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Anaxandre

Anaxandre

Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/07/2012
  • Modérateur depuis le 02/08/2012
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Derniers commentaires



  • Anaxandre Anaxandre 6 octobre 2012 14:54

     Si vous pensez que le rejet toujours majoritaire de l’ancien président conforte et renforce le nouveau, vous commettez une grave erreur. Je vous fiche mon billet que la côte de popularité de ces pauvres pantins Hollande et Ayrault va tomber si bas et si vite qu’il n’auront qu’à se pencher encore un peu pour trouver du gaz de schiste !

     Toute la droite, de l’UMP au FN en passant par DLR, est contre ce gouvernement ; idem pour la gauche, du FDG à EELV (malgré quelques tiques qui préfèrent s’accrocher et continuer à manger à la gamelle), quant au centre social-démocrate, il n’existe plus, le PS l’a remplacé ; et Bayrou aurait certainement conduit pour l’essentiel la même politique que celle qui est mise en œuvre : à savoir une non-politique de soumission constante aux diktats de Bruxelles ainsi qu’aux desiderata de la ploutocratie transnationale (les morceaux de France bradés aux qatari en sont un exemple saisissant). Que reste-t-il déjà de soutien populaire à ce gouvernement davantage inféodé à l’idéologie américano-sioniste qu’à celle d’un véritable socialisme français ? Bientôt plus rien...

     Cessez de vous bercer d’illusions, la démocratie est morte avant que d’être née, et les français commencent à « acter » qu’on les maintient dans le mensonge, qu’il soit de « gauche » ou de « droite » :

     "À prendre le terme dans la rigueur de l’acception, il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais. Il est contre l’ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. On ne peut imaginer que le peuple reste incessamment assemblé pour vaquer aux affaires publiques, et l’on voit aisément qu’il ne saurait établir pour cela des commissions, sans que la forme de l’administration change."

      "En effet, je crois pouvoir poser en principe que, quand les fonctions du gouvernement sont partagées entre plusieurs tribunaux, les moins nombreux acquièrent tôt ou tard la plus grande autorité, ne fût-ce qu’à cause de la facilité d’expédier les affaires, qui les y amène naturellement."

      "D’ailleurs, que de choses difficiles à réunir ne suppose pas ce gouvernement : Premièrement, un État très petit, où le peuple soit facile à rassembler, et où chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres  ; secondement, une grande simplicité de mœurs qui prévienne la multitude d’affaires et de discussions épineuses ; ensuite, beaucoup d’égalité dans les rangs et dans les fortunes, sans quoi l’égalité ne saurait subsister longtemps dans les droits et l’autorité ; enfin, peu ou point de luxe, car ou le luxe est l’effet des richesses, ou il les rend nécessaires  ; il corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’état tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion."

     (extrait du Contrat Social, Jean-Jacques Rousseau)



  • Anaxandre Anaxandre 6 octobre 2012 14:03

     Vous avez senti, la justesse, la force, la modernité du propos. Et vous savez que Rousseau fut bien vite considéré comme un dangereux réactionnaire dès ses premiers Discours ; quand les Lumières, l’inoxydable Voltaire en tête, chantaient et louaient le « progrès » - en fait essentiellement le libéralisme marchand d’inspiration anglaise - le citoyen de Genève, digne successeur de la sagesse gréco-latine, verra dans certaines formes de la modernité et de l’idéologie progressiste montante, les germes de toutes les misères à venir pour l’homme, qui viendront s’ajouter aux plus anciennes.

     Et Rousseau serait aujourd’hui banni de l’espace public tout autant qu’en son temps ; il serait, n’en doutons pas, traité au choix de fasciste rouge ou brun, au gré des circonstances et des débats, par les héritiers des Voltaire et autre Diderot. Comment serait-il traité de nos jours par les sectateurs du libre marché et des pouvoirs transnationaux ? La gauche française devrait relire Jean-Jacques, tout relire, et pas seulement tel ou tel passage qui lui sied, car l’œuvre du philosophe forme un tout : qu’on vienne à en occulter une partie et c’est tout l’édifice qui s’écroule...

     « Une seule chose suffît pour la rendre impossible à subjuguer [la Nation] ; l’amour de la patrie et de la liberté animé par les vertus qui en sont inséparables. (...) Tant que cet amour brûlera dans les cœurs il ne vous garantira pas peut-être d’un joug passager ; mais tôt ou tard il fera son explosion, secouera le joug et vous rendra libres. Travaillez donc sans relâche, sans cesse, à porter le patriotisme au plus haut degré dans tous les cœurs Polonais. »
     (extrait des Considérations sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée, 1771-72)



  • Anaxandre Anaxandre 5 octobre 2012 15:38

      Le peuple a-t-il été consulté pour chaque nouveau transfert de souveraineté (au bénéfice de l’UE, de l’OTAN, de l’OCDE, de l’OMC, de l’ONU, etc), où s’il le fut exceptionnellement (Maastricht), a-t-il été informé impartialement par ses représentants ? Non, et cent fois non ! Ensuite, dans une véritable démocratie ou le peuple exercerait sa pleine et entière souveraineté, il ne saurait y avoir de dictature - combien même, par exemple, le peuple se donnerait à lui-même des Lois restreignant les libertés individuelles - puisque dans une dictature c’est un individu (ou un petit groupe d’individus), qui gouverne, sans être contraint par aucune Loi, et sans aucun contrôle du peuple. Démocratie et dictature sont donc incompatibles, ce qui n’est pas forcément le cas de démocratie et totalitarisme.



  • Anaxandre Anaxandre 5 octobre 2012 14:50

      Que signifie le vote, et la démocratie, quand s’agissant des questions fondamentales touchant les Lois qui régissent l’État et la Nation le peuple n’est plus souverain ? 


      « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation (...), nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
      (extrait de l’article III de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789)

      Quand nos Lois sont désormais dictées pour l’essentiel par des organismes internationaux siégeant et prenant leurs ordres à, et de l’étranger, à quoi sert de voter pour des scribes bavards ? Avant même que de disserter du sujet de la démocratie, représentative, directe ou autre, traitons du seul sujet qui pourrait la rendre légitime et opérante : comment la France peut-elle recouvrer sa Souveraineté Nationale ? Et j’affirme que tout discours qui prétend parler de politique alternative en faisant l’impasse sur ce sujet et celui d’un menteur, d’un lâche, ou d’un imbécile.


  • Anaxandre Anaxandre 5 octobre 2012 13:59

      Tout à fait d’accord avec vous et avec Rousseau (j’ai d’ailleurs posté aujourd’hui en modération un extrait du Contrat Social concernant les députés et représentants) sur l’illégitimité du système électif. Cependant, concernant vos conclusions, il est évident que la constitution de 1793 est avant tout un compromis entre Girondins et Montagnards, et non pas seulement le projet de Robespierre.


      Enfin, je suis convaincu qu’aucun changement ou redressement en France ne sera possible sans rendre d’abord sa souveraineté pleine et entière au peuple qui l’a progressivement perdue au profit d’organismes internationaux (UE, OMC, etc). J’ai bien peu entendu le Front de Gauche à ce sujet (sauf à dénoncer tel ou tel article ou projet sans jamais remettre en cause l’essentiel) ; comment parler du peuple souverain sans lui donner, avant toute autre proposition, les moyens de recouvrer sa souveraineté ? C’est là un des grands paradoxes - et pas des moindres ! - du discours de mr Mélenchon...
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