Pas d’accord pour l’Afghanistan ! L’Afghanistan, certes jamais colonisé, mais souvent envahi et convoité - les Britanniques sont restés en pointillés pendant quatre-vingts ans et sont repartis de leur propre chef, tellement les Afghans leur menaient la vie dure... l’Afghanistan donc est dans un triste état mais après avoir été envahi et martyrisé pendant trente ans par différentes armées dotées de moyens techniques très supérieurs. Pensez-vous que la France serait en meilleur état après trente ans d’invasions ? Par ailleurs, l’Afghanistan a connu des périodes de civilisation brillante, érigeant des monuments magnifiques ornés de carreaux de céramique turquoise et cobalt - tout cela maintenant à l’état de ruines irrécupérables et a lui-même envahi et régné sur ses voisins - l’Inde en particulier, influençant largement les cultures locales. L’Afghanistan a donc été un civilisation féconde et ce depuis l’Antiquité. Il a certes raté le tournant de la modernité mais je doute que les moyens employés pour le moderniser soient efficaces... Son malheur est d’avoir été convoité à la fois par les Russes et les Anglo-Saxons pour contrôler et verrouiller l’Asie Centrale. Lisez donc Michael Barry sur l’Afghanistan, vous serez ébloui...
En présence d’un gisement de kaolin, il y a plusieurs possibilités : on peut l’utiliser pour des peintures corporelles - très amusantes d’ailleurs - ou inventer la porcelaine. Pour son malheur, l’Afrique n’a pas inventé la porcelaine, ni quoi que ce soit d’autre d’ailleurs... Ceux qui hurlent au colonialisme, à l’exploitation et se posent en éternelles victimes ne prennent jamais en compte l’incompétence et l’incurie généralisées en Afrique, non plus que le manque d’initiative, d’esprit d’entreprise et de goût pour le travail. Quand l’esprit tribal prime toute autre considération, il n’a pas lieu de s’étonner des résultats catastrophiques et ce n’est pas la faute des blancs.
Il ne faut pas sous-estimer le désir de certains beaux-esprits engagés dans la déconstruction de l’histoire, de la mémoire, de l’art, de la littérature, ou autres, le désir donc, de se faire un nom et faire avancer leur carrière en prenant le contre-pied systématique de tout ce qui avait court, pour faire nouveau, post-moderne, bref pour attirer l’attention sur eux et faire parler d’eux au détriment de la rigueur scientifique. Les déconstructeurs sont nombreux mais hélas les constructeurs véritablement utiles et innovants le sont moins... Doit-on prêter attention à leurs pitreries ?
Je conserverai l’image de Vercingétorix de mon enfance, tout éleveur de cochons qu’il fût. Et puis, en quoi l’élevage des cochons est-il incompatible avec l’héroïsme ? D’ailleurs, dans l’Antiquité les rois et chefs s’adonnaient souvent à l’agriculture. Plus près de nous Tolstoi labourait ses terres et fauchait ses foins tout en étant comte et l’ un des plus grands écrivains de son temps. Rappelons que les deux dynasties royales qui ont régné sur la Serbie au XIXème siècle avaient fait fortune dans le cochon - le seul moyen de faire fortune pendant la domination ottomane étant l’élevage des porcs car c’était la seule richesse que les Turcs ne confisquaient pas. Tout éleveur de cochons qu’il soit, Pierre 1er de Serbie a été honoré par la France qui a donné son nom à une avenue dans les beaux quartiers de Paris. Il est clair que votre historien n’a pas compris que les élites naturelles sont issues de la caste des propriétaires terriens et que ses connaissances sur les sociétés traditionnelles sont minces... S’il est vrai que la colonisation romaine a été entièrement positive pour la Gaule, pour autant cela ne donne pas le droit de dénigrer la bravoure et le courage des guerriers gaulois. Votre historien est un bien triste sire...
Quant aux afghans, je n’ai pas d’opinion. Car l’Afghanistan n’est plus un pays, encore moins une nation. C’est une mosaïque de clans et de tribus probablement en voie de démembrement. Après trente ans de guerre quel Afghan peut encore croire à l’avenir ? Par ailleurs nos soldats ne sont pas en Afghanistan pour former les Afghans ou pour apporter la démocratie ou un quelconque bénéfice à leur pays mais bien pour contrôler les voies d’acheminement des hydrocarbures vers les marchés occidentaux et s’assurer ainsi que les compagnies pétrolières françaises auront leur part du gâteau le moment venu. Dans ces conditions le code d’honneur s’applique-t-il encore ?
Excellent article ! Il confirme malheureusement ce que l’on pressentait sur l’aide au développement. Ce sont encore les bonnes soeurs avec quarante ans de terrain au compteur ou le vieux curé qui sont le meilleur choix pour ce type de projet. Mais bien sûr, on retombe sur les problèmes de confession, d’ethnie ou de tribus, de clans, etc... Le seul à avoir évité la plupart des écueils est Mohammed Yunus et ses projets de micro-crédit mail il est vrai au prix d’un inlassable travail de fourmi. Encore est-il critiqué car il ne permet pas aux circuits officiels de prélever une dîme...
Par ailleurs, j’enrage lorsque je reçois des cadeaux émanant d’ONG, cadeaux accompagnant des demandes de dons. Cadeaux bien entendu inutilisables qui vont directement à la poubelle, mais qui dissuadent toute personne dotée de bon sens de donner le moindre kopeck pour une telle gabegie.
Pas de solution en vue pour le problème...
@ l’auteur
Avez-vous réellement mis en oeuvre le projet des oeufs durs ?