je ne sais que vous dire... Loin de moi l’envie d’être agressif, méprisant ou déplaisant vis à vis de quiconque, mais là... votre article n’est vraiment rien d’ autre qu’une collection de lieux communs et de clichés à la vacuité à peine camouflée par un certain jargon économique, "stagflation", "Schumpeter" etc...
Mais commençons par le début :
" Nous donne-t-on le choix entre..." Mais qui est donc ce "on" dont vous nous parlez ? Si vous avez ses coordonnées, donnez-les nous, mon gars, et vous nous apporterez au moins une info intéressante !
Même remarque avec "Le marché ne semble pas prêt à supporter...". Mais qui est donc ce Mr Lemarché ?
"Le problème, dans une économie de marché..." Vous en connaissez d’autres, des économies, vous, aujourd’hui sur cette planète ?
"...une telle démarche n’est pas très favorable à l’évolution de l’humanité..." Mais, bon sang, mais qu’est-ce que vous savez de l’évolution de l’humanité, vous ? Vous êtes donc plus renseignés que les plus informés des biologistes ou des philosophes dont la science ne fait qu’augmenter la perplexité devant la vertigineuse complexité des choses ?
Et vous avez l’art d’assener les certitudes les plus simplistes avec une aisance qui force l’admiration : alors, comme ça, vous trouvez que le développement des techniques de "communications" a développé les échanges entres êtres humains, vous ? Allez-donc un jour goûter aux solitudes que l’on trouve dans certains milieux ou sur les sites de rencontres...
Mais finalement, je vous envie... et ce doit-être la jalousie qui me fait parler :
je vous envie d’avoir pour seul horizon le prix de la bouteille de vin, du soda ou du kilo de tomate, et de vous baser là-dessus pour savoir que le "système" a atteint "la limite" ; quand à moi, c’est quand je vois que l’humanité a été capable de vider les mers de leurs poissons que je me rend compte à quelle limite nous sommes arrivés, et à quel niveau se situe le problème !
Nul doute que je ne me sente plus malheureux, et moins rempli de certitudes que vous...
et, de fait, 1789, et la terreur qui a suivi, a été une boucherie qui n’avait rien de romantique, en effet ; celà n’est évidemment pas souhaitable, en aucun cas.
Mais quand au sursaut des Français que vous espérez généreusement, on aimerait vous donner raison et participer à cet espoir ; mais, après avoir vu comment se passent les élections chez nous, avoir constaté que les seule réactions populaires de protestations aux abus sont celles des corporations menacées dans leurs acquis, et que dans les sphères gouvernementales, entre autres, on ne trouve personne qui ait le caractère et le courage élémentaire d’oser échapper à la logique des clans et à la fatalité libérale de l’intégration européenne, par exemple, je reste profondément pessimiste.
extraordinaire ; votre discours aurait tout aussi bien pu être tenu dans un quartier populaire en 1780.
Question : vaut-il mieux que les choses s’aggravent encore pour préparer un basculement ?
En 1789, derrière une certaine aristocratie déchue, il y avait encore des élites et des couches populaires responsables et fières, et une certaine autonomie économique et culturelle du peuple. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Je suis d’accord avec vous : le pire, ce n’est pas de priver les gens d’argent, mais de les dévaloriser en détruisant leur autonomie, leur culture et leurs modèles identitaires, puis en les remplaçant sous prétexte d’"évolution" par des silhouette médiatiques postiches et pipées, "à la mode", définies uniquement par le fait d’être "branchées" et par leur aisance et leur niveau de consommation.
Le développement des téléphones portables pour ados en est un cas d’école chez nous, mais aussi tous les mythes de "libérations" sociales ; c’est aussi comme ça que l’on infecte et que l’on tue les cultures des pays du tiers-Monde et la télévision en est le vecteur le plus nuisible, évidemment.
Bien sûr que tout celà est de l’ordre du cliché et des vieilles rengaines, mais il n’y a rien de moins original et de plus permanent que les vérités de base, et celà ne les rend pas moins indispensables à comprendre.
La morale de tout celà, c’est que pour les peuples des cités et des banlieues démunies, Français ou non, mais aussi pour les peuples Africains et tous les spoliés du Monde entier, le pire serait de garder encore un quelconque espoir en les institutions officielles et autres organismes de même nature, en les Etats et les nantis qu’ils représentent, et de garder une quelconque illusion quand à leur bienveillance.
Il faut se rendre à l’évidence : les nantis et les puissants de ce Monde ne rendront aux "damnés de la terre" ce qui leur revient de droit que contraints et forcés, et il est inutile d’en appeler, non seulement à leur générosité, mais tout simplement à leur clairvoyance.
la réponse "occidentale" vous parvient hélas par l’intermédiaire des commentaires précédents et surtout du premier qui est très représentatif d’une certaine modernité toujours égale à elle-même dans son arrogante ignorance, sa stupidité crasse et son agressivité imbécile et déséspérante.
Je me souviens avoir vu Saïdata Aminata il y a deux ans, à Lyon. Elle avait à l’occasion assez fortement remis à leur place certaines "ayatollah" féministes, et c’était un régal de l’entendre parler...
Mais, à la voir venir en quelque sorte intercéder auprès de nous pour que s’arrête le désastre Africain, j’en avait ressenti un certain malaise : comme si l’Occident appartenait aux occidentaux, et comme si ceux-ci le maîtrisaient de quelque manière que ce soit !
J’avait un peu l’impression de voir Moïse s’adressant, non pas au Pharaon lui-même, mais au dernier des esclaves Egyptien, et lui disant : "délivre mon peuple !"
Et l’esclave de s’écrier : "Ah, mon brave, j’aimerais bien le délivrer, ton peuple, et aussi me délivrer moi-même par la même occasion, mais vois ma condition : je suis esclave comme toi ; et si je suis mieux habillé que les tiens et que je jouis d’un meilleur niveau de vie, c’est seulement que je suis un serviteur plus proche des Maîtres..."
Evidemment, en tant qu’ "actionnaires", en quelque sorte, nous sommes tous peu ou prou responsables de cette situation ; mais les gens un peu clairvoyants sont une telle minorité chez nous qu’il est exclu qu’ils aient jamais un pouvoir officiel ; et même s’il l’avaient, ils seraient tellement ligotés par l’institution qu’il ne pourraient en aucun cas aller contre le courant majoritaire et changer réellement les choses.
Mais c’est une question intéressante : qui est ici réellement le "Pharaon", dans ce système ? Personne en particulier et un peu tout le monde : c’est là un aspect particulièrement sinistre de tout cette prétendue "démocratie"...
Amicalement Thierry
PS : vous m’apprenez que le Sheikh Hamidou Kane serait encore de ce Monde , je l’ignorait. Son livre, "L’aventure ambigüe", est une merveille qui devrait être étudiée chez nous à l’école. Recevez mes sentiments les meilleurs, très sincèrement... T
...Comment un Africain, un Sud Américain, un Arabe peut-il avoir du respect pour l’ Amérique ? Mais pas seulement ceux-là : les Européens bien blancs, les Slaves, les Chinois et tout le reste de la planète aussi, ainsi que les Américains eux-même.
Et l’on peut transposer ce mépris de la majorité de l’humanité à tout l’Occident moderne, dont l’Amérique n’est que le représentant et le "champion".
Maintenant, quand à penser que celà n’est dû qu’au fait que l’Amérique se soit fourvoyée dans un choix politique précis, et qu’elle puisse s’en relever un jour, j’en doute profondément.
Je crois au contraire que c’est une évolution logique, naturelle des choses, littéralement fatale, fruit de son histoire et des prétendues "valeurs" sur lesquelles elle est fondée, et que son gouvernement actuel est beaucoup plus un symptôme qu’une cause.
Mais celà est tout aussi valable pour les autres pays occidentaux en général, et pour la France en particulier.
Merci pour cet article brillant, auquel je souscris absolument.