Admettons que le hard discount perde du terrain ( ce dont je doute, au vu de la multiplication de ces enseignes et des queues à la caisse ). Mais s’est-on rendu compte que certains produits qui, il n’y a pas si longtemps ( disons 5-6 ans ) étaient plus qu’honorables chez Leader ou même chez ED, sont devenus tellement quelconques, voire immangeables, qu’il vaut mieux payer un peu plus, consommer moins, choisir des produits non transformés et se fournir sur les marchés et les petits commerçants ? Je pense en particulier au saumon fumé écossais de Leader Price qui était bien moins cher ET meilleur que beaucoup d’autres dans les supermarchés traditionnels. Reste qu’un grand nombre de produits sont strictement les mêmes, avec parfois un conditionnement légèrement différent et un prix beaucoup plus sympathique pour le consommateur. Tout est affaire de discernement, ce qui dans la pratique oblige à faire ses courses dans plusieurs magasins pour trouver le meilleur produit au meilleur prix. Notons que les légumes surgelés de Leader Price sont imbattables...
Quant au déclin du hard discount, je n’y crois pas !
Ce qui ressort de cette étude, c’est qu’il s’agit uniquement du point de vue de l’hôtelier pour qui le client idéal est celui qui vide méthodiquement le bar, vit en pension complète, prend de l’alcool à tous les repas, encaisse sans broncher toutes les insuffisances et laisse des pourboires démesurés.
Si le touriste japonais ne se plaint pas, c’est que souvent il ne parle pas la langue du pays ou que son anglais est souvent insuffisant et qu’il ne veut pas perdre la face dans un échange où il aura le dessous...
Certes, il y a des Français cons, râleurs, vulgaires, arrogants, radins, bruyants, mais à proportions égales avec les autres pays !
Par ailleurs, je trouve justifié de me plaindre lorsque ( dans des hôtels 3 et 4 étoiles ) on trouve des fourmis dans le sucre ( Venise 3 étoiles ), les serviettes de toilette sont si rêches que vous devez vous essuyer avec les draps ( Moscou 3 étoiles ), les chaussures cirées vous sont rendues avec les talons couverts de boue ( Shanghai 4 étoiles ), le linge de toilette n’est pas changé tous les jours ( Pékin 5 étoiles ), les cornflakes du petit-déjeuner sont rances ( Delhi 4 étoiles ), les assiettes ou les verres sont ébréchés, le couvercle des toilettes vous reste dans la main, la clim’/le chauffage/ le téléphone ne fonctionne pas, une porte donne directement sur un escalier, l’eau est coupée une partie de la journée, il n’y a pas d’eau chaude, le ménage n’a pas été fait - on peut écrire ’DIRTY’ sur les surfaces planes - le plafonnier éteint se met soudain à crépiter et crache des étincelles sur la moquette synthétique ( Russie )etc... etc... Je ne mentionnerai pas les pensions qui ne sont pas tenues aux mêmes normes de prestations. Oui, les Français sont râleurs, mais souvent avec raison ! ( je n’ai rien dit quand le mur de la chambre était constellé d’impacts de balles (Istambul 4 étoiles ) où que l’accès à un bateau de croisière égyptien ( 4 étoiles ) était un talus escarpé, non éclairé et jonché de tessons de bouteilles.... ). Si personne ne dit rien lorsque les prestations sont inadéquates, la situation ne pourra jamais s’améliorer.
Quant à la radinerie, nous sommes habitués à une tarification ’service compris’ , ce qui provoquer des incompréhensions...
En fait, cette étude nous reproche de ne pas nous comporter en pigeons dociles, bons à plumer. De plus, avec 5 semaines de vacances par an notre budget par semaine de séjour est certainement moins élevé que celui de ceux qui n’ont que deux semaines... Remarquons que les dépenses culturelles ne sont pas mentionnées dans cette étude ( entrées musées, spectacles, concerts, excursions et visites, etc... ). Dans ce cas, il n’est pas sûr que nous soyons les pires...
Quant à la pratique de l’anglais, signalons les valeureux efforts de Krokodilo pour dissuader qui que ce soit d’apprendre l’anglais...
Ce russe est probablement cinglé et débile léger de surcroît, mais porter plainte pour quelques insultes, là est le problème. Un adulte qui dispute une balançoire à un enfant n’a pas toute sa tête. Il convient donc de passer son chemin. Ce qui est choquant, c’est la lourdeur de l’amende pour un délit somme toute bénin. Il est clair que ce russe ne pouvait s’acquitter de cette amende qu’en volant, trafiquant ou même tuant. Il a pété les plombs par la faute du tribunal et sa place est en hôpital psychiatrique et pas en prison.
Mais vous oubliez qu’en Russie le racisme anti « culs noirs », comprenez tout ce qui n’est pas blanc est parfaitement toléré, parfois même encouragé par les autorités... Par ailleurs, il est tout de même déraisonnable de condamner à une forte amende pour simples insultes un déraciné qui vit d’aides sociales. C’est le plus sûr moyen d’en faire un criminel. Le résultat a été à la hauteur des efforts.
Peut-on imaginer que certains sont heureux de travailler le dimanche ? Éviter le rôti de veau/petits pois de la belle-mère et être payé double... Avoir ses jours de repos en semaine quand tout est ouvert ( administrations, boutiques... )... Certes cela peut compromettre le barbecue du samedi soir... Mais pour beaucoup cela permet de travailler moins pour gagner plus. Au vu du faible taux de fréquentation des églises le dimanche, le tabou du dimanche chômé n’a plus de sens, en particulier dan les zones touristiques. De plus, les courses du samedi seront étalées sur deux jours et les magasins seront moins bondés. De plus ce jour payé double peut permettre aux étudiants de financer leurs études plus facilement. Dans la mesure, bien entendu, où tout cela sera sur la base d’un volontariat réel.