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  • arturh 24 mars 2009 09:47

    Il ne faut pas se tromper sur la stratégie des nationalistes dans la défense de Colonna. En effet, des gens qui ont assassiné Erignac déconsidèrent un mouvement nationaliste qui était déjà largement déconsidéré en Corse, où il n’est soutenu que par une minorité de la population, en particulier celle qui se considère d’origine corse.

    En adoptant une stratégie de dynamitage du procès en appel, avec pour seule finalité de partir en cours de procès, la première partie à réussie. Colonna, qui est maintenant devenu l’otage des nationalistes en est la première victime. Il ne sauvera ni sa liberté, ni sont honneur. Il a maintenant réussi le tour de force d’être d’abord victime de sa propre bêtise, qu’il n’a même pas la possibilité de regretter comme les autres participants au meurtre, il est la victime des autres membres du commando qui pensaient "normal" à l’époque d’assumer cet acte, et il est maintenant victime de la stratégie de toute la mouvance autonomiste qui cherche à se refaire une virginité sur son dos en essayant de faire oublier sa stratégie de violence et dénonçant l"Etat colonialiste français".

    La deuxième partie va maintenant se jouer en Corse. La stratégie d’agitation des nationalistes dont on voit qu’ils ont choisi en particulier Agoravox pour l’exprimer, va maintenant se dérouler de la manière suivante. Inutile d’expliquer ici que quiconque en Corse oserait maintenant exprimer publiquement une autre opinion que l’innocence de Colonna est en danger de mort.

    Mais la stratégie des nationalistes n’est pas uniquement de faire taire. Elle est de retourner le but du procès en jouant le "procès français contre la Corse". Dont tous les articles qu’on a lu sur Agoravox en particulier à ce sujet, dont celui ci, comme le conclut l’auteur de l’article.

    En effet, il va maintenant s’agir de faire du procès en appel pour Colonna une "victoire" : la "victoire", c’est que les nationalistes ont réussi par leur opération à faire oublier qu’il s’agit de juger les accusés d’un meutre lâche où un homme s’est approché d’un autre par derrière et lui a tiré une balle dans la tête au nom de la Corse, pour faire comme si c’était l’exemple d’un procès injuste qui est fait par les continentaux à tous les corses.

    A partir du jugement, tout individu qui oserait dire qu’il y a eu un procès en appel juste pour Colonna, que les charges retenues contre lui n’ont pas été démenties et qu’il est bien le meutrier d’Erignanc est en danger de mort en Corse.

    Mort, où est ta victoire....

    Finalement, l’indépendantisme en Europe, en Corse, par exemple, ou au Pays basque, ce n’est plus que ça, la victoire de la mort.

    C’est la raison pour laquelle même si les mouvements indépendantistes vont survivre, en particulier en Corse, ils sont maintenant définitivement vaincu, parce quelque soit leur manière de s’y prendre, finalement ils n’ont plus que la mort comme programme pour se survivre à eux-mêmes. 

    Il n’ont rien d’autre à proposer finalement, que la mort.



  • arturh 23 mars 2009 18:51

    Ce n’est pas n’importe qui qui a témoigné contre Colonna dès les premiers interrogatoires. Et des témoignages concordants. Par des gens qui ne sont pas n’importe qui. Essayer de démontrer que ces gens ont pu céder à des pressions policières, ça ferait bien rigoler si toute cette hiustoire n’était pas une tragédie. Des durs de l’indépendance corse qui se mettrait à table sous la pression, qui plus est pour accuser une autre farouche partisan de l’indépendance corse et de la lutte armée pour y parvenir.

    Le préfet et bien mort. Et pas n’importe comment. D’une balle dans la tête tirée par derrière à bout portant. Et c’était longuement prémédité. C’est pas n’importe qui qui peut faire ça.

    Ca ne se passe pas comme dans un épisode de Navarro. A cette distance, le sang gicle et éclabousse le tireur. Il faut être un dur pour arriver à faire ça. Dire que les gens qui ont fait ça ont pu céder à des pressions policiaires, ce serait risible, si ce n’était pas tragique, avec un mort pour rien, avec des gens qui ont dit froidement : c’est Colonna qui a tiré, puis et un lâche incapable d’assumer ce qu’il est et ce qu’il a fait, avec un pathétique "je n’ai rien à voir avec ça".

    Ces gens sont la honte de la Corse, ils font honte à la très grande majorité des Corses.

    A juste titre.



  • arturh 14 décembre 2008 10:53

    On peut aussi remarquer que ceux qui voient "la fin de la démocratie" seraient bien en peine pour situer son début.

    C’était quand le "début de la démocratie " en Europe ? Le 6 juin 1944 ? Parce qu’il semble bien que "avant" 1944, c’était pas vraiment "la démocratie" en Europe... 

    Dans ce cas, pas d’inquiétude... On est toujours en démocratie puisque les troupes américaines sont toujours en Europe...
    http://www.eucom.mil/english/index.asp



  • arturh 14 décembre 2008 10:46

    Je vais vous répondre d’une autre manière : aussi longtemps que l’UE existera, au moins pendant encore un ou deux siècles, il se trouvera toujours des gens dans les Etats membres, pour toutes sortes de raisons, mais surtout par réflexe conservateur, pour regretter le temps où l’Europe était constitué de "Nations" "indépendantes".

    Mieux, l’UE va désormais servir d’exhutoire au sentiment stupide, mais il existe depuis toujours, que "c’était mieux avant". Je dis stupide parce que celui là même qui trouvera un jour que l’ambulance ne va pas assez vite pour l’emmener à l’hosto parce qu’il a une crise cardiaque aura peut-être passé sa vie avec l’idée que "c’était mieux avant quand il n’y avait pas d’autoroute".

    On connait ce sentiment généralisé. Par exemple ce sentiment que c’était mieux avant et qu’aujourd’hui la polution de l’époque industrielle va tous nous tuer, alors que grace aux progrès de l’ère industrielle, on vit 20 ans de plus que "avant, quand c’était mieux".

    C’est d’ailleurs un des facteurs de généralisation de ce stupide "avant c’était mieux", puisque, c’est bien connu, plus on devient vieux, plus on devient con.

    Le c’était mieux avant a toujours existé, existera toujoyurs. C’est ainsi.



  • arturh 14 décembre 2008 09:50

    En effet, alors que la Construction Européenne a maintenant 60 ans, 60 ans sans guerre sur le territoire de l’actuelle UE, ça ne peut pas être considéré comme "une amélioration" puisqu’au minimum, sur ce territoire, nous avions une guerre tous les trente ans, avec de bons massacres bien de chez nous.

    Rendez-nous nos bonnes vieilles guerres d’avant la Seconde Guerre mondiale, nous dis notre ami. L’ami des marchands de canons, bien entendu... pour qui la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de la Construction Européenne ne fut absolument pas une amélioration. Ayez une pensée pour le groupe Krupp le fabriquant de canons d’avant-guerre (Achrrrrr ! Le canon de 88 de Krupp qui gagna pratiquement à lui tout seul toutes les offensives allemandes et failli faire échouer les offensives américaines !) qui en est réduit aujourd’hui a fabriquer des ascenceurs, le pauvre.

    Ah oui ! Que la guerre était jolie au bon vieux temps d’avant la Construction Européenne !

    Des améliorations comme ça, notre ami, il en veut pas !

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