La principale difficulté soulignée par ceux qui sont contre la peine de mort, c’est le risque de condamnation d’innocents. Il faut cependant bien garder à l’esprit que pour un innocent, la réclusion à perpétuité n’est pas une peine bien plus fantastique. Et le problème qui se pose ici est bien celui de la condamnation d’un innocent : cela veut dire que la justice a failli à sa tâche. C’est un problème tout à fait sérieux, mais aussi et surtout tout à fait indépendant de la peine appliquée - lorsque le crime est suffisamment grave, la peine appliquée se doit d’être importante afin que la justice soit rendue.
L’idéologie consistant à considérer qu’une vie, quelle qu’elle soit, vaut davantage que tout, excepté une autre vie, me semble furieusement néfaste.
@César Castique « Et dès lors
que, sachant, ce qu’il risque, il tente le coup en se croyant plus
« malin » que les enquêteurs et la police scientifique, s’il est pris,
on peut dire que c’est lui-même qui a déclenché le mécanisme de sa mise à
mort. » Tout à fait. Dès lors que la personne est consciente de ce qu’elle fait et qu’elle commet le crime en question, qu’elle en assume les possibles conséquences.
La destruction méthodique de l’enseignement public lutte en effet contre l’excellence, puisque sa conséquence directe est de pousser à l’ignorance la plus élevée. Il me semble en revanche gravement incorrect de dire qu’elle est anti-élitiste. Ce ne sont certes pas les mêmes qui finissent par se retrouver dans l’élite - quoique en partie seulement -, mais celle existant actuellement pouvant se donner les moyens pour que ses enfants échappent à cette régression continue, elle peut se perpetuer. C’est d’ailleurs assez largement l’intérêt de la manoeuvre, pour les élites en place bien sûr.
Excellent article, qui bat en brèche méthodiquement et rigoureusement les innombrables failles argumentatives de l’article diffamatoire analysé. Merci.