel et bien à ses convictions idéologiques
profondes. Certains l’accusent d’être un juif messianique,
mais il est à coup sûr ce qu’on appelle un sioniste révisionniste,
un partisan de la collaboration avec les forces les plus extrémistes
en Europe, y compris des nazis, un promoteur de la guerre et de la
violence et un soutien du Grand Israël, opinions qui plongent dans
une longue tradition familiale. Cela explique aussi ses attitudes
très complaisantes envers les bandéristes en Ukraine (on se
souvient que les hasbaras
perfides en service ici n’ont jamais vu le moindre problème au
soutien d’Israël aux néo-nazis qui infestent l’Ukraine, et
préféraient s’en prendre à Poutine – alors même que celui-ci
est considéré comme juif par les bandéristes, mais ce qui
importait pour ces désinformateurs, c’était de satisfaire la
propagande anti-russe occidentale).
Écoutez
ces mises au point édifiantes à ce sujet de Thierry Meyssan (à 24
minutes : le père du massacreur de Gaza était le secrétaire
particulier de Jabotynski, le fasciste juif ukrainien, allié
avant-guerre des bandéristes, alors même que ceux-ci massacraient
des milliers de juifs) ; elles permettent de comprendre pas mal de
choses :
Dans toute guerre il y a des enfants qui meurent, cette guerre n’y
échappe pas mais comme cela implique Israël alors tout est stigmatisé.
Cependant
le contexte démographique, 47% de mineurs, et la densité de population,
5500 habitants/km2, augmentent le risque de létalité à chaque
intervention militaire à Gaza.
Et
on retrouve dans votre laïus tous les classiques éculés des
clichés propagandistes de la hasbara, qui méritent le qualificatif
de négationniste. Ce sont déjà plus de 60 000 morts directs
identifiés, car il reste en permanence, depuis le début de la
campagne de purification ethnique suite aux attaques du 7 octobre
(qui relèvent désormais de façon indiscutable, sauf pour les
aveugles volontaires, d’un laissez-faire délibéré) des dizaines de
milliers de disparus en attente d’identification. Morts non tués
dans des actes de guerre habituels pour toute guerre, mêmes pas
disproportionnés mais dans des campagnes de bombardement à grande
échelle d’habitations, d’hôpitaux, de colonnes de réfugiés, sous
le prétexte galvaudé et de mauvaise foi qu’il y aurait des membres
du Hamas parmi les fonctionnaires de l’ASE et de la PMI locale (entre
autres), la belle affaire... Sans oublier les mitraillages de civils
qui essaient d’accéder à l’aide humanitaire. Tout cela dans un
contexte de famine organisée, et même désormais assumé sans
aucune fausse honte, et de déplacements forcés de populations dans
le but avoué de vider le territoire de Gaza de sa population. Et si
je parlais de morts directs, c’est parce qu’il ne s’agit que
de ceux qui ont tués par balles ou bombes, le nombre de victimes dus
à l’intervention étant plus proche des 300 000, par la famine et le
manque de soins lié à la destruction des hôpitaux (et encore
était-ce il y a déjà des mois, le total doit désormais être
supérieur). Oui, campagne génocidaire il y a indiscutablement, et
proclamée telle.
Quant
à ce que vous dites plus haut au sujet de situation de 1947 et de «
l’agression » qu’auraient subi les israéliens, elle relève de
l’inversion habituelle de la propagande sioniste. La véritable
agression était celle commise par les centaines de milliers
d’immigrés juifs qui venaient s’installer sur des terres qui ne leur
appartenaient pas, et qui avaient encore le culot de demander plus,
alors qu’ils avaient déjà trop. Le jour où on donnera votre
quartier à des immigrés venus d’on ne sait où, on verra si vous
ferez le malin. Signalons d’ailleurs que les Israéliens n’ont jamais
accepté le plan de partage de la Palestine, simplement un point de
départ pour eux, et ce plan,
qui ne définissait pas le statut des territoires « arabes » (dont
il était le plus souvent admis qu’ils devaient passer sous tutelle jordanienne), n’a jamais été validé par l’Assemblée
Générale de l’ONU. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé le massacreur
Netanyahou il y a peu, affirmant qu’Israël ne devait son existence
qu’à la conquête, et non à l’ONU.
« En plus franchement, si
même les Algériens, qui ne sont pas spécialement des grands défenseurs
de la cause LGBT, hein ? Considère que c’est ue femme... »
Ca
c’est de l’argument ! Les Algériens s’en foutent de savoir si c’est une
femme ou un homme tout ce qu’ils voient c’est que c’est une de leurs
très rares chances de médailles.
Non,
ce n’est pas en fait qu’ « ils s’en foutent », c’est tout
simplement qu’ils sont atteints de dissonance cognitive, mais qui
joue à plusieurs niveaux, qui les mènent à croire réellement que
leur championne en est vraiment une. Il semble qu’Imrane Khelif soit
atteint d’introversion du pénis*, qui donne à ses organes génitaux
une apparence femelle, une condition qui peut corrigée par une
opération visant à remettre le pénis dans sa bonne orientation.
Encore faut-il qu’on se rende compte, car habituellement, le médecin
en charge du nouveau-né ne se rend pas compte à la naissance de
son existence. C’est en toute vraisemblance ce qui lui est arrivé,
et il s’est ainsi cru femme plus tard en toute bonne foi, car tout le
monde autour de lui pensait cela et lui a mis cette idée en tête.
Il est à noter, de façon très intéressante, que les garçons
ainsi atteints se sentent souvent comme étant de leur sexe
biologique, c’est ainsi que cette anomalie est souvent diagnostiquée
; ce qui met à mal la théorie du genre, on ressent bien de façon
innée son sexe. Il est possible que ç’ait été son cas, mais dans
une société où il est en effet très mal vu de se considérer
comme n’étant pas de son vrai sexe, avec souvent des conséquences
violentes pour les déviants, vu que tout le monde le considérait
comme une fille, en raison d’une erreur (difficilement évitable)
d’un médecin, il a du prendre son mal en patience et au bout de
quelques années oublier cela et finir par croire être une femme,
car tout le monde le lui disait.
Mais
même s’il est de bonne foi, il reste que le fait qu’il affronte des
femmes avec ses avantages physique d’homme est une grave violation de
l’éthique sportive. D’un autre côté, il est vrai qu’il n’est pas
responsable de cette situation, due simplement à un caprice de la
nature non repéré par les professionnels de la médecine. Son
exclusion ne serait donc pas non plus très juste, car il est aussi
une victime, et non un fraudeur. Même si je considère que c’est
bien l’intérêt de ses adversaires qui doit primer, et il s’agit
d’un simple fait du destin (bien qu’il puisse toujours se reconvertir
chez les hommes, en effet). À moins qu’il ait fini par se rendre
compte de ce qu’il en était vraiment, et alors là en effet il
serait un tricheur. Mais nous n’en savons rien.
Dans
tous les cas, honte à Thomas Bach, à côté de la plaque comme sur
plein de choses.
* Et
non de la condition décrite par Le Paysan (au passage, j’ai beaucoup
de mal à croire que 500 000 personnes en soient affectées rien
qu’en France). Ces personnes sont bien des femmes du point de vue
biologiques, car chez les mammifères, les autosomes définissant le
sexe femelle (qui est donc le sexe de base du point de vue
biologique), et si les gênes masculins portés sur le chromosome Y
(dit hétérosome) sont défaillants, l’individu développera des
organes intégralement femelles (mais stériles, pour une raison de
balance génétique). En effet, elles ne répondent pas à la
testostérone, et ont les qualités physiques de femmes ordinaires.
Mais là, Imrane Khélif a toutes les caractéristiques d’un homme,
et ne relève clairement pas de ce cas de figure.