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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 31 mars 2011 12:28

    "Proposer de surtaxer les produits bon marché que nous importons notamment de Chine pour financer nos dépenses sociales signifie faire financer lesdites dépenses par ceux qui achètent majoritairement ces produits : c’est-à-dire les plus pauvres d’entre nous.« 

    Argument fallacieux... Employé par les géants comme Wal-Mart pour se justifier. d’abord les plus pauvres d’entre nous le seraient moins s’ils bénéficiaient encore d’emplois correctement payés et n’étaient pas réduits au chômage ou à des salaires bloqués du fait de cette concurrence mondiale.
    Surtaxer les importations de textiles, notamment, de Chine permettrait de conserver, voire de réinmplanter une industrie digne de ce nom.

    Les libre-échangistes, outre qu’ils oublient cette vérité première qui veut que tout se paie d’une façon ou d’une autre, notamment en frais de transport et en pollution ( »What is far fetched is dearly bought" disaient les jeffersoniens), feignent d’oublier qu’un corps social n’est pas apte à une requalification permanente en fonction des exigences du marché mondial. Il y aura toujours des travailleurs qui ne seront pas recyclés dans les activités à forte valeur ajoutée. Et les transformer en chômeurs professionnels, qu’on maintient sous perfusion pour leur permettre d’acheter quelques produits bas de gamme auprès des groupes qui sont responsables de leur infortune est le comble de la perversion.

    Quant au fond de l’affaire, le contrat social entre gouvernants et gouvernés est fondé justement sur la notion de protection. Contre des ennemis intérieurs et extérieurs, et cela devrait couvrir aussi les agressions d’une mondialisation pilotée par une hyper-classe dont l’unique motivation c’est son enrichissement effréné. Aucun traité ou accord supranational ne devrait avoir le pas sur les intérêts vitaux de la nation.



  • armand armand 31 mars 2011 12:14

    Tenez, pour une fois j’offre une fleur à Ariane pour sa belle prose au service d’une saine indignation. Une fois n’est pas coutume !
    Quelques grains de sel...

    Le nucléaire est-ce vraiment le fait des banksters, ou de ce sacro-saint productivisme et technolâtrie qui nous fait trouver normal de construire des immenses centres potentiellement destructeurs de toute vie simplement pour obtenir un peu plus d’énergie ? En d’autres temps, toutes les énergies convergeaient dans la construction de cathédrales...

    On me dira bien sûr (et on aurait raison) que les deux marchent la main dans la main...

    Anne Lauvergeon couchant au Crillon avec Besson ? Certes, c’est métaphorique, mais voyons, ma chère Ariane, Besson ne b...nde qu’avec des exotiques à peine sorties de la puberté.



  • armand armand 31 mars 2011 11:18

    C’était pour illustrer le dogme gouvernemental : pourquoi doit-on payer une taxe quand on revend ses lingots d’or, mais jamais quand on revend sa résidence dite « principale » ? Le ministre explique avec des trémolos dans la voix qu’un jeune couple qui a fait des sacrifices pour acheter doit pourvoir agrandir à l’arrivée du petit dernier sans être taxé. Dans les faits, je vois plutôt un nombre impressionnant de personnes qui profitent de la flambée à Paris pour engranger des centaines de milliers d’euros de PV sans payer un rotin et s’expatrier en province (moins cher) ou se mettre en location.
    Ma thèse c’est que le gouvernement roule pour les 10% de Français les plus nantis, rejoints par ceux qui estiment que le sort de ces 10% pourrait un jour les concerner. Et que le socle de la richesse vertueuse, aux yeux du gouvernement, c’est la propriété immobilière. Donc, cadeaux fiscaux en tout genre pour les proprios, et haro sur ces mauvais citoyens des classes moyennes qui osent se maintenir dans le social au lieu de contracter des crédits à 25 ans.

    Quant au regroupement dans les grandes villes, le prix joue un rôle prédominant : dans les quartiers centraux à Paris il est impossible de louer si on n’est pas cadre - d’où la sureprésentation des jeunes dans la finance et l’informatique. Et il est désormais impossible d’acheter si on n’a pas un famille riche derrière (comme ces jeunes cadres sont le plus souvent issus de familles friquées, qui ont pu payer leurs études, ils peuvent continuer à un bénéficier). Et on peut ajouter la véritable razzia des étrangers fortunés sur les pieds-à-terre dans le centre de Paris, touchant parfois le tiers des ventes dans l’arrondissement.



  • armand armand 31 mars 2011 10:58

    titi :

    La mixité sociale ce n’est pas la juxtaposition des plus pauvres et des aisés, c’est réunir dans un même immeuble ou quartier cadres, retraités, employés, familles, célibataires, etc. C’est à dire ce qu’on trouvait couramment il y a vingt ans.



  • armand armand 31 mars 2011 10:55

    Merci de cet exposé d’un système ubuesque, bien à la française, qui complique encore plus la donne.
    Les bénéficiaires « indus » des logements sociaux en région parisienne (et à Paris intramuros n’en parlons pas !) ne peuvent pas se loger dans le privé, car, à l’instar de toutes les classes moyennes, ils sont désormais trop riches pour le social, trop pauvres pour payer les prix exorbitants du marché dit « libre ».
    Et un gouvernement qui se dit de droite, dans un sursaut d’indignation, les matraque avec des surloyers qui peuvent, dans de nombreux cas, doubler la somme à débourser du jour au lendemain.

    Ces complications sans issue, tellement les acteurs, mairies, administrations, usagers, sont engagés dans un dialogue de sourds, résulte de l’incapacité fondamentale de ce gouvernement à prendre à bras le corps la crise du logement.
    Le tabou numéro un de l’Etat UMP c’est la moindre contrainte envers les propriétaires : refus de tout plafonnement des loyers, refus de toute mesure coercitive pour remettre sur le marché des immeubles laissés vides, souvent par de gros institutionnels (comme dans l’affaire d’AXA ) ; en même temps, des faveurs fiscales effarantes comme le dispositif Sellier, et le refus de taxer les plus-values des résidences principales. Cela fait de l’immobilier un instrument de spéculation idéale.
    En face, les mairies et les comités d’attribution, privilégiant des facteurs purement sociaux, contribuent à cet évincement des classes moyennes en attribuant des logements sociaux aux nombreux bénéficiaires du regroupement familial.
    Résultat de cette politique : le centre ville est réservé aux plus riches avec un saupoudrage de pauvres, souvent immigrés.

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