L’évocation des Androgynes à Anzy-le-Duc est une critique de l’Hercules esclave d’Omphale à Gourdon. Le commanditaire des chapiteaux d’Anzy-le-Duc reproche à l’Hercules de Gourdon d’être monté dans la barque dorée d’Hélios. En clair, il est fait grief au clergé de Bibracte de s’être soumis au culte du Sol Invictus. A Perrecy-les-Forges, ce sont peut-être même des zélateurs de Mithra qui ont considéré que la religion du Sol Invictus constituait un dévoiement de leurs rites.
L’arrière-plan est très étagé : ciel, eau, terre. La lumière éclaire le premier plan. Pour utiliser un terme de l’époque, pourrait-on dire que la Joconde est une sorte d’incarnation de l’Ether qui relie l’ensemble des éléments ?
Aux antipodes éduennes de Tournus se dresse le temple d’Anzy-le-Duc.
Le chapiteau le plus historié nous invite à la fête du dieu solaire au début
du mois d’Août. A gauche, le peuple éduen un genou à terre, présente son
offrande au ciel où domine la constellation du lion.
Le clergé solaire est à la fête mais sous le masque flamboyant la division
guette. S’il regardait devant lui, il réaliserait qu’il suit la route des
mythiques Androgynes, ces fils de la lune punis pour avoir prétendu égaler les
dieux. L’astre lunaire déchu est assis dans le coin suivant, le haut du crâne
martelé afin de faire disparaître ses cornes. Et pour clore le défilé, notre guide
le Sciapode est là ; nous protégeant toujours de l’aveuglant éclat du soleil.
Le troisième est plus compliqué. L’Hébreu nous dira : voici Mikael contre
Leviathan. Le Grec rétorquera : voici Cronos contre Ouranos. On reconnaît
ce dernier à son dos plié supportant la voûte céleste. Ouranos prend appui
(écrase ?) sur un marchepied végétal et son allure générale fait penser à
une montagne. Nul doute qu’il symbolise le clergé de Bibracte /
Mont-Saint-Vincent qui tel l’Hercules de Gourdon et de Perrecy-les-Forges se
retourne contre ses propres rejetons.
Dans ce contexte, l’assemblée des druides vire au pugilat. La source druidique
se tarit inexorablement.
« Planitia » (paragraphes 69, 70 et 79) n’apparaît plus après la bataille de cavalerie. N’est-ce pas alors une erreur d’assimiler « Campestres » (paragraphes 72, 81, 83 et 86) à la plaine lors de l’attaque de nuit puis du combat décisif ? « Campestres » désigne seulement le terrain piégé par les Romains en contrebas des retranchements. Il est sans doute plus large en plaine mais pas uniquement. La vallée du Rabutin pourrait aussi convenir. Sans compter qu’elle est beaucoup plus rapide à atteindre depuis Alésia que les retranchements de la plaine.
Au sujet du camp de l’armée de secours gauloise.
Une chose évidente interpelle quand on regarde le champ de bataille dans son ensemble. Pourquoi l’armée gauloise ne s’est-elle pas attaquée au Pennevelle qui est pour Alésia l’équivalent du « jugum » de la Serre à Gergovie / Le Crest ? C’est l’accès le plus direct au Mont-Auxois. N’est-il pas envisageable que l’armée de secours gauloise soit arrivée par la ligne de crête de Flavigny ? Ne donne-t-on pas trop d’importance à la Plaine des Laumes ? Une fois la cavalerie gauloise vaincue, n’était-elle pas devenue la chasse gardée des Romains ?
César ne mentionne pas de passage de la Saône. Sans compter que les Gaulois n’auraient pas manqué de l’attaquer à cette occasion. Voyez comme depuis Alise-Sainte-Reine et le Mont-Auxois, on peut tranquillement suivre l’étroite ligne de crête jusqu’à Sombernon sans risquer de subir les actions de harcèlement de la cavalerie adverse. C’est pour bloquer cet accès que Vercingétorix s’est retranché ici.