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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 23 novembre 2007 23:05

    « Il faut être un irresponsable » pour ne pas comprendre que la voiture individuelle est un moyen de transport dangereux, polluant, et complètement inadapté aux trajets dans Paris intra-muros. Et il faut être d’une parfaite mauvaise foi pour se concentrer sur les incivilités des cyclistes (nombreuses en effet) et ne pas voir ce que je constate chaque fois que je traverse Paris à pied, en bus, à vélo : des bagnoles de plus en plus grosses garées n’importe où, n’importe comment, et grillant elles aussi allègrement les feux rouges à chaque carrefour. Ce sont des tares spécifiques à Paris, tolérées par une préfecture toujours pro-bagnole, et que n’admettrait aucune autre capitale européenne.

    Ceertes, chaque catégorie, se posant en victime, en rajoute dans le défi stupide à un code de la route prévu, faut-il le rappeler, pour sauver des vies. Les deux-roues à moteur font n’importe quoi, organisant des manifs de masse dès qu’on parle répression. Les vélos, les plus vulnérables, faut-il le rappeler, s’imaginent trop souvent que les feux, les sens, les trottoirs ne s’appliquent pas à eux. Depuis qu’on à épinglé multispaces et 4x4 on n’en a jamais vu autant.

    Pour ma part, malgré quelques ratés, je trouve le système vélib intéressant, pratique, mais toujours en rôdage. On voit bien que de nombreux néo-cyclistes ne sont pas encore maîtres de leur bécane. Mais une demi-heure de vélo par jour ne ferait pas de mal aux grosses bedaines qu’on voit pressées contre le volant aux heures de pointe.

    Quant à moi, je me sens parfaitement dans mon bon droit : je respecte les feux, même à six heures du mat’, n’emprunte jamais les trottoirs, ne change jamais de file de façon abrupte. En échange de quoi je constate un général un comportement courtois de la part des automobilistes et chauffeurs de bus (souvent des assauts de politesse aux guichets du Louvre : passez le premier... non je n’en ferai rien...etc.) Ce qui compense les taxis et les vespas, uniquement préoccupés de vitesse et imaginant que la chaussée leur appartient.

    Certaines réactions, dont celle de l’auteur de cet ’article’ sont dignes du ’nouveau beauf’ de Cabu. Pourquoi ne pas râler contre les piétons, pendant qu’on y est ? Tout cela est prétexte pour attaquer Delanoë, souvent à l’aide de jeux de mots douteux. Je suis le premier à reconnaître qu’il a échoué devant le point noir fondamental de la vie parisienne : la crise du logement, obligeant des milliers de gens à habiter loin... et à se servir d’automobiles pour venir travailler. Mais j’entends déjà les cris des ultra-libéraux s’il tentait (mais il n’en a pas le pouvoir, hélas) les seules mesures efficaces : blocage des loyers, taxations des plus-values spéculatives.



  • armand armand 22 novembre 2007 23:01

    Je crois qu’on oublie une différence fondamentale : la Pirro a fait ses armes dans le système, s’en est servi, appuyant sur tous les boutons qu’il fallait. Dati ne doit son ascension qu’à la seule faveur présidentielle, et se drape constamment, dès qu’elle se sent interpellée, dans son rôle de ’missa dominica’ de Sarko 1er. Car elle n’a ni l’expérience, ni la carrière qui eussent pu en faire une ministrable. Sa seule légitimité est celle d’être choisie par celui qui estime que son pseudo-plébiscite à 54% lui donne le droit de renverser les corps constitués, pratiquer la ’rupture’ - tout d’abord générationnelle, en promouvant de jeunes inconnus.

    Il est flagrant qu’une issue acceptable à la crise des régimes spéciaux devra beaucoup aux talents de Xavier Bertrand. J’augure mal, en revanche, des conflits de justice et d’éducation avec des ministres jeunes et inexpérimentées comme Dati et Pécresse, toutes deux, exclusivement, les ’voix de leur maître’.



  • armand armand 22 novembre 2007 20:58

    Il y a toujours eu des agents provocateurs (mention spéciale sous le 2nd Empire quand des sergents en civil allaient construire une barricade, casser des lenternes, et, dès que des excités, croyant à la révolution, se pointaient, s’esquivaient et laisser les gardes mobiles charger). Plus récemment il y a eu des cas célèbres, abondamment évoqués ci-dessus. Il y a eu des excités ^côté grévistes aussi, croyant que le moindre grief social les autorisait à se défouler. On ne sait rein encore des auteurs des sabotages récents. L’important c’est d’éviter d’en prendre prétexte pour diaboliser soit le gouvernement, soit les syndicats.



  • armand armand 22 novembre 2007 20:52

    OK-je reconnais que je visais avant tout les grosses sociétés. Pour beaucoup de PME il existe néanmoins un gros problème culturel : les apriori de certains patrons concernant les étudiants, la tendance qu’ont beaucoup (j’en connais, certains de mes meilleurs amis en sont, comme on dit.... ) à travailler exclusivement en famille, sachant parfaitement, dans certains cas,que le ’parent’ n’est pas ce qu’il y a de mieux. Du côté des étudiants (et des jeunes) la vision de certains commerces et PME comme ringards (regardez les difficultés qu’il y a à trouver des bouchers...).



  • armand armand 22 novembre 2007 10:27

    Au contraire, je souscris tout-à-fait à ce jugement. L’entreprise française envoie à la retraite (et à la pré-retraite) nettement plus tôt que dans n’importe quel autre pays. C’est du n’« importe quoi » cette réalité chiffrée ? L’endogamie des dirigeants qui leur font préférer envers et contre tous ceux qui sont issus des mêmes écoles (et des mêmes familles, car nous sommes au royaume des ’fils—papa’), du n’« importe quoi » aussi ? L’incroyable et obscène droit de pillage que les dirigeants français s’attribuent généreusement sur leurs propres groupes, dans la plus parfaite opacité, à travers leurs ’golden-machins’ de toutes sortes, du n’« importe quoi » ? La concentration honteuse de sociétés aux activités incompatibles entre les mains des Pinault, des Lagardère, du n’« importe quoi » j’imagine ? Nous avons le patronat le plus bête du monde, bien représentée par la chef du Medef qui, avec sa charmante frimousse, profère des âneries dignes d’une tête de linotte.

    J’en conviens qu’une grande partie de leur suffisance vient des liens incestueux nourris depuis toujours entre la haute fonction publique et les grands groupes. Cette façon de se défausseur sur le contribuable quand on fait des fautes de gestion énormes, et de privatiser les bénéfices quand tout va bien.

    Les vrais entrepreneurs n’en sont pas à rechercher une adéquation tatillonne entre diplôme et fonctions (appelées à changer rapidement à notre époque), ni à se laisser obnubiler par le nom de l’école.

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