Pour résumer, on peut dire que dans les Évangiles, Jésus symbolise une nouvelle conception du messianisme. La question est de savoir pourquoi elle est née précisément à ce moment-là.
Le parallèle entre Jésus et Jean-Baptiste permet de mieux cerner la nature du premier. De par sa naissance et sa lignée, le personnage de Jean-Baptiste se place dans la continuité des grands personnages de l’Ancien Testament. On a affaire à un groupe sacerdotal aristocratique classique dans la forme. Chez Jésus, l’héritage est beaucoup plus ambigu. Le fait qu’il n’ait pas de père humain et l’indiscipline dont il fait preuves vis à vis de ses parents, fait penser qu’il s’agit plutôt d’un mouvement de type plébéien à l’origine. Ce mouvement plébéien sera d’abord canalisé par les prêtres « Joseph » avant d’être légitimé par les prêtres « Jean-Baptiste »
A travers Jésus, on a toute une partie de la population juive (Marie) qui doute de ses textes face aux changements rapides du monde qui l’entoure.
A la fin du Protévangile de Jacques, Siméon remplace Zacharie au temple. Il y a sans doute quelque chose à creuser de ce côté aussi :
Si le conseil suprême des Esséniens avaient été crucifiés, Flavius Josèphe en aurait parlé et il y aurait eu des émeutes monstrueuses. Le Sanhédrin aurait-il seulement osé le crucifié ? Le déroulement des évènements laisse plutôt penser que le conseil essénien crucifié appelé « Jésus » par les auteurs des Evangiles représentait un courant plutôt marginal chez les Esséniens. Pas facile d’interpréter le silence de Jésus au sujet des Esséniens.