Evidemment, en matière d’hypocrisie généralisée et de "bal des faux culs", on est en droit de se demander si Jean-Claude Bernard n’est pas chargé de mener la danse... en "oubliant" de mentionner ce "léger" détail de l’histoire dans son article...
Evidemment, pour les besoins de la cause "anti-libérale" : les patrons sont bien méchants, "A bas le MEDEF", il est important de ne surtout jamais mentionner une chose : Il chose qu’il ne faut surtout pas dire.
"Les dirigeants" en question, Mestrallet, et Cirelli, mais on aurait aussi bien pu parler des "dirigeants" de la Société Générale, où de Noël-le bien nommé- à moi les stock-options- Forgeard, le fameux "dirigeant" d’EADS, n’ont jamais été des patrons et ne seront jamais été des patrons. Qu’ils ignorent totalement ce qu’est créer ou diriger une entreprise et risquer de tout perdre en cas d’échec.
En effet, les "dirigeants" de la Société Générale, comme les "dirigeants" de GDF, comme les "dirigeants" d’EADS, ont toujours été et seront toujours des fonctionnaires. Et ça, il ne faut surtout pas le dire. Il ne faut surtout pas dire qu’il est impensable que la Société Générale ou GDF ne soit pas "dirigée" par des fonctionnaires. Que les fonctionnaires préfèreraient crever plutôt que laisser ces magnifiques fromages à un véritable "patron".
On sait, par exemple, que dans les classements mondiaux des écoles de commerce, HEC arrive largement en tête ! Et bien jamais vous ne verrez un ancien élève de HEC à la tête d’une de ces entreprise. A moins, bien sûr, qu’après HEC, ce diplômé soit entré dans la Fonction Publique !
C’est donc particulièrement risible de voir un discours "anti-libéral" s’attaquer au coeur même de ce que produit justement "l’anti-libéralisme", qui interdit en particulier au secteur privé d’approcher des grandes institutions financières. Puisque 90% des grandes institutions financières, en France sont dirigées par des fonctionnaires.
Ce qui permet, naturellement, que plus de la moitié des entreprises du CAC 40 soient dirigées par des fonctionnaires ! Et oui, quand on a besoin d’important financements, mieux vaut nommer un fonctionnaire comme PDG, avec des institutions financières qui sont dirigées à 90% par des fonctionnaires. Il n’y a guère que les "entreprises famailiales", comme Bouygues ou le groupe Bolloré qui puisse leur échapper.
Tou ça procède d’une belle hypocrisie générale.
Mestrallet, Cirelli, étaient des fonctionnaires, ils sont des fonctionnaires, et jusqu’à la fin de leur retraite, ils seront toujours des fonctionnaires.
Après avoir dit aux enquêteurs que Colonna avait participé à l’exécution d’Erignac, il a dit pour revenir sur cet aveu au procès de Colonna qui le suppliait de l’innocenter : ""Je sais que tu es un homme d’honneur et que si tu avais participé à cette action, tu l’aurais revendiquée. Par conséquent, je confirme que tu ne faisais pas partie du groupe".
Comment on passe du premier témoignage que Colonna avait participé à l’action , qui relève de la revendication de la participation à cette action au nom du fait que c’est une question d’honneur, à dire répondre cette phrase alembiquée de la part de quelqu’un qui, en raison de la nature de Ferrendi, ne pouvait pas dire quelque chose sous une quelconque pression policière.
C’est tellement évident que l’auteur de l’article préfère faire comme si le témoignage de Ferrandi n’avait jamais existé. L’auteur préfère faire carrément comme si les principaux éléments à charge contre Colonna ne sont pas les témoignages de Ferrandi et Alessandri, deux hommes que les "pressions policières" ne pouvaient pas faire plier.
Pas utile d’ailleurs, puisque la phrase de Ferrandi au procès de Colonna indique bien qu’il fait une question d’honneur de revendiquer "l’action".
C’est la raison pour laquelle votre tentative de faite de Colonna un martyr est vouée à l’échec. Tout juste parviendra-t-on à exercer une menace sur toute personne qui émettrait un doute en Corse sur "l’innocence de Colonna" qu’il est désormais obligatoire de considérer comme une victime de "l’Etat colonialiste".
Ca ne servira à rien, c’est trop grossier, ça ne convaincra que la petite minorité convaincu d’avance.
Et, je le répète, le pire, c’est que Colonna y aura tout perdu, sa liberté, et son honneur, pour toujours.
Parler de haine quand on parler de l’indépendantisme corse, et donner des leçons à ce sujet pour l’ducation de nos enfants, ça pourrait être comique si ce n’était tragique. pour l’ducation de nos enfants, malheureusement ils ne retiendront que la longue série de meurtres, en particulier en raison de décisions de "justice" prise par les indépendantistes à l’encontre d’autres indépendantistes.
Entendre parler de "justice" les indépendantiste, c’est comme entrendre Jean-Luc Talamoni parler de "l’Etat de droit".
Venir se faire donner des leçons de justice par des nationalistes corses qui font tout pour étouffer la mémoire du préfet Erignac dont il n’est jamais question dans leurs interventions, c’est vraiment la nausée.
Vous parviendrez sûrement à convertir à vos idées une petite minorité de nos enfants, à l’image de la petite minorité que vous représentez. Je les plains.
Ferrandi a en effet été très clair dans son témoignage à la police. Une fois condamné à la prison à vie, il a été aussi parfaitement clair au procès de Colonna, dans son "contre-témoignage" . Ces mots étaient tès clair : "Tu n’es pas capable d’assumer ta participation à ce que nous avons fait, tu n’es pas un homme d’honneur, on ne veut plus de toi". C’était limpide. J’ai même cru y deviner en plus un sous-entendu, du genre : "Maintenant, va au diable".