Article très sympa ! On aimerait en lire plus souvent de cette eau-là... D’ailleurs, il rejoint parfaitement les observations que j’ai pu faire sur place en période de ramadan. Bonhomie, attitude civilisée, aucune animosité envers les touristes qui font honneur au délicieux thé turc en public, absence totale de « teignosité » envers les mécréants, bref, des gens très agréables... qui de plus cuisinent divinement... J’ai bien noté vos conseils sur les précautions à prendre pour s’assurer une part de son dessert préféré...
Une autre prophétie intéressante : celle du Tibétain Padmasambhava, au VIIIème siècle A.D. toujours de mémoire : « Lorsque volera l’oiseau de fer et courra le cheval de fer, les Tibétains seront éparpillés sur la surface de la Terre et le dharma ( la loi ) se répandra vers l’occident ». Pendant des siècles, cette prophétie n’a suscité que des sourires polis et amusés... C’est seulement à partir des années 30, quand les lamas eurent compris qu’il existait maintenant « des chevaux et des oiseaux de fer », qu’ils ont ressorti cette prophétie et commencé à s’inquiéter réellement. Ils avaient toutes les raisons de s’inquiéter...
Je voudrais rebondir sur l’Apocalypse. De mémoire : « ... un astre empoisonnera la Terre. Cet astre s’appelle Absinthe. » Or, en ukrainien, ’absinthe’ se dit « Tchernobyl » ( pas en russe ). Les cyniques ricaneront mais l’infime minorité qui lisait l’Apocalypse en ukrainien en 1986 eh bien cette minorité ne ricanait pas du tout.
Vous avez bien cerné le problème ! Aux premiers temps de l’Islam, le ramadan durait toute l’année, en fait on ne s’alimentait pas du lever au coucher du soleil, probablement parce que les riches ne souhaitaient pas que les pauvres puissent voir le contenu de leurs gamelles et que parallèlement, les pauvres ne souhaitaient pas que leur indigence soit publique. Tout cela a duré jusqu’aux croisades, époque à laquelle on s’est aperçu qu’un guerrier déshydraté manquait de combativité... Pour des raisons pratiques, le ramadan a alors été réduit à un mois par an. Mais en mettant toujours l’accent sur la nécessité pour le riche de connaître la faim tout comme le pauvre. Il s’agit donc dès le départ d’un nivellement par le bas ( que tous ressentent la faim et la soif ) dans une société bédouine vivant sous la tente, c’est-à-dire en public. Vos footballeurs ne sont que des combattants modernes. Pour mémoire, la goinfrerie/gourmandise et l’envie ont longtemps été considérées des péchés capitaux par l’Église. Ceci afin de garantir la paix sociale dans des sociétés où la nourriture pouvait se faire rare. Notons enfin que le Carême est observé dans la période où il n’y avait presque plus à manger, les récoltes précédentes étant presque épuisées et celles à venir encore loin. Il est clair que le carême et le ramadan ont une même fonction de gestion de la pénurie alimentaire. Le côté spirituel n’est donc que l’habillage d’une contrainte technique.