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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
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Derniers commentaires



  • armand armand 17 novembre 2007 10:39

    En fait, les situations s’inversent entre la France et les USA, pour des raisons bassement commerciales d’ailleurs : on a un cinéma d’auteur qui peut détonner et aller à contre-courant, mais la télé doit être consensuelle. Voyez comment on plébiscite les séries lisses comme Julie Lescaut, bourrées de bien-pensance, véritable hymne à l’entre-soi, et une oeuvre déjantée comme ’Police-District’ passe à la trappe. Aux USA le cinéma doit rapporter et les cachets des stars sont tels qu’il faut plaire à tout le monde ou presque, tandis qu’il y a tellement de chaînes de télé et de ’niches’ de spectateurs qu’on peut largement varier les effets.

    Ceci dit, pour moi la grande époque de la série U.S. c’est les sixties, avec ’Star Trek’ (l’original !), toute une série de westerns déjantés (’Mystères de l’Ouest’), sombres et humanistes à la fois (’Branded’, ’Cimarron’), ou comiques (’Bonanza’). Sans oublier, bien sûr, les séries fantastiques comme ’Twilight Zone’ et ’Outer Limits’.



  • armand armand 17 novembre 2007 10:28

    Post scriptum :

    Le roman de Roth est certes une fiction, mais rend bien compte des opinions qui s’exprimaient à l’époque. Et sa thèse d’une candidature possible de Lindberg n’a rien de farfelue - les candidats connaissent souvent une ascension météorique à peine quelques mois avant les conventions.

    Quant à l’antisémitisme aux USA, il prenait souvent des aspects inattendus : un Juif pouvait être juge à la cour suprême alors même que les Juifs étaient exclus de certaines fraternités universitaires par accord tacite (’gentleman’s agreement’ - titre d’une film sur le sujet). Le Ku Klux Klan était violemment antisémite alors que les Juifs étaient mieux intégrés dans le Sud que dans le Nord quelques années plus tôt - le secrétaire d’Etat confédéré J.P Benjamin était juif, alors que le général Grant était profondément antisémite...)



  • armand armand 17 novembre 2007 10:20

    Je rejoins Tall ci-dessus : difficile d’appliquer un jugement sur les idées de personnes qui ont vécu à une époque toute différente. Et j’ajouterais que croire en la différenciation hierarchisée des races et même des classes sociales, la norme il y a cent ans, ne se traduisait pas nécessairement par l’envie de supprimer telle ou telle catégorie. Dans la Résistance il y eut autant de militants de la droite classique que de la gauche, et le colonel de la Rocque vaut bien Rol-Tanguy (j’ai autant d’admiration pour lun que pour l’autre).

    Il est certain que depuis la Shoah et la chute du Communisme on part du principe que certaines idées tuent.

    Soit dit en passant il y a l’antisémitisme religieux qui avait cours en Russie notamment - un Juif converti devenait alors ’Russe’ bon teint. Et l’antisémitisme biologique qui conjugue le racialisme du XIXe siècle et quelques relents d’antisémitisme catholique : en efet, ce sont les Espagnols, après la Reconquista, qui ont ’inventé’ l’idée qu’il ne suffisait pas aux juifs et aux musulmans de se convertir, que la ’tare’ originelle durait plusieurs générations.

    Cet antisémitisme racialiste s’est spécialement développé en Allemagne où, bien avant Hitler, le bon Guillaume II exprimait à peu de choses près la même idée. Soit dit en passant, on a tendance à oublier que le plan de guerre allemand en 1914 impliquait l’annexion de la France jusqu’à Dijon ! Alors qu’on arrête de renvoyer dos-à-dos les adversaires en ’14 et de compter le sacrifice de centaines de milliers de jeunes Français pour une boucherie absurde et inutile !

    Mais je m’égare : Lindberg sufait sur l’incroyable débat des idées aux USA à l’époque, comprenant, on s’en doute, les thèses les plus nauséabondes et pro-nazies. Voyez le roman de Philip Roth, justement, qui imagine la situation si Lindberg avait été élu prsident à la place de Roosevelt. Y entrait aussi l’authentique mécontentement de nomrbreux Américains au sujt de la participation U.S. à la guerre en 1917-1918. Cette entrée en guerre avait été imposée par Wilson avec des moyens extra-légaux (à la manière de Lincoln en 1861 et de Bush depuis 2003 !), malgré la grande sympathie que la plupart des Américains éprouvaient pour l’Angleterre et la France.

    Pour finir, pourquoi demander à un sportif une quelconque exemplarité en termes de choix politiques ? Comme une star de cinéma ou un artiste, son narcissisme et sa vanité le porteront là où il reçoit le plus de louanges. Voyez Leni Riefenstahl ou Arno Breker (ce dernier, sculpteur attitré d’Hitler, s’employant, néanmoins, à sauver toutes les personnes qu’on lui recommandait).

    On peut se permettre d’être beaucoup plus intraitable pour des intellectuels, et je m’élève toujours contre cette façon d’encenser Céline alors qu’on voue aux gémonies un Drieu qui, somme toute, était nettement moins virulent. Mais il y a des modes...



  • armand armand 17 novembre 2007 00:23

    C’est vrai que ne manquent que la découverte du plaisir sur les barricades et un second rôle dans ’Emmanuelle’.



  • armand armand 17 novembre 2007 00:18

    Merci à l’auteur pour sa démonstration de l’absurde, à Docdory pour ses analogies plus riches qu’il ne le pense : en effet, il y a bien des ’compositeurs’ modernes qui ont imaginé des symphonies silencieuses !

    La peur d’être comparé aux totalitaires d’antan, contempteurs de l’art ’dégénéré’, empêche certains de dire une évidence, l’’art’ conceptuel est souvent une imposture où la foutaise se combine au snobisme pour les délices masturbatoires de cénacles richissimes. Ce n’est pas de l’art, car celui-ci ne peut être séparé de savoir-faire, et consister en un ’statement’ incompréhensible à la quasi-totalité de l’humanité.

    Est-ce si surprenant que l’un des oligarques français les plus riches, typique de ces élites qui ont dynamité la tradition, soit un grand collectionneur de ce type d’’oeuvre’ ?

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