pour revenir à ce que je disait, une idée me vient à l’instant : quand on considère l’actualité en général, on a l’impression qu’il existe une stratégie de l’entreprise libérale mondiale, prédéfinie, et que les gouvernements
« élus » ne sont là que pour y intégrer leur pays respectifs,
comme les cadres d’une société privée sont là pour intégrer leur service à la politique de la « boite » ; une quelconque velléité d’indépendance serait tout simplement inimaginable et, le cas échéant, serait sanctionnée par un licenciement immédiat...
ah, y fallait pas, y fallait pas... signer... ah, y fallait pas, y fallait pas...voter !
Dans la mesure où ceci ne pouvait qu’arriver un jour, quel que soit le gouvernement élu, il serait temps de se poser la question de la valeur et de l’importance de nos votes, ainsi que de l’existence réelle de ces grands Pères Noël pour adultes que l’on nomme « Démocratie » et « République ».
Et dans la mesure où, référendum ou pas, la France est déjà soumise dans bien des domaines importants à l’autorité européenne sans que nous n’ayons jamais été consultés là-dessus, la question se pose aussi de l’autonomie et même de l’indépendance réelle de ce pays ; alors, avec la création de l’Europe, avons-nous, oui ou non, subi un putsch sans nous en apercevoir ?
D’ailleurs, pour voir plus loin que ce seul pays, quand on considère les « démocraties » occidentales en général, une chose frappe chez les dirigeants libéraux : ils sont toujours plus loyaux envers les doctrines auxquelles ils adhèrent et envers les gouvernements leaders de ces doctrines qu’envers leur propre pays et ses intérêts particulier, à l’image par exemple d’un Pascal Lamy dont on s’est toujours demandé dans quel camp il était quand, à l’époque, il représentait l’Europe aux cycles de négotiations du Gatt.
Il est tout à fait significatif que l’attitude d’indépendance d’esprit et de simple (mais admirable, bien sûr) refus d’un Président Chirac à suivre les USA dans une guerre illégitime ait été ressentie à l’époque comme une démarche exceptionnelle et presque hallucinante...
Il serait temps de nous faire une raison : tous ces grands dirigeants ne nous sont pas plus bienveillants et loyaux que ne l’est un berger envers ses agneaux quand il les prépare à la vente ; au demeurant, les politiques dirigent-ils encore réellement les choses en face de l’ordre économique ?
... mais par contre, personne ne s’est préoccupé de sauver et de nourrir les centaines de milliers d’Irakiens, bébés, enfants, adultes, femmes et hommes, qui sont morts des suites de presque dix ans de la guerre que les puissants de ce Monde leur ont livré sous une forme ou une autre (directe ou par embargo interposé), et sous des prétextes éhontés.
Ou, en tout cas, les quelques cas qui ont existé n’ont pas fait de scoop et n’ont intéressé personne...
Désolé, Noëlle ; votre histoire pourrait être sympathique dans un autre contexte, mais ici elle prend la figure typiquement occidentale et obscène de cette espèce de sentimentalisme larmoyant et indigne, à la manière de la SPA, de ces gens nantis et un peu snobs qui croient faire preuve d’écologisme et de charité en se préoccupant de quelques animaux, baleines ou non, mais en oubliant les innombrables humains démunis et souffrants qui gâcheraient le paysage de leurs rêves, tous ceux qui font les frais de notre beau progrès !
Mais évidemment les animaux dans leur innocence sont plus touchants et médiatiques que les populations entières de pauvres humains trahis et oubliés, abandonnés à leur condition misérable et déséspérée avec la complicité et la collaboration active ou passive de cette humanité nantie que l’on prétend « évoluée et moderne », et qui n’est que lâcheté, intérêt, ignorance et stupidité ; filme le zoo, coco, filme, ça c’est un scoop de premier ordre !
merci de cette brillante démonstration ; on aimerait en effet pouvoir choisir...
Mais, dans un cadre tout privé de style américain, n’y a-t-il pas également des exemples de ratés ? Je pense à certains exemples, révélés notamment par Michael Moore : des refus arbitraires de prestations par des société d’assurances privées américaines à des clients ayant cotisés, mais dans l’incapacité de se défendre légalement...
Quand le privé est en concurrence avec les services d’Etat, il se donne toujours les moyens d’être moins cher ;
mais, bizarrement, quand les services d’Etat sont démantelés au profit du privé, on assiste à la disparition de la concurrence réelle, même entre les différents opérateurs, par une uniformisation des prix et services ; et c’est alors que les prix de ces mêmes services entament leur vertigineuse augmentation...