Les Etats-Unis sont peut-être un pays jeune mais la première université américaine a été fondée à Harvard en 1636 et la première université russe à Moscou en 1755. Mais il est vrai que les esclaves n’ont pas besoin d’instruction... et que si vos références sont l’école maternelle, vous êtes effectivement assez loin des universités...
Pas d’accord avec votre poussée d’adrénaline ! L’article de Monsieur Mourey présente l’intérêt de démontrer la théorie la plus intéressante à mon sens sur l’Atlantide, à savoir que quelque soit la nationalité du chercheur qui fait des recherches poussées sur l’Atlantide ( en éliminant les hurluberlus et autres fantaisistes ), ce chercheur, inévitablement et preuves solides à l’appui, finira par conclure que l’Atlantide se trouvait dans le petit coin la de planète d’où il est originaire... Grand merci à Monsieur Mourey, donc d’avoir su se hisser à la hauteur d’un tel challenge, car avec Gergovie, ce n’était pas gagné d’avance ! Il s’est bien battu sans toutefois arriver à convaincre... Saluons l’exploit sportif pour sa bravoure et son panache !
On a vu successivement l’Atlantide au Danemark, en Écosse, en Egypte, en Turquie, en Amérique du Sud, en Yougoslavie, toutes thèses solidement étayées... Pour l’Amérique du Sud, pas de chance, aucun cataclysme en vue, la plate-forme continentale étant stable depuis deux millions d’années... Exit l’Amérique du Sud, la tête basse et la queue entre les pattes... La thèse yougoslave était indéboulonnable, ainsi que celle du Danemark, de l’Ecosse, etc... Merci d’avoir donné sa chance à l’Auvergne et environs...
Maintenant, les choses sérieuses. Je suis tombée par hasard sur le bouquin d’un Grec ( bouquin emprunté, dont je n’ai plus la référence ) qui, ( outre un accès à l’original et de solides connaissances sur le monde méditerranéen ) a eu l’idée saugrenue mais géniale de supprimer un zéro à tous les chiffres. Rappelons, ainsi que l’a fait Christian Navis, qu’il s’agit d’un récit mythique, allégorique et non pas historique : « La recherche géographique de l’Atlantide oublie cet élément majeur : dans les deux Dialogues où Platon l’évoque, il s’agit d’une allégorie destinée à fixer les contours de sa cité idéale... » Donc, notre Grec a supprimé un zéro partout, procédé culotté mais justifié par la nature poétique et allégorique du récit de Platon. O stupeur ! le cataclysme a eu lieu 900 ans et non plus 9000 ans avant Platon, ce qui change tout ! Nous sommes donc dans les années 1400 av J.-C., époque où la civilisation minoenne bat son plein... Un zéro de moins dans les dimensions des palais décrits et nous retombons sur les dimensions exactes des palais de Cnossos... et il y a bien eu un cataclysme au milieu du siècle qui a détruit la civilisation minoenne. Il est tout à fait possible qu’il y ait eu transmission orale ou même écrite sur 900 ans, sur 9000 ans, c’est plus que douteux... Nous restons dans le monde grec, dans une période historique bien documentée et Santorin a le profil du coupable idéal... Notre Grec va plus loin, l’éruption volcanique a provoqué un tsunami sur les côtes méditerranéennes et égyptiennes, tsunami qui a été repris dans la Bible dans l’épisode de la mer des roseaux qui s’entrouvre pour laisser s’enfuir les Hébreux hors d’Egypte, la fuite ayant eu lieu entre le reflux et le flux du tsunami. Ce qui, à mon sens est tout de même un peu plus convaincant que Gergovie...
Ce qui est clair c’est que ceux qui recherchent l’Atlantide sont en quête de la cité idéale, d’un âge d’or fantasmé, mais nullement dans une démarche archéologique... D’ailleurs, le seul, parmi mes connaissances qui ait activement recherché l’Atlantide, avec Celtes, Atlandes arrivant jusqu’au Chili ( si, si, sa femme était chilienne ) prend maintenant un repos mérité dans le Service Psychiatrie d’un grand hôpital parisien...
Pour ma part, je m’en tiendrai modestement à Santorin...
Toutefois, sur l’horreur absolue, je souhaiterais faire remarquer que l’horreur n’est nullement le monopole de l’Occident, elle est même équitablement répartie entre tous les représentants de l’espèce humaine... Mais ce qui fait la spécificité de l’Occident, ce sont les traces. Car c’est le spectateur qui crée l’événement. Quoique les Occidentaux aient pu faire, ils ont laissé des archives, des documents, des écrits, des témoignages... Ce que n’ont pas fait les peuples sans écriture, ou ceux ayant peu de lettrés ou ceux qui ont été totalement balayés... Et en Occident, les archives sont exploitées à loisir... De plus, la guerre de 14-18 a généré un grand nombre d’oeuvres de fiction très largement diffusées, ce qui a amplifié la perception de l’horreur. Tous les participants étant alphabétisés, ils ont produit un volume colossal de lettres et de témoignages, largement diffusés dans le grand public par les historiens. Ce qui aboutit à une distorsion de la perception car toutes les guerres sont dégueulasses.
L’autre spécificité de l’Occident, c’est la capacité à se remettre en question, ce que les autres cultures ne font pas. Elles ne peuvent qu’accuser l’autre de tous les maux qui les accablent sans jamais imaginer qu’elles puissent être responsables de leurs malheurs.
Par ailleurs, j’ai la plus grande admiration pour la culture arabe classique, en particulier pour les arts appliqués et l’architecture. Mais force est de constater que les Arabes contemporains ne sont pas à la hauteur de leur culture classique... Ils se laissent déposséder de leur artisanat en permettant l’importation massive de copies chinoises qui singent les formes traditionnelles en plastique rutilant, ruinant ainsi leurs artisans héritiers de savoir-faire centenaire. La faute des Occidentaux, sans doute ! Il paraît même que les Japonais ont essayé de faire breveter les irrésistibles cages à oiseaux de Sidi Bou Said ! Je ne mentionnerai même pas Le Caire qui a importé de Chine des palmiers en plastique avec néon incorporé... Oui, le monde arabe va se trouver laminé mais il est grandement responsable de sa torpeur et de son incurie. Lorsque j’étais étudiante, j’ai fait deux ans d’arabe, fascinée que j’étais par sa superbe calligraphie. Mais j’ai vite compris que les seuls Arabes fréquentables étaient ceux qui avaient fait des études supérieures en français ou en anglais, les autres vivant dans un monde d’obscurantisme et de superstitions effroyables... Donc, nul besoin d’apprendre l’arabe et je me suis empressée de l’oublier.
Mais pour revenir aux Grecs, outre ce que vous avez mentionné, il faut souligner l’importance de la statuaire grecque ( la peinture grecque est également déterminante mais nous ne la connaissons que par ses copies romaines et les portraits du Fayoum, les seuls à nous être parvenus ). Les statues grecques, réalistes, différenciées et non stylisées et stéréotypées comme dans d’autres cultures ont affirmé la primauté de l’individu sur le membre du clan ou de la tribu. Elles ont ouvert la voie au citoyen, homme libre de la cité. On ne peut que déplorer que les Arabes aient choisi d’observer le tabou biblique sur la représentation d’êtres animés. Certes les Persans l’ont partiellement contourné avec les miniatures, devenues licites par un tour de passe-passe. Mais le fond du problème reste le statut de l’invidu. Or le progrès ne peut advenir que par des initiatives individuelles, émanant de citoyens libres. Combien de Prix Nobel en Sciences, de brevets déposés dans les pays arabes ? Devant les délires de certains intervenants de ce site sur les sciences arabes médiévales, il est parfois bon de poser les vrais questions... Certes les Arabes ont été de remarquables passeurs, en particulier de Chine et d’Asie Centrale vers le Levant, puis vers la Méditerranée et l’Occident, mais il semble que sauf en irrigation leurs performances ont été surévaluées ou embellies. Et on néglige toujours l’influence byzantine sur la civilisation arabo-andalouse, influence apportée par Abderrahman lors de sa fuite à Cordoue avec ses équipes d’artisans byzantins.
Il semble que nous soyons d’accord sur tout. Mais je vous remercie d’avoir le courage social et culturel de soutenir des positions politiquement incorrectes.
P.S. Arunah est un prénom féminin indien, sans ’h’ toutefois.
Vos idées détonnent tellement sur ce site ! Vous êtes un des rares intervenants d’origine maghrébine à admettre que c’est la colonisation - certes critiquable par certains aspects - qui a permis au monde arabe de mettre un pied dans la modernité... Mes amis maghrébins tiennent les mêmes propos et leurs parents affirment que « ça marchait mieux du temps des français » ! ( Ils vont allusion aux lycées et hôpitaux d’Alger, mais qui se soucie de la santé et de l’éducation ? ). Certes, ce sont des familles qui ont réussi, dont tous les enfants ont fait des études supérieures et qui sont très critiques vis-à-vis des régimes en place... Le père d’une amie, avocat tunisien, lui, s’est carrément mis à la retraite lorsque les Français sont partis... Il ne supportait pas les ploucs au pouvoir... Curieusement, mes amis indiens tiennent les mêmes propos vis-à-vis des Britanniques. Ils auraient souhaité que les Britanniques restent une génération de plus, au minimum dix ans de plus avant la dévolution des pouvoirs. Certes, là-aussi, ce sont des familles qui ont réussi... On voit mal qui aurait apporté électricité et téléphone ( entre autres ) à ces sociétés bloquées qui ne croyaient qu’à une tradition sclérosée... Sûrement pas les dirigeants, ni surtout les religieux... Ceux qui crachent leur haine de l’Occident sont pourtant bien contents d’utiliser une de ses inventions diaboliques, autrement dit, le net...
Mais énoncer ces évidences est si peu politiquement correct... On peut d’ailleurs s’étonner que certains dirigeants choisissent de venir se faire soigner en France plutôt que de consulter un marabout...