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S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ

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Nemo repente fuit turpissimus.
 
  

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  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 19 février 2010 03:14

    @Spartakus FreeMann

    Petite remarque sur l’hypothèse matsal.

    Si je me fonde sur la racine protosémitique : *t_̣il (l)- le doublement du l est optionnel,le ts sensé muter en un double s en grec aussi. De plus pour cette racine ainsi que la racine hébraïque ṣel, (doublement du ‘l absent) : le sens primitif strict est bien ombre, pour arriver à l’idée de protection je dois donc passer par les formes hébraïques tselel ou tsalal (tsay’-lel, tsaw-lal’),  la forme tselem  (tseh’-lem).

     

    A noter que ces formes (tselel et tsalal) peuvent renvoyer à un sens plus ancien ou primitif et qui implique la notion de s’écrouler, s’effondrer (baptême peu prometteur pour une ville nouvelle) ou bien encore de planer (aigle) ; bref la racine primitive entend les notions de vibration, oscillation.  


    La forme finale devrait donc être une fois passé par le grec : massalalia et non massalia, il n’y aucune raison pour que le doublement du ‘l ne soit pas préservé.

     

    Par contre la racine araméenne pour ombre est ṭull. ṭwl, ṭwlʾ ṭll, ṭllʾ et entend déjà le sens de protection.

     

    Problème est donc alors de rajouter une supposition à une suite de suppositions et de voir des colons araméens à Marseille.

     

    De plus, nous ne sommes pas renseigné sur la possibilité d’une mimation finale (comme dans la forme tseh’-lem) : l’hypothètique forme ma-tsal(-al-) renvoyant à un titre, attribut/fonction de la divinité ; enfin nous tombons sur la possibilité d’une mutation des voyelles, ces colons étant issu de l’espace cananéen nord-occidental où ces mutations entre les divers dialectes cananéens sont possibles&habituelles.

     

    Enfin remarque plus générale : suivant les us cananéens, le nom d’une ville dédiée à un dieu devrait être construite ainsi sous la forme suivante b’t’-nom du dieu ou d’un de ses titres : soit donc Beyt Matsal (en supposant que ce soit effectivement une forme possible : nommer une ville par le seul attribut d’un dieu est plus qu’une hypothèse douteuse) soit Beyt Yah.

     

    Ce qui ferait, de cette hypothètique Marseille phénico-araméo-cananéenne pré-6ème siècle dédiée à Yah, et donc une Beyt Yah, la rivale de Jérusalem : puisque un peu plus tôt : " Salomon commença à bâtir la maison du Seigneur à Jérusalem, sur le mont Moria ; là, [le Seigneur] était apparu à son père David, qui avait fixé son choix sur l’emplacement lui appartenant dans l’aire d’Ornan, le Jébuséen.". Chroniques 2-3 (simple boutade Yah ne renvoyant pas systèmatiquement à YHWH)

    Mais j’imagine que certains verront dans la fondation de Marseille une réaction à la destruction du Temple par Nabuchodonosor II au 6ème siècle av. JC. Bref, les racines de massalia sont sans doute à rechercher dans la langue ligure.

    Cordialement,



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 19 février 2010 01:33


    @Antenor

    Vous m’écrivez : « Les tombes de cavaliers à épée marquant le début de la culture de Halstatt sont présentes jusqu’en Auvergne. Je ne comprends pas ce que vous entendez par « artefacts thraço-cimmériens », ni ce qui permet de dire que les vestiges danubiens sont plus anciens que ceux de la moitié Est de la Gaule. La maîtrise du fer a très bien pu être importée en Gaule via la Méditerranée et en particulier depuis l’Italie Villanovienne. »

    Première remarque rapide (avant d’y revenir plus tard dans mon commentaire) sur la diffusion depuis espace villanovien de la métallurgie du fer en Gaule via la Méditerranée :

    une simple question donc : si je considère la localisation géographique des cultures proto-villanovienne et villanovienne : en quoi serait-il pertinent d’imaginer une diffusion vers la Gaule via la Méditerranée alors qu’une hypothétique diffusion terrestre par étapes successives serait hautement plus probable : lorsque les Celtes s’installent dans le Nord de la Péninsule opteront-ils pour la voie maritime ou terrestre et inversement pour les Romains ? d’autant plus que l’espace alpin offre les ressources en minerai de fer nécessaires et donc mes hypothétiques précurseurs villanoviens opteraient plus pour un passage via le domaine alpin que pour un détour inutile par la Méditerranée.

    Donc maintenant réponse à vos interrogations sur les Thraco-cimmériens : « Je ne comprends pas ce que vous entendez par "artefacts thraço-cimmériens", ni ce qui permet de dire que les vestiges danubiens sont plus anciens que ceux de la moitié Est de la Gaule. »

    Ce que j’entends par artefacts thraco-cimmériens : ce sont tous simplement la multitude d’objets attribuables à ces groupes retrouvés partout en Europe et notamment dans les espaces qui nous intéresse. Que retirons-nous de ces objets ?

    1.je vous ai dit que dans un premier temps, soit durant l’Age du Bronze tardif (civilisation des champs d’urnes) que ces objets étaient : 1) principalement en bronze (la plupart faisant partie des différentes pièces d’harnachement) 2) qu’ils étaient atypiques : à savoir qu’ils sont inédits, aucun artefact antérieur relatif à la civilisation des champs d’urnes de l’espace danubien ne leur ressemble 3) que nous pouvons les relier aux cultures de l’espace pontique et caucasien que je vous ai déjà cité (liste non exhaustive)

    2.au début de l’Age du Fer, ces objets sont maintenant principalement en fer et leur répartition géographique couvre une aire couvrant (en simplifiant) :

    1) à l’Est les espaces caucasien, pontique et scythique, 2) au Nord les espaces nord-germanique, prussien, celui de la culture de Lausitz, 3) au Sud les espaces thraco-illyrien, macédonien, 4) à l’Ouest les espaces alpin, germanique, villanovien

    2) suivant la répartition géographique de ces artefacts on observe deux axes principaux : un premier axe le long du Danube, reliant espace germanique (nord et est germanique et culture de Lausitz inclus) et espace thraco-illyrien, avec densité (nombre d’artefacts) plus importante autour de l’aire de Hallstatt ; un second axe majeur le long du Don et du Dniepr reliant espace pontique aux espaces caucasien et scythique, avec une densité plus importante dans l’aire de développement des cultures de Novocherkassk& Chernogorovka (principalement) (un axe mineur se dégage entre culture de Koban et espace scythique).

    Donc : le Danube ici apparaît bien comme l’axe majeur de diffusion : espaces germanique, danubien, pontique, caucasien se voient reliés par ce fleuve ; les divers artéfacts thraco-cimmériens témoignent que ce fleuve a sans doute été l’axe principal des migrations des groupes thraco-cimmériens ou apparentés.   

    Enfin troisième point : sur les artifacts/objets thraco-cimmériens de l’Age du Fer, (Hallstatt C-D) ils nous renvoient TOUS à une classe dominante, à une élite : objets de prestige et luxueux, bijouterie, épées et harnachement témoignent aussi d’une appartenance à une classe dominante. De là, on peut assumer que ces migrations : d’un concernaient des groupes relativement petits de guerriers/cavaliers , de deux que de par leur supériorité technique ils ont su s’imposer comme classe dominante des groupes autochtones, enfin que leur répartition géographique et leur mobilité a été le facteur de diffusion de la métallurgie du Fer selon un axe toujours Est-Ouest pour les espaces qui nous concerne ( à savoir espace germanique, alpin, Europe occidentale°

    « …ni ce qui permet de dire que les vestiges danubiens sont plus anciens que ceux de la moitié Est de la Gaule. » tout simplement parce que l’évolution stylistique ou artistique témoignent de cette antériorité. Des objets présentant des similitudes nous permettront donc d’établir et leur parenté et le sens de diffusion ( qui inspire qui ?) donc comme déjà expliqué auparavant, ces divers groupes thraco-cimmériens et les objets qu’ils nous ont laissé témoignent de foyers d’inspiration (modèles) sur un l’axe Est-Ouest déjà détaillé, axe de diffusion qui nous permet de suivre l’évolution technique/stylistique ou bien encore artistique, sans même en appeler à une quelconque méthode de datation. L’évolution de l’art latènien en est un exemple probant : des premiers essais à son apogée, on est à même d’observer comment il peut se détacher des modèles qui ont pu l’inspirer dans ses premières manifestations. Mais, j’arrête là ce qui serait une énième digression dans cet échange.

    Continuons donc : culture villanovienne .

     « La culture du bronze final italien dite « proto-vilanovienne » apparaît vers le 12ème siècle et partage comme vous le soulignez des caractéristiques communes, notamment ces fameux champs d’urnes funéraires, avec sa voisine du bonze final nord-alpin dite des « champs d’urnes » apparue un peu plus tôt. Or que s’est il passé en Italie à cette époque d’après les historiens grecs ? Une colonisation en provenance d’Anatolie Occidentale. Etrusques, Troyens et Vénètes se seraient installés en Italie. Et une des caractéristiques des peuples d’Anatolie à cette époque était justement l’utilisation massive de l’incinération funéraire.

    Si la culture proto-villanovienne est d’origine anatolienne (région considérée par certains comme le foyer des langues indo-européennes), il est logique vu leur ressemblance, que celle des « champs d’urnes » nord-alpins le soit aussi. »

    Donc sur les rapports entre culture des champs d’urnes et phase proto-villanovienne, espace danubien,etc...  :

    Réflexion en partant de la civilisation des champs d’urnes :

    -elle se place dans la continuité de la culture des tumuli que l’on peut relier à celle des kurgans  : nous avons donc déjà un axe Est-Ouest de diffusion

    -en suivant son développement et sa diffusion, on peut placer son origine probable dans l’espace nord-germanique, où l’apparition de cette culture est contemporaine de celle de Lausitz qui elle aussi se caractérise par des crémations et l’usage d’urnes, et en remontant encore avant à la culture de Trzciniec puisque l’usage de la crémation apparaît dans les cultures proto-lusatienne et de Trzciniec.

    -d’un pourquoi évoquer ces cultures ? car 1) il semble bien que les groupes humains ayant diffusé ces cultures soient issus du domaine danubien : Thraco-illyriens…bref un groupe thraco-illyrien proto-indoeuropéen ou proto-illyrien.

    -or il apparaît que le foyer probable de l’usage rituel de la crèmation se situe dans le domaine illyrien : les premières traces de cet usage se retrouvent approximativement débuts du Bronze Ancien dans l’espace danubien ( plaine de Pannonie, et le long du Danube) .

    Suivant votre détour anatolien, dans ces de l’ Age du Bronze Ancien, la culture de Kura-Araxes est la culture dominante : or c’est l’usage de l’inhumation qui prédomine et non celui de la crèmation.

    Donc, si nous nous intéressons à la caractéristique crémation que pouvons-nous dire ? qu’il existe un hypothètique foyer illyrien ou balkanique, donc espace danubien qu’il y aura diffusion et/ou migration progressivement vers le Nord jusqu’à l’espace germanique et plus à l’Est dans les aires culturelle proto-lusatienne et de Trzciniec.

    Que dans l’espace germanique cet usage évolue jusqu’à donner naissance à la dite civilisation des champs d’urnes, que celle-ci alors se diffusera vers le Sud et donc la culture proto-villanovienne et en suivant le Danube où elle supplantera pour exemple dans l’espace danubien la culture des tumuli.

    Donc en récapitulant : nous avons un axe Est-Ouest : culture kurgan inspirant culture des tumuli, un axe Sud-Nord pour la diffusion de l’usage rituel de la crèmation, enfin un axe Nord-Sud diffusant la culture des champs d’urnes : quel est le dénominateur commun ? Le Danube et l’espace danubien.

    Comment les Grecs appelaient-ils donc le Danube ? Vous, qui comme M. Mourey appréciez symbolisme et mythologie, devriez saisir la subtilité : Ister, Istros cela ne vous rappelle-t-il pas utérus ? et le Danube devient alors une matrice : une matrice de peuples, une matrice civilisationelle et culturelle.

    Parenthèse linguistique, la linguistique nous apprends que la racine proto-indoeuropéenne *wed-er- de ces mots grec et latin) renvoie au ventre que nous retrouvons en sanskrit udára, en avestique udarō et dans les langues baltiques sous la forme wedar-a  : le Danube (espace danubien) devient alors un espace de digestion, de transformation, de maturation culturelle&civilisationelle et la matrice de peuples…

    Ceci n’était qu’une petite digression afin de satifsaire votre gout ainsi que M. Mourey pour l’allégorie et le symbolisme.  

    Suite et fin.

    « Que voit-on dans les textes grecs ? A première vue ça ne colle pas puisque Hérakles qui épouse une princesse gauloise est mycénien et les Mycéniens utilisaient très peu l’incinération. Seulement Hérakles s’est emparé de Troie et il est donc tout à fait possible que l’armée avec laquelle il a vaincu celles de Géryon ait comporté un fort contingent troyen. »

    Antenor, les récits mythiques grecs ne m’intéressent que jusqu’un certain point : connaissances des mythologie et cosmogonies, aspects ethno-anthropologiques et vision du Monde des anciens Grecs. Ils ne sont en aucun cas une source fiable pour moi. 

     « Dans la relation Est-Ouest, la Méditerranée est aussi importante que le Danube. On le voit très bien dans le processus de néolithisation de l’Europe qui a suivi les deux voies. La Gaule se trouvant à leur point de convergence.

    Influences danubiennes sur les Celtes, oui mais pas uniquement. »

    Sur le processus de néolithisation, je n’objecterai rien. Cependant l’époque qui nous concerne est bien éloignée, quant à un mouvement issu de l’espace anatolien : pourquoi donc la voie maritime alors que le continent européen n’est séparé que par le Bosphore, qui une fois traversé ouvre vers un véritable couloir pour tout aspirant colonisateur…et qui à nouveau via le couloir danubien et espace danubien permet de diffuser dans toute l’Europe continentale et/ou occidentale. Sans compter que si vous pensiez aux Hittites ou apparentés, nous ne pouvons pas dire qu’ils se soient distinguer dans le domaine maritime.

    De plus, l’hypothèse de M. Mourey ne fait pas intervenir le domaine anatolien mais l’espace syro-palestinien et mésopotamien (cultures sémites/espace sémitique) qui n’ont rien à voir avec l’espace anatolien (je suppose que vous vous référez aux cultures indo-européennes qui s’y sont développées).

    Mais sur votre hypothèse anatolienne, à nouveau on peut voir un axe Est-Ouest se détacher : la Vallée du Gange, la Mer Caspienne, l’espace caucasien connaissant un Age du Fer avant l’espace anatolien. Quant à la linguistique, elle nous renseigne sur une origine thraco-illyrienne probable du mot « fer » dans les langues celtiques et proto-celtique, et donc emprunt soit antériorité chez les peuples apparentés au groupe thraco-illyrien et thraco-cimmériens, le mot hittite partage d’ailleurs une racine commune proto-indoeuropéenne. (je ne détaillerai pas plus, mon commentaire étant déjà extrêmement long !)

    Bref, à nouveau, l’axe Est-Ouest se vérifie.

    Quant à des influences non danubiennes sur les Celtes, je n’ai jamais dit le contraire, mais nous parlons alors d’une époque où l’ethnogenèse des peuples celtes est accomplie, où les Celtes sont devenus un groupe ethnolinguistique défini. Et bien entendu que les influences seront diverses et variées autant continentales que méditerranéennes ou bien encore nordique (ex : Route de l’Ambre : Scandinavie, monde baltique : et quel est donc l’axe majeur de la Route de l’Ambre, reliant Baltique et Méditerranée ? à nouveau nous retrouvons ce Danube que vous semblez ne pas apprécier. (petite remarque intéressante : en letton : le verbe forger, battre le fer, ferrer, frapper monnaie est kalt )

    Sur ce…

    Cordialement, 

     



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 18 février 2010 23:33


    M. Mourey

    ma réponse à Antenor est en cours...je vous répondrai donc plus tard...accordez-moi au moins le temps de vous fournir des réponses détaillées et argumentées. Nous partons dans toutes les directions, époques, cultures : il me faut donc présenter des arguments objectifs et un raisonnement cohérent. Une réponse hâtive serait trop vous facilitez la tâche. hé hé hé !

    Cordialement,



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 18 février 2010 20:03

    *correctif :
     "...puisque les sources grecques ou romaines sont largement postèrieures à la période qui nous concerne,..."

    vous l’aurez sans doute compris...



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 18 février 2010 19:56


    M. Mourey,

     

    Reprenons donc sur votre dernier commentaire.

     

    « Moi non plus, je ne comprends pas votre raisonnement. Vous évoquez Nurea. C’est une hypothèse ancienne qui n’a jamais été argumentée alors que mon hypothèse de Bibracte/Nuerax au Mont-Saint-Vincent l’est. Si on me refuse cette hypothèse, le débat n’a plus pour moi aucun sens. »

     

    Votre hypothèse qui assimile Bibracte à Nyrex ou Nuerax ne relève aucunement de l’argumentation mais de l’interprétation.

     

    Quant à l’hypothèse norique et donc Noreïa ou Nurea : dans un premier temps, je vous renvoie à mon commentaire destiné à Antenor et évoquant les groupes Thraco-cimmériens.

     

    Donc rapidement : sommaire argumentation sur Nurea/Noreïa, soit l’hypothèse norique :

     

    Pourquoi donc ? 1) nous sommes dans l’espace danubien 2) les Illyriens peuvent être rattachés aux groupes thraco-cimmériens évoqués dans mon commentaire à destination d’Antenor 3) le mot fer dans les langues celtiques/germaniques a une probable racine thraco-illyrienne. 4) la Norique était riche en minerai de fer, cette réputation justifiée se maintiendra trés longtemps (Noricus ensis et fer utilisé largement pour les armes romaines) 5) l’ouverture sur la plaine pannonienne supporte l’idée d’un mouvement Est-Ouest (espace pontique&caucasien vers espace danubien) et s’accorde avec une métallurgie du fer antérieur à l’Est et au Sud de l’Europe Occidentale et Centrale.

     

    Donc : il y a bien plus d’arguments en faveur de l’hypothèse norique et donc d’un foyer de diffusion à partir de l’espace danubien qu’en faveur de votre hypothèse bourguignonne que rien ne supporte mise à part vos acrobaties fantaisistes qui volontairement ignore par exemple une racine celtique évident dans le nom bibracte.

     


     « Vous dites que les humains ayant la fâcheuse tendance de se déplacer au cours de l’Histoire… Permettez-moi de relativiser votre affirmation tout au moins en ce qui concerne la Gaule. L’archéologie ne révèle pas ici une situation troublée comme celle du Proche-Orient. Je vois plutôt une stabilité des populations mais surtout la permanence des points forts du terrain. Il n’y a aucune raison ni aucun témoin qui permettent de penser que la capitale arverne de Gergovie que je situe au Crest et celle de Bibracte que je situe sur le horst du Mont-Saint-Vincent aient changé de place depuis leurs fondations. C’est ce qui explique le malentendu qu’il y a entre nous, qui vous fait sauter d’une époque à une autre sans lien entre elles alors que je cherche un fil conducteur et une continuité logique d’évolution et de développement. Cela explique aussi, en partie, les erreurs de localisation de nos capitales gauloises, avec toutes ses conséquences pour la compréhension de notre histoire. »

     

    La diffusion de la culture celtique ainsi que les migrations de groupes celtes (par exemple jusqu’à la lointaine Irlande) contredisent votre vision d’une supposée stabilité inhérente aux peuples celtes.

     

    Quant au passage, sur mes sauts temporels  : l’expression « c’est l’hôpital qui se… » sera ma réponse. M. Mourey, je ne saute pas d’une époque à l’autre, lorsque je réponds à Antenor par exemple, je suis bien un fil conducteur qui me permet de relier les divers espaces géographies et aires culturelles&linguistiques qui nous concernent. De la même façon, lorsque je vous rappelle quelques faits sur le monde oriental du Xème siècle, je ne fais que corriger vos sauts temporels et vos liens fantaisistes qui par exemple assimile espace babylonien et espace syropalestinien antiques ou protohistoriques.

    suite donc.

     

    « Quand vous dites : il n’y a aucun moyen de savoir où les auteurs antiques cités plaçaient les Keltoï puisqu’il n’y a aucune précision dans leurs récits. Bien sûr que si ! Mais, pour cela, il faudrait que je fasse tout un article, peut-être ? Ici, cela serait un peu long. »

     

    Non, M. Mourey aucun article ne vous permettra de démontrer que les auteurs antiques avaient des connaissances géographiques ou représentations spatiales précises et non approximatives et/ou erronées. Les auteurs qui nous concernent sont grecs et leurs connaissances autant de l’intérieur des terres d’Europe continentale ou centrale que des côtes occidentales sont vagues, imprécises, et indirectes : ils ne font que reprendre ce qu’ils ont recueilli par ci, par là, ont une vision mythologique et non géographique, etc… bref , ils nous renseignent avant tout sur la vision du monde qu’ils avaient à l’époque et non pas sur le monde tel qu’il était (à entendre par là : répartition géographique des groupes humains et cultures).

     « Je ne souscris pas aux vagues d’invasion pré-celtiques comme on nous l’explique. Certes, je crois à une émigration venant du Levant, pays de Canaan et Liban compris, mais sous forme de peuplades socialement et militairement organisées qui se déplacent en imposant leur autorité sur des populations autochtones en place sans défense valable. Je crois, en Gaule tout au moins, à un processus de colonisation qui s’étend en toile d’araignée à partir d’une colonie mère. Mont-Saint-Vincent/Bibtacte et Gergovie/Le Crest étant des colonies-mères. Ce qui signifie qu’avant de pouvoir lancer leurs expéditions gauloises aux environs du VIème siècle, au temps de Tarquin l’Ancien, ou après, il a fallu un assez long processus de colonisation étendue. »

     

    Les peuplades socialement et militairement organisées de l’espace syropalestinien sont sémites : il n’y a rien de sémite ou sémitique en Bourgogne. Un oppidum celtique n’a rien à voir avec une cité phénicienne, cananéenne ou babylonienne. Les arts celtiques n’ont rien à voir avec les arts proche ou moyen-orientaux, les croyances de même, l’organisation sociale aussi, ainsi que les techniques agricoles, militaires, etc…

     

    De plus, pourquoi ces peuplades ayant la maîtrise de la métallurgie du fer, iraient-elles se réfugier en Bourgogne, pas vraiment connue pour sa richesse en minerai de fer, alors que l’espace rhénan, à proximité, lui est connu pour ses ressources abondantes en fer. Je ne vous demanderai même pas pourquoi ces populations auraient-elles abandonner l’écriture alphabétique.

     

    «  En fait, vous, ou plutôt vos confrères, sont dans un paradoxe. D’un côté, ils comprennent très bien les troubles du Proche-Orient qui ont, soit anéanti soit poussé à l’émigration des populations entières, mais ils refusent à ces émigrés la possibilité de s’être installés sur des terres nouvelles et de les avoir colonisées. Ils voient bien cette poussée militaire et démographique est-ouest qui a poussé à l’émigration mais ils ne veulent pas se rendre compte que seul le couloir Rhône/Saône pouvait l’absorber et ensuite le diriger dans toutes les directions à partir du carrefour qu’était le Cabillo du pays éduen, citvitas dépendante de Bibracte comme l’a écrit Strabon. »

     

    Sur mes hypothétiques confrères,  soumis au joug du paradoxe, ma réponse sera claire : M. Mourey, je n’appartiens à aucune organisation chargé de propager des vérités historiques. Cet argument n’a aucune valeur, et ne concerne pas nos échanges.

     

    Donc sur ces populations entières poussées à l’émigration  : M. Mourey, vous dites avoir une vision militaire donc ne pensez-vous pas que les diverses puissances régionales poussant ces populations à émigrer auraient eu pour premiers objectifs le contrôle de ressources stratégiques tel que le fer (pour les armes), le bois (pour les vaisseaux) ou le contrôle des ressources agricoles (stockage de nourriture) pour les colons ? D’autant plus que dans l’espace syropalestinien les ressources en fer, ou bois sont des ressources beaucoup plus stratégiques qu’en Europe Occidentale boisée et riche en minerai de fer.

     

    Croyez-vous vraiment que la construction de flottes gigantesques, pouvant supporter une colonisation armée outremer ait pu passer inaperçue ? et si ces populations que vous imaginez étaient capables d’un tel effort de guerre/colonisation en Europe Occidentale, pourquoi dés lors s’en seraient-elles montraient incapables dans une région qu’elles connaissaient ?

     

    Je vous le répète encore : oui, nous avons des mouvements migratoires ou de colonisation : il s’agit de ceux participant à l’expansion maritime des Phéniciens, qui se voit matérialisée par prés de 300 comptoirs dont aucun ne se trouve à l’intérieur des terres gauloises.

     « Vous me demandez de prouver mes dires par des traces, notamment des vestiges archéologiques. Je vois que la troisième partie de mon article ne vous a pas convaincu. Cela n’a rien d’étonnant. Les paradigmes actuels sont tels que tout doit s’inscrire soit venant du monde grec soit venant des Romains. Changer les paradigmes et essayez de faire des rapprochements dans le domaine des poteries, des bronzes, des céramiques etc. Tenez ! je viens de regarder le trésor de Blanot, en Côte-d’or. Ces bracelets en or sont-ils si différents de ce qu’on trouve chez les Phéniciens. »

     

    Mais où avez-vous vu que je m’enfermais dans un paradigme gréco-romain ? c’est votre cas, c’est vous qui considérez les sources grecques comme fiables, c’est vous qui considérez la mythologie grecque comme une source en matière de mouvements migratoires ou de localisation géographique : VOUS et non moi !

     

    A aucun moment, je ne me réfère à une quelconque source gréco-romaine : je n’en parle pas, puisque les sources grecques ou romaines sont largement antérieures à la période qui nous concerne, de plus elles sont  empruntes d’idéologie et d’une vision ethnocentriste du monde.

     

    Voilà donc ma première réponse, je continuerai plus tard.

     

    Cordialement,

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