En France et en Europe, comme l’ont montré les dernières élections présidentielles françaises et les dernières élections américaines, un Parti Démocrate est majoritaire.
La tâche du Parti Socialiste en France, comme l’a montré les dernières élections présidentielles françaises, est d’empêcher la naissance de ce Parti Démocrate(1).
On sait comment : avec l’idée qu’au fond, Bush ou Obama, c’est « bonnet blanc et blanc bonnet ».
(1) Aux dernières présidentielles, les sondages, qui ne se sont pas trompés sur le premier tour, disaient qu’au deuxième tour, Sarkozy serait minoritaire face à un candidat simplement « démocrate ». Malheureusement, c’est ce tocard de Bayrou qui avait réussi a incarner ce candidat « Démocrate ».
« Le premier se produisit à l’occasion des grèves de décembre 1995. Les Français des classes moyennes ont voulu défendre les acquis sociaux d’un modèle qui n’était plus possible de prolonger sans réforme. Ils ont gagné une bataille »
Il faut oser écrire une connerie pareille.
Alors que les grèves de 95 était du seul fait des fonctionnaires et autre salariés de monopoles d’Etat « en lutte » pour la conservation de privilèges qu’on peut qualifier aujourd’hui d’un autre siècle. Et qui, rappelons le (il s’agissait des régimes « spéciaux » de retraites particulièrement injustes au regard du sort commun des salariés français) , ont été maintenant entièrement réformés par Sarkozy...
Ces salariés d’Etat « ont gagné la bataille » parce qu’à l’époque, le Pouvoir était encore monopolisé par les Haut Fonctionnaires qui exerçaient ainsi leursgrands privilèges, dont les petits privilèges des petits salariés de l’Etat étaient la garantie. Chirac, Juppé étaient au pouvoir, Jospin allait leur succéder. Tous énarques. C’était donc « pas touche à mes privilèges », d’un côté comme de l’autre.
Aujourd’hui, certes, les privilégiés de la Fonction Publique exercent toujours un monopole jaloux sur la gauche : Si on regarde les principaux partis de gauche et si on veut bien admettre que les grands syndicats sont également des partis de gauche, on s’aperçoit que PS, NPA, CGT, CFDT, FO et Sud sont tous dirigés par des gens titulaires de ce merveilleux Statut de la Fonction Publique imposé par Maurice Thorez en 1946, en même temps qu’il créait l’ENA.
D’où l’antisarkozysme pavlovien. Car Sarkozy, premier Président de droite dans l’Histoire de la Vème République a ne pas être haut Fonctionnaire (et même pas fonctionnaire du tout) est un signe fort que la droite a changé. Et le fait qu’il ait eu la majorité au suffrage universel direct est un signe fort que la France a changé.
Non, ce n’est pas la fin de la France. Oui, c’est le début de la fin de la France des fonctionnaires, qui avait, rappelons le, commencé avec la victoire du totalistarisme en France en 1939.
Il suffit de comparer le nouveau gouvernement de Sarkozy (comme l’ancien, d’ailleurs), au gouvernement de Chirac de Villepin ou au gouvernement de Jospin. Il faut chercher pour trouver un énarque, et à un poste subalterne.
Cette France, effectivement, semble être morte avec la fin du pouvoir des énarques Chirac et de Villepin. Et le PS qui s’enfonce toujours plus profond parce qu’il ne parvient pas à être autre chose qu’un syndicat de fonctionnaires, et qui ne parvient pas depuis 30 ans a élire autre chose qu’un énarque à sa tête et ne parvient pas depuis plus de 20 ans à présenter autre chose qu’un énarque à la présidentielle sont des signes certains qu’effectivement, c’est bien la mort de cette France là.
On ne la regrettera pas. Quand on pense que chez les derniers héritiers de cette France là, Jospin est en exil dans son île, de Villepin attend son jugement, Juppé a déjà été jugé, et heureusement pour Chirac, il est prévu que l’instruction de son dossier dure jusqu’en 2040...
Evidemment ça aurait été la cerise sur le gateau que le dernier grand sachem de cette France là finisse en taule pour détournement d’argent public, mais franchement, à quoi bon... On le sait...
Et ne parlons pas des héritières Royal et Aubry de cette époque là. Pas la peine d’être cruel, les faits s’en chargent.
C’est fini, n’en parlons plus. Où plutôt c’est fini, n’en parlons plus mais n’oublions pas.
Parce qu’en France, les pouvoirs n’ont jamais été séparés.
Voilà l’habituelle péroraison sur « la démocratie en danger de mort », une sorte de modèle déposé par l’ineffable Marcel Gauchet, qui fait, comme toujours, l’économie de réfléchir à la question de savoir quand la « démocratie » serait née.
Normal. Il est tellement plus confortable de dégoiser sur la « mort de la démocratie », plutôt que de réfléchir à la raison pour laquelle l’aspiration à la Démocratie a toujours été vaincue en Europe, depuis deux siècles.
Tout le monde a compris que les Neda palestieniennes avaient été voules par le Hamas. Quand touts les Neda palestioninnes sont mortes et bien mortes, le Hamas s’est empressé de proclamer sa « victoire ».
Il avait parfaitement réussi en envoyant les roquettes sur Israël : plus personne ne peut contester le Hamas à Gaza sous peine d’être taxé de « sioniste ». Et la politique de provoc du Hamas a parfaitement réussi à la veille des élections. Avec Netanyaou élu en Israël, la politique de guerre de la bureaucratie du Hamas tient le pouvoir, et eux, pas de problèmes, « au nom de peuple palestinien », ils ne vivent pas dans des ruines. Les néda palestiniennes sont mortes pour ça.
Mais en Iran, Néda ne servait pas des fanatiques, tout le monde l’a compris.