• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

armand

armand

Enseignant à l’Université après avoir exercé un certain nombre de métiers divers et variés ; convaincu que la culture peut encore améliorer l’homme - ou tout au moins lui permettre de vivre en paix avec ses semblables.

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2009
  • Modérateur depuis le 16/10/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 6 7259 279
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 11 7 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique









Derniers commentaires



  • armand armand 29 juin 2007 14:51

    @Gazi

    Vous avez tout-à-fait raison en théorie, mais je pense qu’il est normal de juger un arbre à son fruit, et le mouvement communiste à l’aune de tous les cas (sans exception) où de tels mouvements sont arrivés au pouvoir. A moins de considérer que le communisme ne vaut que comme ferment, comme manière de contrebalancer la toute-puissance capitaliste. Mais tel n’était pas le cas il y a vingt-trente ans. Les gentils althusseriens ont fait les Pol Pot. Les marxistes que je côtoyais à l’université il y a vingt-cinq ans ne faisaient aucun mystère de leur projet totalitaire, une fois parvenu au pouvoir. Et s’ils pouvaient s’affronter entre trotskystes et communistes orthodoxes, ils communiaient tous dans la même célébration de la révolution bolchevique. Malheureusement, comme Kohmeini ou Hitler, les totalitaires en règle générale appliquent leur programme une fois parvenus au pouvoir. C’est pour cela que je n’ai aucune sympathie pour eux quand ils sont dans l’opposition.



  • armand armand 29 juin 2007 10:10

    Bien vu, Zen,

    Dans ma propre expérience j’ai remarqué que les seuls étudiants qui tirent facilement leur épingle du jeu sont ceux qui sortent d’un milieu familial aisé, cultivé, pas nécessairement universitaire, mais fournissant à leur progéniture une culture générale (musique, biblio familiale, sujets de conversation, amis, etc.). J’ai une jeune collègue, normalienne, 2ème à l’agrég’, qui a tellemen baigné dans une ambiance culturelle depuis sa naissance qu’elle a trouvé les concours assez faciles. Bien entendu, elle est remarquablement intelligente et a trouvé moyen de travailler les sujets qu’elle aime grâce à la plus grande ouverture de la fac actuelle (culture populaire, cinéma, BD).

    Les éudiants issus de milieux plus modestes arrivent souvent en fac dépourvue de la culture générale qui forme un socle indispensable à tout travail de recherche. Je me souviens d’une jeune fille qui voulait faire un mémoire sur les relations hindous-musulmans en Inde mais ignoraient tout des deux religions, même et y compris si Muhammad était ’avant’ ou ’après’JC !Elle est parvenue héroïquement à combler des lacunes en un temps record. Mais ce n’est pas à la fac de fournir ce socle. Et les étudiants (il y en a) qui y arrivent tout seul, par curiosité, dans les bibliothèques et sur internet, il y en a, bien sûr, mais c’est une minorité.



  • armand armand 28 juin 2007 23:54

    Quelle virulence ! C’est vrai qu’avec le surnom de Pomponette, on doit charmer les fiancés. Il me revient une chansonette qui avait cours à la fin du XIXe siècle :

    "Il a mené Pomponette chez Vachette, au Cabinet Vingt-Deux, Et c’est là que bien avant la bisque il se risque, à lui déclarer ses feux !"



  • armand armand 28 juin 2007 20:59

    Cher Gazi ,

    Vous devez connaître, sans doute, les ultimes gardiennes de la culure ladino (a ?)-les très-vieilles dames qui se retrouvent tout au long de l’été au dernier palace décati encore accessible au commun des mortels sur Prinkipo, le Büyük Splendid Oteli. Elles vous jaugent, discutent entre elles en ladino, en turc, ou en français si elles pensent que vous n’êtes pas francophone. Au bout de deux ou trois saisons certaines accepteront de vous dire bonjour et échangeront menus propos avec vous. Leur amitié se mérite ! Les premières fois que je fréquentais ce lieu (j’ai une prélilection pour l’architecture baroque d’ l’île, et n’entendre passer qe des « faetons » pendant plusieurs jours est devenu nécessaire à ma santé !)je pensais qu’il s’agissait de princesses ottomanes.

    Je ne suis pas surpris pour Yediküle - ce lieu est magique ! J’avais parcouru tout le circuit de murailles terrestres il y a une vingtaine d’années (déjà !) quand j’ai rédigé un petit ouvrage sur le siège de 1453. C’était bien avant les restaurations et surtout, la construction de l’atroce autoroute. Un groupe de terrassiers m’ont pris en amitié et nous avons grimpé sur les murs, exploré les éboulis, qui n’avaient pas l’air d’avoir beaucoup bougé en cinq siècles. L’un des ingénieurs, comme si le siège ne datait que de la veille, me dit : "Beaucoup d’hommes sont morts ici !.



  • armand armand 28 juin 2007 18:42

    Excellente analyse, Gazi. Il serait opportun aussi de voir les dégâts terribles que l’argent séoudien, au service des wahhabis et de leur internationale djihadiste, a provoqués au Pakistan, cette terre qui est à l’épicentre du choc actuel. Dès le XIXe siècle, les produits des madrasas rigoristes de Déoband se sont efforcés de détruire tous les Islam hétérodoxes, syncrétistes ou simplement tolérants. La culture achrafie du nord de l’Inde, certes hédoniste et aristocratique, dont la branche chiite a fait de Lucknow une ville phare dans l’histoire de la civilisation, est l’une de leurs principales victimes.Mais l’argent et le prestige séoudiens ont centuplé l’influence de ce courant.

    De plus, les wahhabis ont joué et amplifié ce que Naipaul appelle ’la névrose primaire du converti’, en sommant les musulmans de tous les pays dont la civilisation d’origine n’était pas arabe, de reconnaître comme seule source de légitimité l’Arabie, jusqu’à s’inventer des ancêtres arabes. Et cela dans le cadre d’une religion qui ignore justement la notion de nationalité et d’origine !

    Même Iqbal y succombe progressivement dans ses écrits, plaçant l’adjectif « hedjazi » au sommet de son échelle de valeurs.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Culture Religions

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv