Mon « n’importe quoi » s’addressait à l’ambiance d’Agoravox en générale plus qu’à l’étude que vous avez menez.
Le fait est, encore une fois, que je suis d’accord avec vous sur la nécessaire réflexion et à l’utilité du débat.
Ce qui m’inquiète ce sont surtout les récupération de ces débats, il suffit pour cela de lire les commentaires, dans un ensemble peu lisible.
Je m’explique : la société de l’information dans laquelle nous nous trouvons ne permet plus d’obtenir une info « qualifiée ». On assiste à la création d’une espèce de grand comptoir de bistrot mondial dans lequel tout ce trouve amplifié.
Les interrogations légitimes et les débats qui en découlent deviennent aussitôt le théâtre de joutes plus dogmatiques que raisonnées.
Le problème face aux enquêtes citoyennes et aux soupçons est que les scientifiques ne travaillent pas au même rythme, qu’ils sont inaudibles. Le problème est que les politiques ne veulent plus assumer le bien collectif mais écoutent l’opinion de chacun.
L’impact d’un site comme Agoravox, qui est largement diffusé puisque même Google le référence dans ses News, peut-être très profonde dans l’opinion et être dans certains cas un vecteur de désinformation quand les débats ne sont plus maîtrisé.
Imaginez l’internaute lambda. Il suffit de taper le mot vaccin dans Google News et on tombe directement sur votre article. Et les interrogations formulées ici et là vont vite se transformer en doutes (avec l’aide de liens vers tous les sites d’illuminés voire de groupes sectaires)... Et c’est ainsi qu’une information fausse ou tronquée va se diffuser.
Le doute et la controverse sont des éléments qu’il faut manier avec prudence.
Le débat démocratique est nécessaire, voire même vital, mais il ne doit pas se transformer en un bouillon à fantasme où le doute succède à la suspicion et aux rumeurs.
Je sais bien que le syndrome de « la vérité est ailleurs » est assez symptomatique de nos sociétés occidentales mais à se gargariser de soupçons, on en vient à douter de tout et cela est dangereux au niveau d’une population car l’histoire montre que de ces comportements il ne surgit jamais rien de bon.
Pour en revenir au sujet que sont l’intérêt ou non des vaccins, on ne peut bien évidemment pas négliger l’existence des risques qui sont inhérents à toutes actions médicales. Pour autant, la réflexion de ces campagnes de vaccinations ne doit pas se porter au niveau des individus mais au niveau des populations. Comme cela a été rappelé plus haut dans un autre commentaire, c’est l’effet sur l’ensemble de la population qui est à prendre en compte. La Santé Publique est celle de tous pas de chacun, cette dernière restant une liberté individuelle.
C’est ainsi que la société doit fonctionner : quelle est le bénéfice pour tous et à quel risque ?
Concernant le lien que vous avez fourni, m’est avis qu’il est aussi objectif au sujet des vaccins qu’un scientifique de Monsanto au sujet des OGM...
Si la notion de « journalisme citoyen » me paraissait séduisante quand j’ai découvert Agoravox, je constate une dérive de plus en plus marquée vers le grand n’importe quoi.
Autant la controverse est nécessaire au débat scientifique par la remise en cause permanente des connaissances, autant vouloir se persuader qu’un « débat démocratique » et le « bon sens » si cher aux populistes peuvent déboucher sur des prises de décision saines est une erreur.
Utiliser UNE phrase de ce chirurgien en expliquant que « si il l’a dit c’est que c’est vrai ou alors il n’avait rien à faire à cette table ronde » est une malhonnêteté intellectuelle.
Il n’est pas sain d’entretenir ce climat de suspicion permanent à l’encontre de la science. Il est trop facile d’attendre de la science des certitudes ou des preuves. Il existe de nombreux mécanismes biologiques dont on connaît l’existence, dont on a reconnu, par l’expérimentation, l’efficacité sans pour autant en connaître les « preuves scientifiques »...
Sans ces politiques de vaccination la variole feraient encore des ravages. Sans ces politiques de vaccination la polio, la tuberculose ou la coqueluche feraient des dégâts terribles dans nos sociétés dans lesquelles on oublie un peu vite quels étaient les risques il y a pourtant moins de 150 ans.
Mais, pour la seule raison, qu’elle saurait compenser les lacunes des fanatiques de la loi et de l’ordre, qui jettent le désordre social et tout par raison de leur rigidité légaliste, qui ne connaît pas les exigences du terrain. Puisque, ces immigrés travaillent, malgré leur interdiction. Et donc, il leur faut des permis pour garantir la sécurité sur les routes, mieux que si on laissait la route à des conducteurs improvisés. C’est ainsi, que les adversaires de Hillary Clinton ont su exploiter cette orientation vers le concret dans la politique du sénateur de New York. Et tout pour la stigmatiser comme une personne opportuniste aux marges de la légalité.
Je dirais même plus : Autant pour, que la route soit, donc, dangereusement laissée aux sinistres autoritaristes. Hillary Clinton se doit de répondre, dans le concret qui, jette du désordre dans la société.
Vous faites une interprétation toute personnelle de mon propos et, je dois le dire, fort éloignée de son sens premier. Comprenez que tout cela interpelle l’espace historique en tant que compréhension essentielle d’un environnement personnel, ou, si l’on préfère, chemine au long de la sensation quotidienne du non-construit.