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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 18 septembre 2010 10:35

    ddacoudre,

    Je pense qu’on ne parle plus de pauvreté quand on sait la somme pharaonique que les allocs représentent pour une famille polygame malienne, plus ce que rapportent les grands frères par divers deals clandestins. J’en ai l’exemple sous mes fenêtres tous les jours.

    Maintenant, incriminer le consumérisme qui fait que chacun de ces jeunes gens, tout en quittant l’école et faisant de séjours fréquents en prison, possède une belle voiture, une montre de prix, offre à sa famille des écrans-plats et des cuisines intégrées à l’occasion, et distribue génreusement aux petits frères qui font le guet de délicieux biffetons généralement du plus beau vert (donc de 100E), vous pouvez y aller.



  • armand armand 18 septembre 2010 10:29

    Je ne comprends pasl’acharnement de certains de gôoooche qui refusent l’évidence, même si celle-ci est présentée sous la forme la plus neutre qui soit.
    Oui, les familles polygames, où les mères sont des anaphabètes claustrées à domicile, les gosses livrés à eux-mêmes et en bande, secrètent tout au moins de l’incivilité et bien souvent de la criminalité.
    Le beauf alcoolique du quart-mode de nos provinces qui enceintre x nombre de concubines créé lui aussi une atmosphère criminogène.
    Ajoutons à cela la concentration de ces populations dans certains quartiers où elles trustent les logements sociaux et l’on obtient ce résultat.

    De plus, le facteur culturel est aggravé par l’importation d’une sous-culture des ghettos U.S. valorisant la violence, le bling-bling, le mépris des femmes, ainsi que de vagues justifications fondées sur les comptes à solder de l’époque coloniale et on obtient la situation présente.

    A mon sens il n’y a même pas de débat sur ce constat.
    C’est à propos des solutions que les tendances politiques et philosophiques de chacun divergent.
    Personnellement (j’habite depuis VINGT ANS un de ces quartiers, et j’ai pu assister à la transformation de l’environnement humain par injections massives de ces familles sud-sahariennes) j’aurais tendance à privilgéier l’éducation, mais cela implique rétablir une discipline de fer dans nos établissement, et des travauilleurs sociaux habilités à intervenir au sein même des familles.
    Plus généralement, je mettrais déjà fin à cette anomalie qui consiste à récompenser les familles nombreuses en limitant les allocs à trois enfants au maximum (ou en les supprimant entièrement, austérité budgétaire oblige).
    Et pou finir (mais c’est là un autre débat) je casserai la spirale des prix de l’immobilier afin que les grandes villes, Paris surtout, cessent d’être polarisées entre pauvres immigrés dans les HLM, riches bobos ou jeunes cadres subventionnés par leurs familles dans le logement libre, et les classes moyennes.... rejetées en périphérie.



  • armand armand 17 septembre 2010 12:02

    Désolé, Samir, je ne suis pas Tall...

    Le wahhabisme s’est développé au XVIIIe siècle déjà. On sait qu’Abd-ul Wahab, qui a donné son nom à cette secte, naquit en Arabie, dans le Nedjd, vers 1691.Comme vous le savez, il y a toujours eu lutte entre visions tolérantes et apaisées et formes radicales et guerrières au sein de l’Islam.
    Les Anglo-Saxons les auraient-ils aidés par la suite ? Forcément, dès lors qu’ils voulaient avoir accès à la manne pétrolière, qu’ils se sont servis des moudjahidine contre l’URSS en Afghanistan comme d’un monstre de Frankenstein.
    Il y aurait sans doute à comparer les ressemblances entre l’évangélisme républicain et le wahhabisme. En tout cas les A-S ont toujours apprécié, chez les wahhabites, leur goût pour le capitalisme.



  • armand armand 17 septembre 2010 11:47

    Birdy,

    Votre raisonnement décrit effectivement une réaction clanique : dans tout conflit entre musulman et non-musulman, le musulman a toujours raison.
    Le journal kémaliste Hürriyet a bien expliqué ce phénomène au sein de l’AKP en Turquie : quand il y a conflit entre musulman et musulman, on ne dit trop rien ; quand il y a conflit entre musulman et chrétien (comme en Tchétchénie ou en Bosnie) on se contente de quelques regrets ; quand il y a conflit (infiniment moins meurtrier) entre musulman et juif, alors là aucun langage n’est trop extrême pour dénoncer.

    Il faut comprendre aussi que l’Islam, pendant la plus grande partie de son histoire, et dès les origines, a été conquérant. Alors que le christianisme est passé par quatre siècles a être persécuté comme religion d’esclaves, et le judaïsme, par des siècles encore plus nombreux en exil, à n’exister que par le bon vouloir des puissants.



  • armand armand 17 septembre 2010 11:42

    Tout est un problème d’époque et de contexte. Le Coran n’est pas seulement une révélation, mais un livre de combat non seulement idéologique et spirituel, mais politique aussi. Comme en d’autres temps l’Ancien et le Nouveau Testaments.
    De même, l’inspiration divine (si l’on y croit) choisi un prophète qui est le plus à même de faire passer son message dans le contexte donné, avec l’idiome qui convient. Un Jésus, prédicateur non violent, prêchant devant un nombre limité de disciples, n’aurait eu aucune audience au VIIe siècle AD en Arabie. De même, un Mahomet, marchand et chef politique et guerrier, n’aurait pas tenu trente secondes devant les autorités provinciales romaines au Ier siècle.
    Le danger, en Islam, vient des wahhabites littéralistes et assimilés, car il y a toujours eu des écoles d’interprétation du Coran depuis les premiers califes. Malheureusement ces wahhabites détiennent les richesses pétrolières, la bienveillance des grandes puissances, et financent partout dans le monde des écoles à leur dévotion. C’est eux, ainsi qu’une forme apparenté de littéralisme, pratiqué dans les madrassas de Déoband en Inde du Nord, qui sont à l’origine des talibans.
    Personnellement, je ne souscris à aucune diabolisation de l’Islam, dont les textes et les grands penseurs sont aussi éclatants que ceux des autres grandes religions. J’incrimine en revanche un acharnement à promouvoir des signes extérieurs caricaturaux (tout régime islamiste, dès qu’il arrive au pouvoir, se dépêche avant tout de bâcher les femmes et d’interdire l’alcool). J’ai le même reproche à adresser aux Juifs orthodoxes, mais ils sont infiniment moins nombreux.
    Et je trouve que les musulmans normaux seraient bien avisés de ne pas se sentir agressés chaque fois qu’on s’en prend aux pratiques extrémistes. Un peu comme si tous les cathos criaient à l’anticléricalisme chaque fois qu’on critique la mouvance de Mgr Lefebvre ou l’évêque Williamson.

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