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Analis

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  • Analis 13 août 2012 15:39
      De mon côté je ne vois pas non plus d’intérêt à discuter avec vous. Puisque de toute façon, votre argumentaire minimaliste peut se résumer ainsi : ce qui est bien c’est la France, ce qui n’est pas bien ce n’est pas la France. Non, cela ne peut pas être aussi facile. 

      Avant de quitter moi aussi cet article, je veux juste mettre en évidence que cette attitude dénote un mode de pensée fondamentalement religieux et sacral. Il vient d’un concept catholique. Les catholiques disent en effet que l’Eglise Catholique est composée d’hommes qui peuvent être faibles et commettre des pêchés. Ces mêmes hommes faibles et pêcheurs pouvant aussi être à son service et la diriger, et pouvant se révéler faibles et commettre des pêchés dans l’exercice de ces tâches. Mais l’Eglise elle-même est sans pêché. On voit que les nationalistes républicains promeuvent en fait une version laïque et sécularisée de ce concept. Pour eux, la Nation, ou la France, pourraient avoir à leur tête et à leur service des hommes criminels (version laïcisée de pêcheurs), mais la Nation, ou la France, elle-mêmes sont sans sans crimes. Le besoin de sacralisation s’est juste réinvesti dans un autre objet d’adoration. 


  • Analis 10 août 2012 17:22
      Je voulais rajouter quelques éléments utiles pour étayer certains points évoqués par l’article : 

      Certains d’entre vous se souviennent peut-être que le groupe djihadiste sunnite proche d’Al Qaïda Fatha Al Islam avait semé la guerre au Liban en 2007. La Syrie avait été accusée par le camp pro-sionniste/néo-conservateur impérialiste de le soutenir afin de déstabiliser le Liban, bien que les djihadistes sunnites soient traditionnellement l’ennemi de l’Etat syrien et étaient supposés combattre les chiites au même moment en Irak. Mieux, il apparaissait qu’en même temps des combats avaient lieu entre l’armée syrienne et cette organisation. On utilisait la présence d’un ancien allié des Syriens au sein du mouvement pour justifier cette accusation, mais il apparaissait que le groupe et ses principaux dirigeants étaient financés par le prince Bandar Ben Sultan, ancien ambassadeur séoudien aux USA, grand allié de ces derniers et proche ami de la famille Bush. Cela sentait donc très fortement la manipulation séoudo-étatsunienne pour faire accuser la Syrie, déstabiliser le Liban et aussi pour contrer le Hezbollah. 
      Tout ce qu’il faut ici (d’autres liens peuvent aisément être trouvés sur internet) : 

      Cette interprétation d’un false-flag a reçu un puissant élément de confirmation en avril quand le chef de l’organisation, Abdel Ghani Djaouhar, a été tué en train de combattre les forces syriennes, ses soit-disant sponsors. 


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    Mercredi, vingt-sept civils ont été tués en Syrie, notamment à Hama (centre), objet de violents pilonnages. Selon les services de sécurité libanais, le corps d’Abdel Ghani Djaouhar, chef de l’organisation extrémiste libanaise Fatah Al-Islam, a été retrouvé à Qusair (centre). Considéré comme l’un des hommes les plus recherchés du Liban, il aurait trouvé la mort alors qu’il déposait une bombe dans le cadre de la lutte au côté des insurgés.
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      Le nouvel observateur, quand il rapporte ceci, se garde bien de rappeler les accusations antérieures de collusion entre le Fatah et la Syrie... (À leur décharge, un de leurs articles de l’époque avait été un des rares à aller à contre-courant en soulignant les liens du Fatah avec le prince Bandar).

      D’autres nouvelles récentes concernent elles l’Irak, et nous mènent à des constatations similaires : mêmes manoeuvres de déstabilisation, utilisant toujours les mêmes méthodes, avec des djihadistes instrumentalisés. Au printemps 2004, on voyait les débuts d’un vaste soulèvement des irakiens de toutes confessions. Lors de l’assaut contre Falloudjah, des combattants sunnites affichaient des portraits de Moqtada Al Sadr, des combattants chiites venaient leur apporter de l’aide. Puis brusquement, de façon complètement innattendue, des djihadistes dont cela n’avait jamais été le mot d’ordre jusqu’alors s’en prirent aux chiites juste à ce moment, à rebours de leurs intérêts. Initiant une guerre civile qui par contre servait à merveille ceux des occupants. On pouvait légitimement soupçonner une nouvelle manipulation, soupçons renforcés par de nombreux témoignages d’attaques sous fausse bannière. 
      Tout semble là encore s’éclairer : l’agence de presse Buratha a publié un document séoudien secret impliquant les services secrets séoudiens dans le soutien aux djihadistes sunnites en Irak, avec l’approbations des services des USA. Bandar Ben Sultan apparaît là encore impliqué : 


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    Saudis scramble to contain leak pointing to al-Qaeda contacts in Iraq

    MAY 24, 2010 BY INTELNEWS 

    By JOSEPH FITSANAKIS | intelNews.org |
    A series of unconfirmed reports from Iraq indicate that the Saudi monarchy has initiated a frantic probe into the leak of a secret document allegedly pointing to close links between Saudi intelligence and al-Qaeda activities in Iraq. The leaked government document was published last Thursday by the independent Iraqi news agency Buratha, whose editors allegedly 
    acquired it “from a source”. The document appears to contain references to considerable support provided by Saudi intelligence services to militant Iraqi groups associated with al-Qaeda. According to Buratha, the alleged support has been mostly in the form of cash, but also through significant amounts of weapons and explosives. The alleged leak is bound to 
    inflame the discussion about Saudi Arabia’s purported material support for Sunni paramilitary groups in Iraq (with tacit US consent), which serve Riyadh’s broader aim of buffering the rise of Sunni militancy in the country. Buratha further alleges that Saudi King Abdullah bin Abdul Aziz has ordered an extensive probe into the leak, which has so far involved the detaining or interrogation of several dozen Saudi intelligence officers. The Saudi monarch has also severely reprimanded Saudi National Security Council secretary general Bandar Bin Sultan Bin Abdul Aziz (a close personal friend of former CIA director George Tenet), and may soon fire him, Buratha reports.
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      L’article fait référence à un document classifié séoudien révélé par l’agence de presse irakienne Buratha quelques jours auparavant. Document établissant un soutien considérable des services secrets séoudiens aux groupes liés à Al-Qaïda en Irak. Buratha affirmant en plus que le roi Abdallah avait ordonné une investigation approfondie afin de retrouver l’auteur de la fuite, résutant en l’incarcération de nombreux agents de renseignement. Le roi aurait aussi sévèrement réprimandé le prince Bandar, secrétaire général du Conseil de Sécurité National séoudien, donc le responsable chapotant ces opérations. Le sort du prince, suite à un attentat commis le 26 juillet, est pour le moment incertain (mort, vivant, mais peut-être grièvement blessé ?), mais cela ne saurait nous empêcher d’avoir un tableau clair et cohérent du terrorisme islamiste au Proche- et Moyen-Orient ces dernières années. 



  • Analis 2 août 2012 22:10
      Les Frères Musulmans et les autres islamistes sont un grand danger et un obstacle considérable pour la démocratie. Mais en Egypte, le principal obstacle vers celle-ci et la plus grande nuisance est le régime militaro-mafieux soutenu par les Occidentaux. Après le départ de Moubarak, celui-ci a tout fait pour favoriser les islamistes et barrer la route aux libéro-démocrates. Il est plus simple pour eux de faire face à des islamistes sectaires qu’à des démocrates, cela permet de justifier notamment la continuation de pratiques autoritaires. De toutes façons, il fallait être très naïf pour croire que ceux qui avaient servi le régime prévaricateur de Moubarak alalient se transformer en thuriféraires de la démocratie : 
      Démonstration éclatante par Al Masri Al-Youm : 


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    Pourquoi Al-Baradei ne sera pas président
    Pour l’écrivain Alaa Al-Aswani, le Prix Nobel de la paix s’est retiré de la course à la présidentielle pour ne pas cautionner une démocratie de façade. Il est vrai que dans le pays rien n’a changé.

    26.01.2012 | Alaa Al-Aswani | Al-Masri Al-Youm





    Si vous avez un fils à l’école primaire, jetez donc un coup d’œil sur son manuel d’histoire-géo. Un chapitre assorti de jolies images est consacré aux “succès” remportés en trente années de règne de Hosni Moubarak. Le texte se conclut ainsi : “Tous les efforts du président Moubarak n’ont pas suffi à satisfaire le peuple, et celui-ci a fait une révolution afin de changer le régime.” Pas un mot des effroyables crimes commis durant ces années. Et la révolution est expédiée en une phrase lapidaire et approximative. Voilà ce qu’apprennent nos enfants à l’école. Que se passera-t-il dans la tête d’un élève qui aura appris sa leçon par cœur, puis vu les images d’un Moubarak allongé sur un lit d’hôpital et transféré devant le juge ? Il ne pourra qu’arriver à la conclusion que c’est une terrible injustice à l’égard d’un grand homme et que la révolution est détestable d’avoir entraîné sa chute. 

    Ceci fait partie de la série de mensonges par lesquels le ministère de l’Education intoxique les esprits. Tout récemment, plusieurs sujets d’examens ont présenté les révolutionnaires comme des gens favorisant la corruption, financés par des pays étrangers. Il ne s’agit pas de faits isolés mais d’une politique. La puissante bureaucratie du ministère de l’Education ne permet à aucun professeur d’introduire des sujets politiques sans en référer à ses supérieurs, qui eux-mêmes reçoivent leurs instructions des plus hauts responsables. Tout cela montre que l’ancien régime continue de régner sur l’Egypte. Le 25 janvier, c’est le premier anniversaire de la révolution. Qu’a-t-elle obtenu ? 

    Les sources d’exaspération 

    Premier constat : normalement, une révolution qui réussit à faire chuter le régime entraîne automatiquement l’abrogation de la Constitution, puis l’élection d’une assemblée constituante afin d’en élaborer une nouvelle. Or en Egypte, le Conseil suprême des forces militaires [qui gouverne le pays depuis la révolution] a refusé un tel scénario. Il a au contraire opté pour une simple réforme constitutionnelle, idée qui remonte à Moubarak lui-même. Celle-ci a été adoptée par référendum… avant que ce même Conseil ne l’annule pour imposer une Constitution transitoire, cette fois sans consultation populaire. 

    Deuxième remarque : l’objectif de la révolution était de permettre aux Egyptiens de vivre dignement. Il s’agissait entre autres d’obtenir l’abolition de la Sécurité d’Etat, une sorte de boucherie organisée pour torturer les Egyptiens par milliers. Or le Conseil militaire a insisté pour la maintenir et s’est contenté d’en changer le nom. La révolution voulait également que la police soit épurée de ses dirigeants responsables de la mort des martyrs de la révolution. [Quelque 850 personnes ont été tuées.] Mais ces responsables ont conservé leurs postes, voire ont été promus au sein de leur hiérarchie. De même, le Conseil militaire est resté indifférent au problème de l’insécurité galopante provoquée par le refus de la police de faire son travail ordinaire de maintien de l’ordre. Certes, la police militaire réprime brutalement les manifestations, mais elle reste les bras croisés face à une poignée de gens qui occupent, parfois pendant une semaine entière, les voies de chemins de fer. Comme si les autorités faisaient exprès de multiplier les sources d’exaspération, comptant que les citoyens finiront par tenir la révolution pour responsable de leurs problèmes. 

    Troisième remarque : le Conseil militaire a maintenu la plupart des hauts fonctionnaires. Ce qui explique qu’il règne un état d’esprit inchangé depuis l’époque de Hosni Moubarak. Ainsi, le Premier ministre, Kamal Al-Ganzouri, promet de protéger les manifestants campant devant le siège du Conseil des ministres mais ne cille pas quand ces mêmes manifestants se font tuer [par l’armée], traîner par terre et tabasser, y compris les filles. Il parle d’une grave crise économique mais n’a pas l’air embarrassé par le fait que la Banque centrale ait mis de côté 55 milliards de livres [environ 7 milliards d’euros] au nom de Hosni Moubarak. On se moque du monde, exactement comme on le faisait sous l’ancien régime. Comme si la révolution n’avait pas eu lieu. 

    Quatrième remarque : même si la plupart des juges sont des gens respectables, la justice en tant qu’institution n’est pas indépendante. Elle demeure aux ordres d’une administration dont le président est nommé par le ministre de Tutelle, lui-même nommé par le président… La révolution avait exigé le renvoi des juges ayant participé au trucage des élections, mais le Conseil militaire les a maintenus. Nous en voyons la conséquence : aucun procès contre les responsables de la répression n’a eu lieu, malgré trois tueries successives [en octobre, devant le siège de la radio-télévision d’Etat, ainsi qu’à la fin du mois de novembre, puis mi-décembre autour de la place Tahrir]. Quatre-vingt-quatre martyrs y ont laissé la vie, écrasés par des blindés, asphyxiés par du gaz lacrymogène ou fauchés par des tirs à balles réelles, sans parler des milliers de blessés, de ceux qui ont perdu un œil ou du nombre de jeunes filles humiliées. Au lieu d’inquiéter les responsables, ce sont de jeunes révolutionnaires qui ont été accablés. Le blogueur Ahmed Douma a été arrêté, l’éditorialiste Nawara Negm inculpée pour avoir “fait croire à l’opinion publique que la corruption existait toujours” [le 18 janvier, elle a été tabassée en pleine rue], des militants interdits de voyage… Et pendant ce temps, le numéro deux de l’ancien régime, Omar Souleyman, voyage librement, à bord de jets privés, et rencontre les grands de ce monde. 

    Une même dictature 

    Cinquième remarque : le Conseil militaire a organisé des élections inéquitables et offert la majorité parlementaire aux forces de l’islam politique. Il leur a permis de créer des partis à base religieuse, en infraction flagrante avec l’article 4 de la Constitution provisoire qu’il a lui-même proclamée. Ensuite, la commission électorale instaurée par ses propres soins a fermé les yeux sur toutes les infractions commises par ces partis, telles que la propagande politique à travers les mosquées, la présence de militants devant et dans les bureaux de vote et jusqu’à l’achat de voix. Il n’a pas non plus enquêté sur la provenance des millions de livres dépensés par ces partis au cours de la campagne. Ce genre de questions, le Conseil ne les pose qu’à ceux qui se montrent critiques à son égard. 

    En dehors des poursuites judiciaires contre Hosni Moubarak – avec toutes les réserves qui peuvent être formulées quant à au sérieux de son procès –, la révolution n’a atteint aucun de ses objectifs. Le fait est que le Conseil militaire a transformé la révolution en coup d’Etat. Au lieu d’instaurer une démocratie, il s’est contenté d’un changement de façade. Une dictature a succédé à une autre. Si les choses continuent ainsi, nous aurons [en juin prochain] un nouveau président, élu certes, mais élu selon les grâces dudit Conseil. Et celui-ci continuera de tirer les ficelles en coulisse. C’est pour toutes ces raisons que Mohamed Al-Baradei a annoncé son retrait de la campagne électorale. 

    Il faut lui savoir gré d’avoir refusé de servir de feuille de vigne pour une démocratie de façade. Qui peut imaginer que la campagne sera honnête alors que les médias officiels font feu de tout bois contre la révolution, que les forces de l’ordre harcèlent l’opposition et que des dizaines de milliers de baltaguis [voyous devenus indics de police] sont disponibles pour être lancés contre toute personne ou rassemblement susceptible de déranger le régime ? 

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      Version originale : 



  • Analis 2 août 2012 19:34
    Est-ce que les etat-uniens se repente du massacre des indiens ou des bombes atomiques lâchés sur Hiroshima et Nagazaki ou de la guerre atroce contre le Vietnâm .

      Mais beaucoup d’entre eux se repentent du massacre des indiens (en fait des indigènes) - et ce n’est pas la peine de parler de la Guerre du Vietnam. Beaucoup aussi s’opposent à toute repentance farouchement, mais qui sont-ils ? Tous les crétins électeurs de Bush, sympathisants du Tea Party, nostalgiques de la ségrégation raciale, membres de la NRA, nationalistes sectaires convaincus que leur pays est le Bien incarné quoi qu’il fasse, ceux qui supportaient les guerres en Irak et en Afghanistazn et qui lors du scandale d’Abou Ghraïb se plaignaient non du comportment des soldats mais de ce que le scandale ait éclaté. Ceux qui pensaient avec George Bush (le père) que ce qui n’allait pas avec la guerre du Vietnam, c’était qu’on n’avait pas mis le paquet pour la gagner, pas que c’était une entreprise criminelle. 

    Est-ce que les arabes et les musulmans se repentent de leurs conquêtes impérialistes et colonisatrices avec les massacres , les génocides et les esclavages qui vont avec de par le monde

      Là encore, la leçon est la même. C’est la composante sectaire de leurs sociétés qui refuse toute remise en cause. En bref, dans tous les pays, tous ceux qui refusent toute forme de repentance, ce sont tous ceux qui recommenceraient. 

    Cette repentance à n’en pas finir,semblent occulter en faisant diversion les crimes commis par la France et les pays occidentaux dans les guerres contemporaines et actuelles comme ,la Yougoslavie , Le Rwanda,la Côte-d’Ivoire ,la Libye et le et la Syrie ,sans compter leur actions de déstabilisations des pays qui résistent à la domination du capitalisme mondialiste en s’alliant avec des terroristes de toute sortes en particulier islamistes à travers les soi-disant révolutions dites colorées ou du printemps arabes 

      J’ai une interprétation très différente : moi je dirais plutôt que la leçon n’a pas porté. En réalité, la question a été évacuée assez vite il y a une demi-douzaine d’années de la scène médiatique, après avoir été à dessein présentée négativement. Ceux qui rappelaient les méfaits passés étaient présentés comme des communautaristes sectaires, par les mêmes qui soutiennent la politique criminelle française actuelle - toujours le même enseignement. Dans tous les cas, cette politique est bien celle de la France... 


  • Analis 2 août 2012 19:14
    Analis en droite ligne d’Arafel, fait fi de répondre sur le contenu de ma dernière intervention à caractère historique difficilement contestable, pour pour dire de façon ostentatoire : « La France c’est la Nation ? Non, d’un point de vue historique la France c’est l’Etat, un Etat créé par les rois de France. » L’Etat sans la démocratie qui fait la Nation comme souveraineté du peuple, ce n’est rien qu’un pouvoir autoritaire. A ma connaissance, la Révolution française a signé l’entrée de la France dans une ère nouvelle, qui devait aboutir à nos institutions républicaines « démocratique, laïque et sociale », ce que ne semble pas pardonner à la France cet Analis.

      Vous ne semblez pas vous en rendre compte, mais ce que vous dîtes là va dans le sens de ce que je disais. La Nation française est donc bien purement artificielle. Dans d’autres pays, ne dirait-on pas que c’était là une pratique totalitaire ? Et puis oui, comme le dit Aldo Rofort, le concept de nation est déjà fumeux à la base. Là, vous confondez allégrement nation, France, Révolution, République, un amalgame fréquent chez les défenseurs de la grandeur de La France. 

      D’une façon plus générale, une Nation ne se définit pas par la démocratie, ni même par l’existence d’un Etat (l’Etat-Nation étant une lubie assez récente), pas plus que par un régime politique. La France elle-même est passée par toute une série de régimes, impérial, monarchique constitutionnel ou absolu, faussement démocratique républicain (en réalité oligarchique), dictatorial sans que cela affecte son existence ou non. 
      La France n’est pas la République, et la République n’est pas la démocratie. Les Etats européens qui sont des monarchies sont plus démocratiques que la France, plus respectueux des droits et de l’Etat de droit et plus ouverts. Le constitutionnialisme est tout récent en France, celle-ci a dû aligner ses pratiques sur celles de ses voisins sous la pression des instances européennes, Conseil de l’Europe et Communauté puis Union Européenne. 

      Et la Révolution Française, que nous envierait le monde entier, bien sûr, a été surtout été un chaos, traversé de courants totalitaires imposant terreurs et massacres, inventant le concept d’Homme Nouveau, faisant table rase du passé, confisquant tout pouvoir au peuple, pratiquant l’expansionnisme militaire, plébiscitant l’oligarchie et débouchant rapidement sur la dictature pure et simple (et ce avant même Napoléon). 

    Rappelons-lui que la République a rejeté l’esclavage et l’a aboli, une première fois en 1794 mais remise par Napoléon,

      Donc par la France. Mais je’ai peur qu’on vous entende bientôt dire que Napoléon ce n’était pas la France, puis que la France c’est la République. Et c’est bien sous la République que des millions de travailleurs forcés ont été réduits en esclavage (puisque c’est de ceci dont je parlais) dans les colonies, dans des conditions souvent atroces, afin de faciliter l’exploitation des peuples locaux. 

    Mais aussi, que ce sont essentiellement les rois qui ont fait les colonies de la France (l’Algérie entre autres) et c’est la République qui a fait la décolonisation. 

      Allez-vous aussi bientôt dire que les rois n’étaient pas la France, un comble vu que ce sont eux qui l’ont créée ?
      La colonisation directe de presque toute l’Afrique française s’est quand même faite sous une République. L’Algérie date certes d’une royauté, et la conquête du Vietnam d’un Empire, mais l’essentiel de leur colonisation s’est déroulée sous des régimes républicains, et avec quel zèle, ce que vous savez certainement. Et « la » République n’a faite la décolonisation que forcée, principalement d’ailleurs par un homme qui était bien peu démocrate dans sa façon de faire. 

    le reste des Comores qui a choisi l’indépendance, a créé une République islamique que fuient chaque jour des milliers de Comoriens pour rejoindre Mayotte, c’est-à-dire la France républicaine ! 

      Des milliers par jour ? Je crois que les Comores seraient vite dépeuplées... La plupart des Comoriens préfèrent rester chez eux, tout le monde sur la planète n’a pas envie de devenir français. 

      Et si vous reprenez à plus soif le terme honni de communautarisme à l’encontre de ceux qui ne partagent pas votre opinion, votre France est communautaire, et intolérante, définie qu’elle est par le nationalisme. Pour ma part, je suis farouchement opposé à toute forme d’Etat idéologique, religieux ou nationaliste, une telle définition le plaçant en dehors de la laïcité. 

    communautaristes de tous poils qui venez une fois l’article sorti de la page du jour créer la querelle pour ne plus rencontrer d’opposition autre que la mienne, et faire voter contre l’article hors Une. 

      Non, c’est par manque de temps, j’interviens sur beaucoup de forums. Franchement, vos autres intervenants n’ont rien de plus à dire que vous. Pour être honnête, je n’avais même pas regardé le score de l’article (et ne l’ai toujours pas fait). 

    [......]fait fi de répondre sur le contenu de ma dernière intervention à caractère historique difficilement contestable 

      Ce que vous dîtes principalement, c’est que Pétain n’a pas respecté les formes constitutionnelles après avoir été investi. Mais il faut tenir compte d’un autre fait « à caractère historique difficilement contestable », c’est que ce type de comportement est courant au long de l’histoire de France, il suffit de voir De Gaulle que vous admirez tant en 1958 et plus tard avec sa révision imposant l’élection présidentielle au suffrage universel direct, réalisée en complète anticonstitutionnalité. Donc illégitime, et qui structure pourtant profondément les institutions politiques françaises aujourd’hui. 

      Quant à savoir quel était le rapport entre les français et la politique pétainiste, on ne pourra certes jamais dire quel était le degré d’approbation parmi eux de ses pires aspects. Ce qui est certain en revanche, c’est que la personne de Pétain elle-même était très populaire. 
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