c’est amusant, en effet ; mais on a aussi rapporté des histoires de ce genre en Afrique du Nord, en Tunisie en particulier, lors de travaux qui menaçaient des maqâmat, des tombeaux de saints tutélaires. Et celà doit bien être arrivé ailleurs également.
Après ça, chacun l’interprète selon sa propre vision du Monde...
votre point de vue, « de l’autre côté du miroir », est passionnant...
Mais quel manque de savoir-vivre chez tous ces taiwanais !
Nous autres, Français, gens de vieille culture, nous savons bien qu’il y a des questions à ne pas poser, surtout à nos politiques ; et d’ailleurs, quand par hasard des cuistres ont l’incorrection de les poser quand même, nos dirigeants ont l’extrême dignité de ne pas les entendre...
Cad d’un statut d’humain « propriété » d’un autre ; car, ne vous y trompez pas, le clone sera aussi humain que le premier, doué d’intelligence et de conscience.
D’ailleurs il est trompeur de parler d’« original » à propos de l’individu que l’on a prélevé : il ne s’agit pas d’« enrégistrement » ou de duplication, mais d’un nouvel individu à part entière.
Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille l’excellent roman « Reproduction interdite », de Mr Truong (je ne me rappelle plus son prénom), qui a déjà quelques années, mais qui est plus actuel que jamais.
Quand on voit que les grandes compagnies fruitières américaines ont eu les moyens de s’acheter des pays entiers en Amérique du Sud, comment pouvez-vous imaginer que vous pourrez, avec vos pauvres lois, réussir à endiguer le développement industriel et à grande échelle du clonage humain, et sous des formes encore inimaginables aujourd’hui dès que ce sera techniquement possible et économiquement rentable ?
Chimères, mutants, hybrides bio-éléctroniques et nano-bioniques, etc...
Il va devenir intéressant, le Monde de demain : l’humain réel et naturel y sera de plus en plus étranger et pourchassé, à l’image de ce qui se passe déjà chez nous avec ceux que l’on nomme des immigrés clandestins, qui essayent désespérément de suivre les richesses de leur pays captées par nos économies, et qui sont recherchés et enfermés comme des animaux, enfants et adultes, parce qu’ils n’ont pas la chance de posséder une immatriculation administrative française.
Car aujourd’hui, ce n’est pas la simple nature d’être humain qui donne le droit à l’existence, mais le statut, la caste d’être immatriculé.
Imaginez des populations entières de clones non pourvus d’immatriculations, d’identités administratives, ils n’auraient pas qualité d’êtres humains et on pourrait en faire ce que l’on voudrait...
Allons, allons, quel âge avez-vous ? La cinquantaine ou plus ? Vous êtes de la classe des possédants, alors ; celà ne vous tenterait pas, une jolie petite clonette de vingt ans, votre propriété absolue pour tous usages, achetée à crédit, et sur qui vous auriez le droit de vie et de mort ?
Et vous, Mesdames, que diriez-vous du jeune sosie de tel ou tel acteur ou star, le cavalier idéal pour vos sorties, et totalement dévoué à vos plaisirs ?
je profite de l’occasion pour vous remercier des « fleurs » que vous m’avez envoyé la dernière fois...
Mais c’est vrai qu’une attitude courtoise et bienveillante devrait être le premier message à envoyer par chacun dans toute discussion, celui qui justifierait tous les autres.
Mais de grâce, croyez-moi sur parole, et n’allez pas vérifier mon hypocrisie dans les archives des commentaires !
Aujourd’hui, je suis entièrement d’accord avec vous sur un point :
La liberté dont nous jouissons actuellement sur le net n’est qu’une fenêtre temporaire, et ne se justifie que par son manque d’influence réelle sur les évènements politiques : on y parle beaucoup et dans tous les sens, les informations y sont multiples, mais ce n’est suivi d’aucun effet.
Si on se laissait aller à devenir un peu paranoïaque, on pourrait même y voir une sorte de « culture de virus et de bacille » tolérée, suivie sans doute de très près par des organisme de renseignements, comme il y a des services qui suivent la presse étrangère.
Mais si le net acquérait un pouvoir réel (le fameux
« cinquième pouvoir »), il est probable que les Pouvoirs étatiques viendraient très vite y mettre le holà.
Néanmoins, je voudrait apporter une nuance, pour moi fondamentale, dans ce que vous avez dit à la fin : « Le Monde est abject et il est terrible ».
Là-dessus,je ne suis pas d’accord avec vous, et je crois même que c’est une idée très dangereuse :
Que l’évolution humaine actuelle, en fin de cycle, fasse que l’état social mondial soit complètement renversé, de sorte qu’aujourd’hui ce soient systématiquement les individus les plus abjects et les plus psychotiques qui tiennent le haut du pavé et les rênes des pouvoirs, certes.
Depuis que l’on nous a formés et appris à cracher chaque jour sur la prétendue méchanceté et sauvagerie des anciens princes, il serait temps de nous rendre compte que les épiciers, les usuriers et les porchers qui nous gouvernent aujourd’hui sont bien pires.
Que la vie dans cet Univers ne soit pas un jeu, et que les dangers que l’on y court et les responsabilités que l’on y exerce puissent être terribles et terrifiantes, absolument.
Mais le Monde, lui, ainsi que l’Humain qui en est la synthèse, sont absolument splendides et magnifiques dans leur nature profonde ; ce qui a mis la main sur la guidance de ce Monde aujourd’hui n’a le pouvoir de les abîmer qu’en surface ; il est tout à fait significatif qu’après des siècles d’efforts, on n’a toujours pas réussi à défigurer complètement la terre, ni à bannir toute dignité chez les vieillards et les victimes du tiers-monde.
Pour prendre un exemple de ce que je trouve une idée dangereuse, il existe une théorie écologique moderne qui prétend que le seul « animal » vraiment nuisible à la terre serait l’homme, et que la nature se porterait bien mieux s’il disparaissait.
Voilà qui, à mon sens, illustre parfaîtement la myopie intellectuelle des occidentaux d’aujourd’hui ; la nature « vierge », celà n’a jamais existé, elle a toujours été « gérée » par l’homme ; on est d’ailleurs en train de se rendre compte que, sur le continent nord-américain, les forêts soi-disant « sauvages » étaient en fait gérées à long termes, de siècles en siècles, par les peuples peaux-rouges...
C’est le point de vue moderne, que l’on voudrait nous imposer, qui est abject : d’après une certaine vulgarisation scientifique, notre seule vocation serait de transmettre nos gènes à notre postérité, ce que les bactéries feraient bien mieux que nous, et la source de tous génie humain serait dans la psychologie des singes bonobos !
La valeur humaine, même cachée, et la dignité, cette beauté intérieure qui va avec elle et qui est indépendante de la religion, sont des choses dont il ne faut pas douter, qu’il est fondamental de garder sous les yeux en permanence, et qu’il faut rappeler, tout le temps. Car elles sont la dernière source d’espoir qu’il nous reste dans le Monde à venir.
Dans les camps de concentration de la dernière guerre, les seules personnes qui ont réussi à tenir bon, à ne pas s’effondrer, sont celles qui ont réussi à garder intactes cette dignité et cette beauté intérieure, à travers toutes les brimades, les humiliations, et les souffrances.
Et, au risque de me répéter, c’est en elles que nous trouverons les seuls espoirs de garder la force et le courage de tenir bon, de ne pas nous trahir nous-même et de ne pas renier notre témoignage d’humain au milieu de l’immense et terrible camp de concentration mondial qui se prépare.
effectivement il faut lire, et même conserver, ce discours dans son intégralité.
... Et voilà comment le libéralisme, en se développant jusqu’au bout, finira inéluctablement par rejoindre dans l’aliénation les dictatures les plus staliniennes.
« La servitude, c’est la liberté », « arbeit macht frei », on voit tout de suite d’où vient ce genre d’inspiration.
Orwell était un visionnaire ; tout celà n’a rien à voir avec la gauche ou la droite, mais est la conséquence obligée d’un développement un peu poussé de l’efficacité déshumanisée et de la logique de système.
Quel recours contre tout ça, sinon de se révolter et de se bloquer définitivement dans une désobéissance civile organisée, systématique et non-violente ? Système D chaque fois que l’on peut ; travailler et consommer le moins possible, pour ne pas leur servir à quoi que ce soit ; et éviter de porter les cheveux longs et des dents en or, ils seraient capables de les récupérer !
Après tout, ce n’est qu’un très long et très douloureux moment à passer...