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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 29 novembre 2007 23:30

    Désolé encore une fois, mais une grande partie de l’argumentation de carpdiem ci-dessus est tissée d’inexactitudes, de déformations, d’erreurs. Point de références précises, juste un fatras de lieux-communs, habituels lorsqu’on entend charger les Blancs de tous les méfaits et les Indiens de toutes les qualités. En somme l’avatar actuel du mythe du bon sauvage.

    Il y a notamment des traces largement établies d’un état de guerre permanent entre tribus des plaines, consubstantielle même à leur art de vivre. Certes il ne s’agissait pas de guerres trop meurtrières, car un peuple de nomades ne doit pas épuiser ses forces dans des combats destructeurs. Mais on a des exemples de tribus entières dont la quasi-totalité des guerriers sont anéantis, les femmes et les enfants passés comme esclaves aux mains des vainqueurs. D’ailleurs, pourquoi voulez-vous que les Indiens fussent plus ’doux’ que tous les autres peuples de guerriers-nomades, les Mongols par exemple.

    Quant aux royaumes sédentaires de l’Amérique centrale, de véritables guerres de conquête sont attestées en abondance.

    Oui les Indiens ont été spoliés, oui les traités ont été brisés, oui il y a eu tentative d’imposer une culture et un mode de vie autres, à une époque où le relativisme culturel était quasi-inconnu. Il y a eu surtout incompréhension totale entre deux modes d’existence, et le choc a été cruel.



  • armand armand 29 novembre 2007 21:00

    Désolé Zen, il existe une comptabilité précise des morts au cours des affrontements et massacres qui ont mis aux prises Indiens et colons blancs. Et les Indiens arrivent en tête pour le nombre de morts infligés ; En particulier grâce qux terribles massacres du Minnesota vers 1862-3. De plus, lors des affrontements militaires, le plus souvent les Indiens infligeaint plus de pertes qu’ils n’en subissaient. En fait, la ’conquête de l’Ouest’ n’était pas une affaire jouée d’avance.



  • armand armand 29 novembre 2007 20:56

    Parlons-en de l’expression de Sheridan, justement, exemple parfait d’une phrase sortie du contexte. Sheridan débattait avec un chef indien, particulièrement belliqueux, qui essayait de l’amadouer en disant, ’moi bon Indien’. Et c’est alors que Sheridan lui a répondu que le seul ’bon’ Indien qu’il avait vu était un Indien mort...

    Ceci dit Sheridan a pratiqué contre les Indiens la même politique de terre brûlée et de famine qu’il a infligée aux sudistes, notamment dans la vallée du Shenandoah.

    Pour l’affaire des couvertures variolées, sans connaître la vérité sur l’affaire (ou les affaires) je pense qu’il faut se rappeler qu’avant la guerre de 1914-18 (gaz de combat) et, bien sûr, les chambres à gaz nazis, les belligérants à travers les siècles n’ont jamais répugné à balancer des cadavres porteurs de peste dans les villes qu’ils assiégeaient.Tenez, j’ai même lu que des agents secrets du Sud si chevaleresque ont projeté d’empoisonner les eaux d’un réservoir d’une grande ville du Nord pendant la guerre civile américaine...



  • armand armand 29 novembre 2007 20:41

    Chacun voit midi à sa porte. Dans mon pâté d’immeubles on donne des fêtes ouvertes à tous et une stricte minorité de familles immigrées viennent. C’est presque une caricature de l’entre-soi, et pas seulement chez les jeunes. De toute façon, l’outrance et la connerie de vos propos (faire un parallèle entre le prétendu ’racisme’ des français et la collaboration), elinea, discrédite votre argument.



  • armand armand 29 novembre 2007 19:29

    Intéressant, le parallèle mis en avant par plusieurs posteurs entre la ’racaille d’en haut’ et la ’racaille d’en-bas’. Ceci dit, dans la vie de tous les jours on est davantage affecté par les incivilités, les incendies, et la provocation visible de bandes encagoulées narguaant la police et, à, l’occasion, lui tirant dessus, que par les déprédations financières de Chirac and Co.

    Déjà en 1934 les ligues nationalistes manifestaient devant l’Assemblée aux cris de ’A bas les voleurs !’ Mais ce n’est pas parce que des politiciens véreux occupent la scène ou que nos structures étatiques laissent d’énormes fond d’investissement apatrides envahir l’économie et mettre à la casse nos industries qu’il faut laisser une situation quasi-insurrectionnelle ou tout au moins mafieuse se développer dans les quartiers. Quant à y voir des revendications sociales, si tel était le cas, on y trouverait tous sexes et âges confondus. Avez-vous remarqué d’ailleurs qu’on n’y trouve aucune fille, alors que tricoteuses et pétroleuses étaient légion dans les émeutes rouges depuis la Révolution.

    Les violences urbaines ont plusieurs causes, dont la non-moindre est tout simplement la tendance naturelle de jeunes mâles oisifs en bande à faire des conneries dans une surenchère de testostérone. Autrefois cette énergie était canalisée à l’usine et dans l’armée. Les traditions méditerranéennes qui laissent les mêmes jeunes mâles traîner dans les rues. Mais il est à signaler que dans les pays où ces usages ont cours, les interventions autoritaires depuis la police jusqu’aux pères et voisins suffisent d’ordinaire à maintenir l’ordre. A une époque où même les plus qualifiés et les plus diplômés sont mis en concurrence et subissent une précarité grandissante, de jeunes mâles qui ont déjà tandance à être glandeurs se découragent facilement, surtout si on développe chez eux un sentiment de victime.

    Pour finir, l’autorité se manifeste de nos jours par une politique perfide de portes fermées - on ne trouve pas de travail, on n’a pas accès à toute la consommation que chantent les médias, matinée de descentes ponctuelles des forces de l’ordre.

    Les délinquants n’ont pas le sentiment qu’en se plaçant hors la loi viendra s’abattre sur eux une pyramide d’autorités solidaires, depuis leurs propres familles, en passant par la police, voire même la troupe s’il le faut.

    Et j’ajouterait l’influence non négligeable d’une sous-culture de merdre recyclée des ghettos américains qui fait du prédateur un héros et du travailleur qui s’intruit un bouffon. Culture qui valorise aussi, nous le rappelle notre innénarable ministre de l’économie, le capitalisme et la richesse

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