Vous manquez de rigueur intellectuelle. Dans votre cas de figure, ce n’est pas douze ans qu’il faut pour bénéficier de la franchise fiscale évoquée, mais dix huit ans. Par ailleurs, vous expliquez qu’un don manuel n’est pas nécessairement déclaré au moment de sa réalisation, ce qui est exact, mais par contre c’est indispensable dans votre exemple. Egalement vous parlez de parents possèdant de beaux immeubles et qui décident de donner trois millions d’euros à leurs enfants, ce qui sera un cas de figure rarissime car, d’une part cela ne correspond pas à la structure du patrimoine des français et d’autre part ils agissent plus prudemment. Et de toute façon, cela ne se passera pas comme cela, sinon de beaux dégâts sont à prévoir lors de la liquidation de la succession des parents, mêmes fervents catholiques (ceux là ont plutôt moins d’enfants que ceux dont la braguette fournit beaucoup d’allocations et avantages en tous genres) ! Enfin vous connaissez bien mal le marché immobilier si vous pensez qu’un pavillon banal en région parisienne ne vaut pas 500 000 euros.
Vous manquez aussi de rigueur morale puisque vous avez utilisé les avantages fiscaux sur lesquels vous nous faîtes votre grande tirade.
Enfin, je trouverais merveilleux comme vous que tous naissent avec beaucoup d’euros dans le berceau pour n’avoir pas à bosser par la suite (bon, il y aura quand même les allocations financées par ceux qui, eux, vont au charbon) et là vous avez raison, nous ne vivons pas dans le même monde puisque dans le mien, on évite de délirer inutilement. Le tissu économique fonctionne tel les trains, quelques locomotives sans lesquels les nombreux wagons resteraient à quai...
L’auteur, sans doute mal informé ou dans le but de désinformer, affirme que dans le cas de figure de donations successives, l’état n’encaissera pas un centime. C’est inexact car les intéressés devront au moins acquitter les taxes de publicité foncière. Par ailleurs les couples ont, en moyenne, deux enfants - et les moins aisés plus que les autres (pourquoi d’ailleurs ?)- ce qui prive d’exemplarité ses indications. En outre, dire qu’il n’y a plus de droits de succession pour les français moyens est pour le moins abusif alors que, d’une part l’effecif familial est souvent plus réduit et que d’autre part un pavillon ordinaire dans une petite ville ou la banlieue parisienne vaut 500 à 600 000 euros. Cela dit, je comprends bien que beaucoup trouvent scandaleux le système actuel puisqu’il est plus agréable d’attendre tranquillement des allocations au lieu de se bouger pour gagner du pognon !
Quelqu’un (Giroud ?) a dit ou écrit : la femme sera l’égale de l’homme lorsqu’une femme incompétente sera nommée à un poste important. Eh bien, c’est déjà fait, car, des femmes incompétentes, j’en connais pas mal(e)...