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Annie

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  • Premier article le 07/02/2009
  • Modérateur depuis le 19/11/2011
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Derniers commentaires



  • Annie 25 juin 2012 15:18

    Les Britanniques ont embrassé le libéralisme « hook, line and sinker » (l’hameçon, la ligne et le plomb) comme on dit ici, c’est-à-dire totalement et sans discernement.



  • Annie 25 juin 2012 15:14

    J’ajouterai qu’il s’agit d’une tentative de revenir sur la notion de salaire minimum. Salaire minimum introduit par Tony Blair, c’est-à-dire il n’y a pas si longtemps.



  • Annie 25 juin 2012 15:12

    Il est vrai Surya, qu’il peut y avoir une dépendance vis-à-vis des prestations. Mais il s’agit d’un problème minoritaire, par rapport au nombre de demandeurs d’emploi qui veulent travailler.
    Personnellement cela me dérange que Tesco profite des chômeurs, et cela pour deux raisons :
    D’abord parce que l’état (c’est-à-dire encore une fois les contribuables) subventionne Tesco qui est une entreprise privée avec des actionnaires etc. etc. et ensuite parce que cela n’encourage pas la création d’emplois au contraire, puisque des postes réels sont pourvus par une succession de chômeurs non rémunérés. Il y a 500.000 offres d’emploi en GB et plus de 2.5 de chômeurs. Bon nombre de ces offres d’emplois sont à mi-temps ou temps partiel. 
    Je crois aussi qu’il y a une différence entre réapprovisionner les rayons à Tesco en attendant de trouver un boulot, et cela en état rémunéré, et le faire faire à des jeunes soit disant pour leur fournir une expérience de travail, lorsqu’il n’y a aucune possibilité de boulot à la clé, et que dans certains cas, les déplacements ne sont même pas remboursés et qu’un jeune doit payer son transport sur ses allocations chômage (pour un moins de 25 ans, 50 livres par semaine). Tout système de prestations a des conséquences inattendues parfois contre-productives et produit des aberrations. Mais cela concerne toujours une minorité. Si l’on veut totalement empêcher la fraude, ou le développement d’une culture de dépendance, on risque justement de pénaliser et de priver de soutien les personnes qui en ont le plus besoin.



  • Annie 25 juin 2012 13:44

    J’ai oublié la moitié d’une phrase :
    « cela veut dire qu’en cas de refus (et n’oubliez pas que dans ces  »chômeurs" il y a des personnes handicapées à qui on a refusé les allocations handicapées), on leur supprime leurs allocations chômage.



  • Annie 25 juin 2012 13:43

    Je reprendrai vos deux points, mais le premier brièvement.
    Disons qu’il n’y avait pas d’incitation financière pour les employeurs à embaucher des personnes handicapées, mais surtout aucun mécanisme public pouvant les aider à retrouver un travail ou à se recycler. Certaines mesures ont été mises en place, mais elles auraient été applicables dans une période de plein emploi, pas maintenant.
    Votre deuxième est intéressant parce qu’il touche à un sujet que je voulais traiter mais j’ai privilégié le traitement des personnes handicapées.
    Il ne s’agit pas de faire faire à des chômeurs et surtout à des jeunes des activités bénéficiant à la communauté, mais de les obliger par exemple à travailler dans des supermarchés comme Tesco, pour remplir les étagères. Quand je dis obligé, cela veut dire qu’en cas de refus (et n’oubliez pas que dans ces « chômeurs » il y a des personnes handicapées à qui on a refusé les allocations handicapées). Il y a en ce moment une campagne contre Workfare : http://www.boycottworkfare.org/
    Je vais vous donner un exemple concret qui vous permettra de mieux comprendre. Pour le jubilé de la Reine, la société chargée de la sécurité a licencié une centaine de personnes et a recouru à des entreprises soit formant sur le tas des apprentis, soit qui avaient un contrat avec l’état pour trouver du travail aux chômeurs et les aider à se recycler (avec contrepartie financière de l’état pour chaque placement) pour assurer la sécurité à moindre frais. Les apprentis étaient payés 2.80 livres sterling de l’heure, les chômeurs rien du tout. En plus ils sont arrivés à Londres à 3 heures du matin et ont dû coucher sur un pont. http://www.guardian.co.uk/society/2012/jun/08/jubilee-stewards-unpaid-labour-growing?INTCMP=SRCH
    Je reviens sur ces sociétés chargées de trouver du travail aux chômeurs, pour qui l’état (c’est-à-dire les contribuables) est une vache à lait. La compagnie A4e http://en.wikipedia.org/wiki/A4e
    a escroqué l’état de centaines de milliers de livres sterling, en recevant de l’argent pour des placements qui ne duraient qu’une semaine ou en ne dispensant pas la formation qu’elle était censée dispenser.

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