Oui mais j’ai un certain âge. celui en particulier d’avoir suivit de A à Z la « conspiration de l’assassinat de Kennedy ».
Or, évidemment, il y a des tas de conspirationistes de l’assasinat de Kennedy qui « savent » la vérité vraie. Qu’est-ce que ça change ?
Vous comprenez mal ce que je dis. Bien sûr, le conspirationisme du 11 septembre, on en parlera encore dans cinquante ans. Et dans cinquante ans, vous n’aurez aucun mal à me « prouver » que le vidéo X ou Y est « la plus vue dans le monde ». Et j’aurais beau vous dire que le vidéo la plus vue dans le monde aujourd’hui, en réalité, c’est la Série « Les Experts », ou « Dr House », ce qui est un fait vérifié, vous n’en démordrez pas et continueraez à voir le monde entier comme entièrement convaincu que tout le monde sait que les attentats du 11 septembre, c’est un complot, et que ce ne peut être qu’un complot organisé par l’Administration Américaine.
Evidemment, je pourrais alors facilement vous répondre que si c’était vrai, alors, lors des dernières élections, un candidat « conspirationiste » aurait été élu puisque tous les américains veulent connaître « la vérité » et qu’ils auraient alors élu des députés et un Président décidés à aller chercher dans les archives toutes les preuves du complot. Ce qui serait facile vu le nombre de personnes nécessaire. Parce qu’on peut fcilement immaginer une complot impliquant une dizaine de personnes pour assassiner Kennedy.
Mais imaginer un complot n’impliquant qu’une dizine de personnes pour organiser le 11 septembre. C’était possible pour Al Quaeda et sa bande, effectivement, mais pour le gouvernement américain ... Oui mais, me direz-vous, les élections américaines sont également le résultat d’une « conspiration », et bla-bla-bla et bla-bla-bla, avec les Juifs, etc, etc...
Le mythe de la « conspiration » fait partie du monde. On ne peut pas y échapper. La « conspiration du 11 septembre » n’est que la dernière. Il y en aura d’autres.
Et le monde continuera d’évoluer.
Et c’est Barack Obama qui ne croit pas à toute ces conneries, comme la majorité des Américains, qui a été élu Président après Bush. Et Obama ne va pas « réopen 9-11 ».
Qu’est-ce que ça prouve ? Que la majorité des gens ne croient pas à ce genre de connerie.
Et ça prouve aussi pour la minorité des gens qui croient à ce genre de connerie que Obama est, au choix, victime ou complice de cette conspiration.
Donc concernant tout ça, il ne me reste qu’un doute :
Pour vous, Obama : complice du complot ou victime du complot ?
Parce que si j’attends bien une chose de notre désormais familière secte des complotsites du 11 septembre, c’est de savoir où ils situent Barack Obama dans ce « complot ».
Parce que je remarque une chose depuis quelques mois. Les « spécialistes » et autres « scientifiques » capable de vous calculer la température du métal en fusion à un degré près, sont génés par lélection de Barack Obama. Mieux. Ils font comme si c’étaient toujours les « néocons » qui ont été élus à la Maison-Blanche et au Congrès...
Bref, les conspirationnistes qui ont tout construit sur Bush, sont un tantinet démuni devant la Démocratie Américaine.
Maintenant que la pathologie conspirationiste a été ramenée à sa juste proportion, une petite secte d’illuminés qu’il ne représentent à vrai dire rien et qui ont été incapables, après des années et des années, d’amener le moindre argument vraiment convainquant, à part des détails qui ne font, comme je l’explique plus haut, que montrer l’incompétence de bureaucrates et de politiques, on peut mieux comprendre quelle est la nature du conspirationisme et sa pathologie.
Ca ressemble un peu à ces gens qui sont persuadés que leur environnement est complètement envahi de microbes. Ces gens qui piquent des crises de panique quand ils entendent parler du virus de la grippe et n’osent plus sortir. Qui se lavent continullement les mains jusqu’en s’en irriter la peau. On en connait tous au moins un, ou alors on connaît quelqu’un qui en connaît un. On les trouve sur le site Doctissimo comme on trouve les conspirationistes du 11 septembre sur Agoravox...
Et le pire, c’est qu’on ne peut pas leur prouver qu’ils ont tort, qu’on ne peut pas les ramener à la raison, à la réalité, parce que comme je l’écris plus haut, effectivement, il y a eu des bourdes au niveau américain qui sont « inexplicables ». Parce que les expliquer, pour leurs auteurs, ce serait reconnaître leur incompétence.
Comme on ne peut pas prouver aux gens qui sont obsédés par « les microbes » qu’ils ont tort, parce que c’est vrai, par ailleurs : oui, il y a bien des microbes.
Les conspirationistes, ce qu’il en reste en tous les cas, parce que comme on peut s’en rendre compte sur Agoravox, leurs rangs se sont visiblement drôlement éclaircis, preuve que c’est une pathologie dont on guérit, il en restera néanmoins toujours.
Après avoir dominé le genre pendant des années, le conspirationisme du 11 septembre est doucement en train de prendre sa vraie place auprès des autres conspirationismes que nous connaissons déjà : Les Juifs qui dominent en réalité le monde, le vieux classique, Pearl Harbord organisé par Roosevelt lui-même, Kennedy victime d’un complot, et le plus marrant de tous qui est revenu brièvement sur le devant de la scène avec les commémorations du « débarquement sur le lune » : le fait que personne n’a jamais mis les pieds sur la lune et que tout ça a été « filmé en studio » pour impressionner le monde...
La Commission, et les nombreuses autres enquêtes indépendantes qui ont éclairé comment une bande de pied nickelés venus de divers points du monde pour accomplir cet attentat a été largment faite.
Ces enquêtes ont largement montré que si ces pieds nickelés ont réussi, c’est qu’ils avaient en face d’eux une bande de pieds nickelés, en particulier à la CIA, au FBI et au gouvernement, incapables de comprendre que des gens puissent penser à faire un tel attentat, et pire, plus occupés à se tirer dans les pattes, surtout parce que l’attentat s’est produit pendant une période d’alternance telle qu’on la connait aujourd’hui, mais à l’envers. Alors qu’on est en train de passer d’une administration Républicaine à une administration Démocrate, on passait à l’époque d’une administration Démocrate à une administration Républicaine.
Or, aux USA, contrairement à l’Europe, ce ne sont pas les fonctionnaires mais les hommes et femmes politiques élus qui ont le pouvoir. Quand une administration change, énormément de fonctionnaires, surtout dans les directions, changent. On ne pouvait évidemment pas compter sur l’administration Républicaine de Bush de réouvrir le dossier, parce que tout ce qu’on y aurait trouvé, c’est que la nouvelle administration Bush n’a pas voulu tenir compte de l’ancienne administration Clinton qui leur ont laissé les clefs du gouvernement en les avertissants que quelque chose se préparait. Tout ça est parfaitement connu.
Et maintenant qu’une nouvelle administration Démocrate vient de s’installer, avec la crise, ils ont d’autres chats à fouetter que de répondre à une poignée d’illuminés. Parce qu’au delà du fait que vous êtes une bande d’illuminés, vous êtes surtout une petite poignée d’illuminés, qui ne représente en réalité rien d’autre qu’une pathologie qui relève plus de la médecine que de la politique.
Ce qui nous amène au dernier argument : pourquoi ne pas rouvrir l’enquête : C’est très simple : les enquêtes ont déjà montré que ce sont des fautes professionnelles des fonctionnaires et hommes et femmes politiques qui ont conduit à cette incapacité à identifier le projet des attentats avant qu’ils puissent être mis en oeuvre.
Alors ont sait d’avance à quoi conduirait une nouvelle enquête. Au pire, ça le confirmerait. Au mieux, ça apporterait encore plus de détails sur les erreurs commises par les uns et les autres.
Or, de ce côté là, les fonctionnaires et hommes et femmes politiques américains sont tout à fait semblables aux européens : « responsable mais pas coupable ». Personne, au USA, ne tient à rouvrir la boite de Pandore qui ne prouverait qu’une chose : oui, les attentats auraient dûs être arrêtés à temps. Oui, les signaux étaient là, et les pouvoirs publics ont été incapables de les analyser correctement parce qu’ils étaient occupés à leurs petites guéguerre internes.
Un exemple parmi d’autres : un téléfilm diffusé sur NBC vers 2003 (de mémoire", en trois ou quatre épisodes, racontait dans les détails comment ben laden et sa bande avaient organisés les attentats. Le film racontait aussi en détail les erreurs du gouvernement. Normal, aux USA, qui est un Démocratie, peut-être, au fond, la seule au monde, les médias sont entièrement libres. Ils ne sont pas contrôlés par le gouvernement. Le film racontait un détail nouveau. Que Ben Laden avait été identifié bien avant comme un type extrêmement dangereux pour les USA. Que les services secrets, avaient été, avec l’aide de Massoud, à deux doigts de l’éliminer. Mais qu’ils ne l’ont pas fait pour deux raisons : ils avaient besoin, comme aujourd’hui, de l’appui du Pakistan. Et surtout ils avaient peur qu’en dénonçant l’activité terroriste de Ben Laden, ça apparaissent comme une mesure de diversion pour Clinton en plein scandale Monica Lewinski.
On voit que vous savez de quo vous parlez. En effet : Décodage des techniques de désinformation de la secte conspirationiste : Technique n°1 : Evitement Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler.elle n’existe pas Technique n°2 : Superficialité N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation, Technique n°3 : Indignation Rejeter le sujet de façon indignée (jamais une chose pareille ne serait possible). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (il y aurait eu des fuites, ça se saurait, patati patata) Technique n°4 : Rumeur Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient la qualité des arguments présentés. Technique n°5 : Homme de paille Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant. Technique n°6 : Messager Décrédibiliser le porteur du message. Ajouter une pointe d’attaque personnelle, avec « conspirationiste » ou les must à la mode : « antisémite » et « négationniste », assaisonner d’une dose de considérations sociopsychologiques pour « psychiatriser » l’adversaire. Technique n°7 : Solution complète Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète