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armand

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Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

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  • Premier article le 21/09/2009
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Derniers commentaires



  • armand armand 30 juin 2007 21:30

    Sauf que l’histoire de ces pays n’a rien à voir, que les états-nations européens (la Suisse tout particulièrement, unifiée depuis sa révolte contre les Habsbourg au Moyen-Age) ne sont pas des royaumes de l’antiquité biblique ou des provinces de l’empire ottoman. Et que la dimension religieuse est singulièrement absente. Votre analogie, cher Paradisial, n’apporte rien.



  • armand armand 30 juin 2007 11:53

    @Gilles

    Je reconnais que des cas comme le dernier que vous citez me choque moi aussi. Et qu’Israël aurait intérêt, d’ailleurs, à se soucier des nouveaux arrivages russes marqués par la mafia, la combine, et la violence. J’ai entendu des Israëliens, pourtant nationalistes, qui disent craindre plus les Russes que les Arabes. S’il faut creuser un raisonnement qui, in fine, n’apporte rien à la solution possible de la crise actuelle, les populations arabes aussi ont été mobiles dans cette région, comme les sunnites irakiens qui ne sont venus d’Arabie qu’au début du XXe siècle. Et je répète, les échanges de population pour tragiques qu’ils sont, ont été monnaie courante. Si la Grèce ne réclame pas à la Turquie le retour en Asie Mineure de ses ressortissants, chassés en 1920 au cours de massacres bien plus sanglants qu’en Palestine, on voit mal pourquoi ce que je qualifiais d’« abscès de fixation » ne peut être vidé. Je soupçonne que du côté d’arabe le refus viscéral de l’existence de toute état non-musulman (ou non-gouverné par les musulmans) en terre jadis islamisée joue un rôle. De même, la contradicition entre un pan-arabisme et pan-islamisme de façade et, sur le terrain, un communautarisme aggravé (voyez l’extrême difficulté à obtenir la citoyenneté libanaise, par exemple). De côté israëlien, un raidissement paranoïaque, alimenté, certes par le terrorisme, et le refus de considérer que le nationalisme palestinien, même de fraîche date, même s’il a été conçu en réaction-miroir au sionisme, est aussi légitime que le leur.

    De toute façon, la goutte d’acide du nationalisme, qui, versée sur l’Europe au XIXe siècle et notamment en France avec l’affaire Dreyfus, a provoqué une réaction en chaîne. Dès lors que chaque ’peuple’ devait avoir sa ’nation’ se définissant notamment pas l’exclusion des éléments allogènes, les Juifs, chassés ou mis en cause, dans les pays où ils pouvaient s’estimer assimilés, allaient forcément développer le leur.



  • armand armand 30 juin 2007 10:54

    Je serai toujours surpris par l’acharnement de certaines personnes de goût, sensibles à l’art, à la musique, à la beauté ainsi qu’à la philosophie la plus profonde, à défendre mordicus les régimes les plus frustes, les plus acharnés à détruire ce qu’ils aiment... Mais l’être humain est complexe, n’est-ce pas ?



  • armand armand 30 juin 2007 10:27

    La politique de toutes les grandes puissances à l’époque (comme toujours) a été marquée par des revirements, des pressions exercées (ne me dites pas que ça n’arrive plus...). Et la ’majorité automatique’ pro-arabe dans l’enceine de l’ONU actuel n’est pas moins contestable que l’nfluence exercée alors et maintenant par les Etsts-Unis.

    La GB avait créé le problème palestinien en faisant des promesses à droite et à gauche avant de se ranger plutôt dans le camp de ses proégés jordaniens. La manière dont les britanniques ont fait et défait des royaumes, tracé et retracé des frontières depuis Lawrence d’Arabie ne milite pas en faveur de la cohérence de leur position. Rappelons aussi que les Etats-Unis étaient initialement moins moins favorable au projet que ne l’était l’URSS.

    Je rappelle à Gilles q’il y avait (beaucoup) de Juifs en Palestine depuis le XIXe siècle en tout cas, et que le projet initial ne prévoyait absolument pas la moindre spoliation des habitants non-juifs. Qu’il y a eu des dirigeants arabes dans un premier temps pour accueillir le projet sioniste comme une aubaine pour la région. Que les partitions, échanges de population et autres tragédies ont été monnaie courante à traver le monde dans le sillage de la Deuxième Guerre Mondiale, et que bizarrement ce n’est qu’en Palestine qu’on a entretenu cet abcès de fixation jusqu’au présent.

    Pour finir, dans le contexte particulier de 1948, il semble normal que les deux grandes puissances qui avaient vaincu le nazisme n’allaient peut-être pas laisser les armées arabes, qui n’en faisaient aucunement mystère de leurs intentions, claironnées sur toutes les radios, finir le travail d’Hitler.



  • armand armand 30 juin 2007 10:08

    @Gazi

    Bien reçu - toujours le même discernement et finesse dans vos jugements !

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