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S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ

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  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 18 février 2010 04:32


    Soit continuons : « Mon interprétation s’accorde avec les textes qui relatent les expéditions gauloises en direction du Danube dès le VIème siècle, peut-être VIIème, depuis le centre de la Celtique (Eduens, Arvernes...). Cela s’accorde avec ma logique militaire qui m’amène à penser que l’épopée des grands princes celtes ne peut trouver sa, ou une de ses principales origines, que dans le foyer de l’actuelle Bourgogne. Et quand Hérodote ajoute que le Danube leur appartient (aux Celtes de Nuerax/Bibracte) comme le Nil l’est aux Egyptiens, cela montre bien qu’après le mouvement migratoire est ouest, il s’est développé un mouvement de conquête dans le sens inverse ouest est. »

     

    J’aimerai bien savoir pourquoi donc vous limitez la direction ou les objectifs des expéditions gauloises au Danube : d’un on ne connaît pas les motifs de ces expéditions, nous ne pouvons que spéculer, de deux autant les Balkans, que la Grèce, la plaine de Pannonie, que l’Anatolie ont été touchés, enfin nous sommes bien plus entre le IVème siècle et le IIIème avant JC qu’au 6ème ou 7ème siècle.

     

    Bon je passe « cela s’accorde avec ma logique militaire » : militaire ou pas, votre raisonnement n’a rien de logique, M. Mourey.

    Vous prenez des éléments variés et différents, sans liens entre eux, et décrétés qu’ils sont reliés.

     

    Exemple : « Et quand Hérodote ajoute que le Danube leur appartient (aux Celtes de Nuerax/Bibracte) comme le Nil l’est aux Egyptiens, cela montre bien qu’après le mouvement migratoire est ouest, il s’est développé un mouvement de conquête dans le sens inverse ouest est. »

     

    En quoi, le fait qu’Hérodote considère le Danube comme espace celtique ou « propriété » des Celtes impliquerait-il que d’un mouvement migratoire antérieur est-ouest nous aboutissions à un mouvement ultérieur de conquête ouest-est ??? Il n’y a aucun lien à établir. 

     

    De plus, Hérodote ne dit en aucun cas que le Danube est la propriété des princes de Bibracte : seul vous le dites, M. Mourey ! Vous extrapolez, imaginer des liens logiques entre des éléments ou des faits que rien ne relie entre eux. De plus, l’Histoire ne connaît pas la logique. Par contre un raisonnement pour être valide se doit d’être cohérent. Bref continuons.

     

    « Cela veut dire qu’outre le mouvement migratoire est ouest que vous rappelez, il y a eu une immigration de colons, très probablement par le couloir Rhône/Saône, jusqu’à la région fertile et carrefour de routes qu’étaient Chalon-sur-Saône et la Bourgogne. Une arrivée de colons phéniciens si l’on interprète correctement le texte de Diodore de Sicile qui dit qu’Alésia (Bibracte/Nuerax) a été fondée par Héraklès, d’où est née la Galatie.

    C’est pour cela que je dis que les sites de Hallstatt et de la Tène, comme celui de Heunebourg, s’expliquent beaucoup mieux, à mon avis, en faisant venir ces princes celtes de Bourgogne dans un processus normal et logique d’expansion.
     »

     

    Décomposons ce passage : « …il y a eu une immigration de colons, très probablement par le couloir Rhône/Saône, jusqu’à la région fertile et carrefour de routes qu’étaient Chalon-sur-Saône et la Bourgogne. Une arrivée de colons phéniciens si l’on interprète correctement le texte de Diodore de Sicile qui dit qu’Alésia (Bibracte/Nuerax) a été fondée par Héraklès, d’où est née la Galatie. »

     

    Existe-t-il une seule trace de colonisation issue de l’espace syropalestinien (phénicien, cananéen, galiléen, etc..) en Bourgogne ???

     

    D’un, les Phéniciens ou plutôt les cités phéniciennes ne colonisent pas au sens strict du terme : c’est la volonté et de sécuriser leurs routes commerciales (escales pour leurs flottes) et de conserver leur monopole sur les diverses ressources qu’ils contrôlent, c’est cela qui leur impose de créer ce qui s’apparente bien plus à des comptoirs commerciaux qu’à des colonies. Ces comptoirs restent liés et tributaires de leur cité-mère, Carthage étant l’exception en s’en affranchissant et devenant elle-même la cité-mère de son empire. 

     

    Donc, premier point : les Phéniciens sont marins et marchands et se concentrent sur l’espace méditerranée (même si leurs périples/expéditions les mènent bien plus loin), où prés de 300 de leurs comptoirs témoignent de leur présence.

     

    Second point : il n’y a aucune trace de comptoir ou colonisation d’origine phénicienne à l’intérieur des terres d’Europe Occidentale, et cela en dépit même de leurs connaissances bien meilleure que celle des Grecs des côtes européennes occidentales. Les Phéniciens s’installent dans sur le littoral méditerranéen en s’assurant d’un que leur port-comptoir n’est pas vulnérable côté mer, et de deux est protégé de possibles attaques en provenance des terres. Voilà le schéma classique pour l’installation d’un comptoir phénicien.

     

    Voilà aussi la manière d’opérer des Phéniciens qui sont avant tout des marins et des marchands et non des guerriers : donc ils recherchent la sécurité et ne vont pas migrer plus avant dans les terres.

     

    Donc, il n’y a aucune raison d’imaginer un mouvement migratoire d’origine phénicienne remontant le cours du Rhône pour s’installer en Bourgogne : c’est-à-dire au cœur du continent, sans accés à la mer, sans lien avec la cité-mère.

     

    De plus, les terres que les Carthaginois contrôleront sont aussi de riches terres agricoles, largement suffisantes et pour leurs besoins et pour le commerce.  Rappelons que lorsque Rome dominera l’ancien espace carthaginois, l’essentiel des approvisionnements en blé proviennent des provinces romaines d’Afrique (ancien domaine carthaginois), d’Espagne (ancien domaine carthaginois) et d’Egypte.

     

    Et à nouveau, je vous répète les mêmes questions : pourquoi n’y a-t-il donc aucune trace de ce mouvement colonisation phénicienne en Bourgogne ou bien encore dans toute l’ancienne Gaule ?

     

    Pourquoi la maîtrise de l’écriture aurait-elle été abandonnée par un peuple marchand et donc pour qui l’écriture est un avantage non négligeable ? Les navires gaulois ou celtes (comme cette question paraît absurde.. !!!) répondaient-ils aux modèles phéniciens ? Les Gaulois de Bibracte ou d’ailleurs usaient-ils des avancées techniques marines nées en Phénicie ?

     

    En quoi l’art latènien, par exemple, peut-il être rapproché des arts orientaux ? mise à part une période initiale ou les artistes celtes s’inspirent de modèles méditerranéens ( généralement grecs) l’art latènien et/ou celtique est complètement différent des arts méditerranéens et/ou orientaux.

     

    En quoi la religion celte paneuropéenne reposant sur les druides peut-elle comparé aux cultes phéniciens urbains et très localisés ? De même en quoi la cosmogonie celte peut-elle être comparée aux cosmogonies sémites ? comment connectez-vous donc la conception cyclique du Temps indo-européenne donc celle des Celtes à la vision linéaire du monde sémitique ?ect..ect..ect..

     

    BREF : quel élément concret, en dehors de vos extrapolations, déductions hasardeuses, interprétations erronées, pouvez-vous fournir quant à une présence phénicienne à l’intérieur des terres de la Gaule celtique ? ne pensez-vous pas que vu le degré d’avancement du monde phénicien dans les domaines techniques (métallurgie du fer, marine,..) ou bien la maîtrise de l’écriture au Xème siècle avant JC, ces éléments aussi avantageux auraient dû subsisté et non disparaître ?

     

    d’autant plus que vous avez une lecture militaire, dites-vous…et bien, pourquoi donc, puisque au Xème siècle les Phéniciens sont déjà entrés dans l’Age du fer, leurs présumés « colons » auraient fait l’impasse sur une technique aussi avantageuse militairement ? de même pour l’écriture ou les avancées techniques de leur vaisseaux ?

     

    bref, revenons à votre commentaire. Passage rapide sur la Galatie : la Galatie a déjà été évoqué, elle rend compte de ces fameuses expéditions celtes vers l’Est, là c’est l’Anatolie, le vocable Galates ou galataï renvoyant aux racines que je vous ai déjà donné. (la forme keleto apparaissant clairement).

     

    Maintenant, votre phrase de conclusion : « C’est pour cela que je dis que les sites de Hallstatt et de la Tène, comme celui de Heunebourg, s’expliquent beaucoup mieux, à mon avis, en faisant venir ces princes celtes de Bourgogne dans un processus normal et logique d’expansion.  »

     

    Qui pour résumer dit que vous n’avez rien compris ou bien rien retenu de ma réponse à Antenor.

     

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-origines-pheniciennes-de-notre-69205?debut_forums=100#forum2442541

     

    Ce qui devient somme toute une habitude avec vous, M. Mourey.

     

    Question : comment la culture hallstatt peut-elle être issue de Bourgogne alors que j’ai bien expliqué l’axe Est-Ouest partant de l’espace pontique&caucasien (vous pouvez ajouter une influence anatolienne, cela reste à l’Est) sur lequel nous pouvons remonter le cours de l’Histoire, notamment avec les groupes thraco-cimmériens, peuples intermédiaires entres ces différentes aires géographiques et culturelles que sont les espaces germanique, danubien, pontique, caucasien voir anatolien…

     

    Comment donc pouvez-vous dire que vous me comprenez lorsqu’à l’évidence, en concluant vous me dites strictement le contraire : de plus dans mon commentaire à Antenor, ce n’est pas l’aspect migratoire qui était évoqué mais avant tout la diffusion de cultures et techniques et les foyers de diffusion.

     

    Bref, à nouveau, vous ne changez pas de position, et ne tenez aucun compte de mes commentaires. Ce commentaire s’arrête ici, pour le moment. Donc, à bientôt.

     

    Cordialement,



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 18 février 2010 04:31


    M. Mourey

     

    Reprenons donc.

     

    « Je ne conteste pas le mouvement migratoire est ouest. J’en fais largement état dans mes ouvrages. Le malentendu vient de l’utilisation du mot « Celte ». » Celtes désignent un ensemble de peuples, parlant des langues celtiques, issu du proto-celtique : la question donc qui nous intéresse est donc l’origine de ce peuple.

     

    Et si vous avez lu mes divers commentaires, rien ne fait de la Bourgogne leur berceau originel. Bref.

    Commençons par les sources que vous utilisez : « Au VI ème siècle av. J.C. , Hécatée de Millet, historien et géographe grec, évoquant notre région « barbare », ne cite que trois villes : Narbonne, Marseille qu’il situe en Ligurie et, au-delà de Marseille, Nuerax, habitée par les Celtes. Il s’agit de la première mention connue des Celtes. Or, il faut noter que s’il considère les habitants de Marseille comme étant des Grecs, il donne aux habitants de Nuerax le nom jusque-là jamais cité de « Celtes ».
     
    Hérodote les localise aux sources du Danube, près des monts Rhippées et non ville de Pyrénées ce qui est absurde (monts Rhippées cités également par Pindare au pays du vent du nord) et Polybe précise qu’ils se trouvaient au nord du cours supérieur du Rhône. Il s’agit bien de la Bourgogne et de Bibracte, alias Nuerax, que je situe à Mont-Saint-Vincent et non au mont Beuvray. Ce n’est qu’ensuite que les auteurs ont étendu cette appelation aux habitants de l’Europe.  »

     

    -Premier point essentiel : nous sommes aux alentours de 520 avant JC, soit un demi-millénaire après la période à laquelle vous vous référez. Les Celtes sont présents (presque) partout en Europe Occidentale.

    -second point essentiel : l’ensemble des géographes antiques situaient par exemple la Bretagne insulaire et l’Hibernie en face de la Gaule et de la péninsule ibérique, pour les anciens Grecs, l’Europe Occidentale (Nord-Ouest) était terra incognita , tout n’était que spéculations et/ou extrapolations tirées des vagues notions recueillies auprés des Phéniciens, sur l’intérieur du continent à partir du Danube : brouillard total.

     

    Cela étant dit.

     

    Hécatée de Millet : tout ce que je peux retenir de ce dernier est : Hécatée de Milet a peut-être utilisé l’adjectif keltikos. Seule une citation de très basse époque nous permet de le penser.

    Soit.

     

    Vous écrivez donc : « Hécatée de Millet, historien et géographe grec, évoquant notre région « barbare », ne cite que trois villes : Narbonne, Marseille qu’il situe en Ligurie et, au-delà de Marseille, Nuerax, habitée par les Celtes. »

     

    Rien ne permet d’assimiler Nuerax à Bibracte si ce n’est comme vous le faites en éliminant toutes les autres options pouvant être déduites de cette citation peu fiable d’Hécatée de Millet. L’adjectif keltikos peut tout autant renvoyer à Narbonne, qu’à Noreia ( Autriche).

    Noreia étant l’option la plus proche de ce que l’on peut déduire d’Hécatée si nous prenons pour repère Marseille et la Ligurie, et d’une perspective plus large, Keltoï/Nyrex pourrait renvoyer au Sud Ouest de l’Allemagne.

     

    Bref à partir d’Hécatée de Millet, il est strictement impossible de savoir où il situait exactement ces keltoï et à quoi s’appliquer l’adjectif keltikos.

     

    Continuons.

     

    Hérodote :

     

    « Hérodote les localise aux sources du Danube, près des monts Rhippées et non ville de Pyrénées ce qui est absurde (monts Rhippées cités également par Pindare au pays du vent du nord) » 

     

    Que nous dit Hérodote : que le Danube prend sa source prés d’un mont ou d’une ville pyrénée ou puréné au pays des Keltoï, qu’il coule à travers l’Europe la coupant par le milieu, que les Keltoï sont, à partir des colonnes d’Hercule, voisins des Kunesioi, situés à l’extrême de l’Occident.

     

    Quand à la référence aux monts Rhippées, les géographes antiques les situaient au hasard : parfois les Carpates et d’autres les Alpes. Bref, il n’y a là rien de fiable.

     

    que peut-on déduire d’Hérodote ? 1)il situait vaguement les Keltoï  Celtes quelque part vers le Nord du Danube. 2) selon la manière dont on lit le texte, on peut considérer qu’ils pouvaient tout autant être localisés en péninsule ibérique. 3) plus largement que les Keltoï se retrouvent dans un espace géographique couvrant une zone allant des « colonnes d’Hercule » jusqu’au Danube : territoires celtiques et celtibères donc.

     

    Donc sur la question des sources antiques et de la fiabilité en matière de localisation géographique : rien ne permet d’arriver aux conclusions auxquelles vous arrivez, M. Mourey : à savoir un foyer originel celte à Bibracte.

     

     « Polybe précise qu’ils se trouvaient au nord du cours supérieur du Rhône. Il s’agit bien de la Bourgogne et de Bibracte, alias Nuerax, que je situe à Mont-Saint-Vincent et non au mont Beuvray. Ce n’est qu’ensuite que les auteurs ont étendu cette appelation aux habitants de l’Europe. »

     

    Je ne saisis pas la pertinence de la référence à Polybe (bien plus tardif), mais bon je commence à être habitué. Maintenant quant aux faits que les auteurs antiques aient étendu cette appellation aux différents habitants d’Europe Occidentale, cela ne change rien à l’identité propre de ces peuples : ils sont des peuples indoeuropéens, celtes, parlant des langues celtiques, issues du proto-celtique : l’appellation que des auteurs grecs ou romains, ou autres ne changent rien à leur identité ou à leur parenté.

     

    A nouveau, je ne comprends pas votre manière de raisonner.

     

    Un peu de logique voyons : grecs et/ou romains découvrent peu à peu au fur de leur avancée dans la connaissance de l’Europe Occidentale ou au cours de divers contacts (économiques, mercenaires, guerres, etc…) des peuples qu’ils devinent aisément apparentés, il est somme toute logique qu’ils usent alors d’un terme générique pour désigner un ensemble de peuples qui partagent des traits communs : langues, croyances, coutumes, etc…ne pensez-vous pas ?

     

    Conclusion : il n’y a aucun moyen de savoir où les auteurs antiques cités plaçaient les Keltoï puisqu’il n’y a aucune précision dans leurs récits.

     

    Mais disons que je prends votre lecture : nous avons donc au 6ème siècle Hécatée qui les placent à Bibracte selon vous : en quoi cela induit-il qu’au Xème siècle ils y étaient déjà ou bien encore que c’est là le foyer originel des Celtes ? RIEN…

     

    Localiser un groupe humain a un temps t(1) à un endroit x n’implique ni qu’au temps t(0) il y était déjà ni qu’au temps t(2) il y sera encore : les humains ayant la fâcheuse tendance de se déplacer au cours de l’Histoire…



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 17 février 2010 20:19


    @antenor

     

    Sur la première partie de votre message, où vous écrivez : « La séparation âge du Bronze/âge du fer est loin d’être aussi nette que vous la présentez. Au premier age du fer, seules les élites employaient le fer, l’essentiel de la population vivait encore comme au bronze final. Les Allemands regroupent d’ailleurs ses deux phases dans la « culture de Hallsatt ».  » 

     

    Bien entendu que la séparation n’est pas nette, il y a chevauchement : ce que j’entendais par là : est le fait que si nous parlons des Celtes, ou de civilisation celtique, c’est bien à l’Age du Fer que nous nous référons et donc aux périodes Hallstatt postèrieure au Bronze final.

     

    Je connais la division en 4 phases (A, B, C, D) de Reinecke, mais à nouveau ce schéma sépare bien le Bronze final (ausgehend Bronzezeit) du début de l’Age du Fer (älteren Eisenzeit).

    Bronze final : phases Hallstatt A et B renvoyant à la Civilisation des Champs d’urnes, et correspondent approximativement à la période -1200/-800

    Début de l’Age de Fer : donc la période Hallstatt proprement dite, soit Hallstatt C et D, allant approximativement de -800 à -500, directement suivie par la culture laténienne.

    Sur Hallstatt A-B, donc marquée par la civilisation des Champs d’urnes, que constate-t-on :

    -un foyer originel pour cette culture située dans l’espace germanique, sans doute nord-germanique 

    -civilisation des tumuli en Europe Centrale (espace danubien) sans doute apparentée à la culture kurgan

    -si je m’autorise une digression et m’intéresse à la culture villanova : qu’observe-t-on ?

    les caractéristiques ( rituels funéraires) de Villanova I ou de la culture proto-villanovienne (soit approximativement de -1100 à -900) peuvent être reliées à celles de la civilisation des Champs d’urnes telle qu’elle se manifestait dans l’espace danubien (Europe Centrale) : à nouveau axe de diffusion Est-Ouest (Sud-ouest)   

    Donc sur la période Hallstatt A-B on observe d’un, une culture qui se diffuse à partir du Nord et une autre qui elle suit un axe Est-Ouest

    Pour conclure sur ce résumé sommaire : à nouveau rien ne permet d’envisager un foyer occidental bourguignon pour l’Age du Bronze final. 

     

    Poursuivons avec Hallstatt C et D, soit culture de Hallstatt proprement dite. Bien entendu que je ne considère pas que ces cultures soient nées spécifiquement à la Tène ou Hallstatt. Mais c’est bien dans ces aires géographiques que nous pouvons trouver leurs possibles foyers d’origine (culture hallstatt précédant culture latènienne).

     

    « Par contre, je ne comprends toujours pas ce qui vous fait dire que la culture de Hallstatt (1er age du fer) est née sur le Danube. On en trouve des manifestations très précoces dans l’Est de la France (tombes de cavaliers à épée). D’après ce que disent les archéologues, la diffusion a été si rapide qu’il est impossible de dire avec précision dans quelle zone elle est apparue.

    Hallstatt et La Tène sont des sites importants mais plus personne ne pense que les cultures qui portent leurs noms sont nées spécifiquement à ces endroits.
     »

     

    Vous évoquez des manifestations très précoces à l’Est de la France, j’imagine que vous évoquez l’espace rhénan (donc assimilable à l’espace germanique et aisément reliable à l’espace danubien : les frontières n’étant pas franches) : je vous renvoie à un des mes commentaires où j’évoquais bien la Rhénanie : donc je ne contredis en rien la présence précoce d’objets en fer ou la diffusion rapide de la culture de Hallstatt.

     

    Alors pourquoi donc un foyer dans l’espace danubien et un mouvement de diffusion sur un axe Est-Ouest : d’un parce que si je remonte chronologiquement les diverses traces archéologiques en allant des plus récentes aux plus anciennes, la direction que je suivrai sera un axe alors Ouest/Est, m’entraînant vers l’espace danubien et encore plus à l’Est.

     

    De deux pourquoi une origine à l’Est et non un foyer occidental bourguignon ? tout simplement parce que l’Age du Fer débute tardivement en Europe continentale (centrale ou occidentale, approximativement -800) comparativement à des régions situés plus à l’Est (steppe pontique Ukraine, Caucase : approximativement -1000/-900) ou au Sud (monde méditerranéen, espace oriental) où elle débute approximativement vers -1200/-1100. (des traces encore plus anciennes se retrouvent autour de la vallée du Gange ou de la Mer Caspienne)

     

    Je m’explique donc : vous parlez d’objets à une époque très précoces : certes oui, mais ces objets témoignent d’une technique déjà parfaitement maîtrisée : donc à eux seuls ils ne peuvent témoigner d’un foyer originel dans l’aire où nous les retrouvons, car ils ne nous renseignent pas sur le cheminement qui a permis ces progrès techniques : ils témoignent d’une technique aboutie et non balbutiante.

    La maîtrise métallurgique/technique du bronze n’implique pas automatiquement celle des techniques propres à la métallurgie du fer (exemple : réduction du minérai, température optimale, four, etc…)

     

    Bref : à moins que vous ne puissiez fournir des éléments plaçant l’émergence « génération spontanée » des diverses techniques permettant un traitement métallurgique optimal du fer en Bourgogne ou en Europe Occidentale, je ne vois pas comment vous pouvez objecter à une diffusion sur un axe Est-Ouest.

     

    Cependant, je ne vais pas vous laisser ainsi sans éléments ou piste de réflexion afin que vous entendiez mon propos et donc la diffusion depuis un foyer Hallstatt danubien :

     

    J’ai évoqué une entrée dans l’Age du Fer plus ancienne à l’Est de l’espace danubien : steppe pontique et Caucase : comment relie-je donc espace danubien et espace pontique ou caucasien :

     

    -d’un : cet axe est-ouest a toujours permis migrations ou invasions

     

    -de deux : les divers mouvements migratoires et traces archéologiques des groupes Thraco-cimmériens : (vocable dans lequel se retrouve Thraces et Cimmériens (peuples indo-européens)) nous permettent de relier l’Europe centrale (Est) ou l’espace danubien et la steppe pontique ainsi que l’espace caucasien.

     

    On peut aisément suivre les migrations de ces groupes en se fondant sur la répartition géographique des divers artéfacts, objets qui marquent leur présence à un moment donné à tel ou tel endroit. Or qu’observe-t-on en analysant la répartition de ces artefacts ? D’un il sont partout : espaces danubien, germanique, rhénan, alpin, prussien, etc... 

     

    Pour la période Hallstatt A-B, soit la civilisation des Champs d’urne, les artéfacts thraco-cimmériens sont généralement en bronze, mais ont des caractéristiques propres qui ne les relie ni à l’espace danubien ni à l’espace germanique : ils sont atypiques.

     

    Par contre nous pouvons les relier aux cultures suivantes : culture de Koban ( -1100/-400) de l’espace caucasien et nord-géorgien , culture de Srubna, ainsi qu’aux cultures pré-scythiques de Chrenogorovka et Novocherkassk (cultures qui se développent entre le Danube et la Volga) approximativement entre -900/-700.  

    Pour la période Hallstatt C-D, les artéfacts se retrouvent dans un espace dépassant largement l’espace danubien : espace nord-germanique (Prusse orientale, Danemark…) et plus  à l’Ouest encore espace alpin (région de Zurich). Or ces artéfacts ne sont plus uniquement en bronze et sont à présent souvent en fer. Tous ces artéfacts étant reliables aux cultures citées précédemment (espaces pontique et caucasien)

    Donc que conclure ?

    En suivant ces différentes pistes : on observe une diffusion ayant un foyer à l’Est de l’espace danubien : les divers groupes Thraco-cimmériens servant de médiateurs entre espace danubien et steppe pontique/Caucase et initient la phase dite HallStatt C vers -800. (Les divers objets/artéfacts trouvés font appartenir les divers groupes Thracocimmériens aux classes dirigeantes de ces peuples pré-celtiques).

    Donc en suivant un axe Est-Ouest : nous avons une continuité géographique, une continuité historique (chronologique) mais aussi une continuité ethnologique et linguistique : tous ces peuples sont indo-européens et donc très proches. 

    Sur votre dernière remarque : « C’est vrai que sans traces écrites, on ignore si les peuples du complexe nord alpin étaient déjà des Celtes au bronze final, c’est une question qui est loin d’être tranchée.  » l’ethnogenèse des peuples celtiques est en effet encore à étudier.

    Pour conclure : j’espère que vous comprendrez pourquoi l’hypothèse phénico-chaldéenne de M Mourey est intenable : en effet pourquoi des peuples (Phéniciens, Chaldéens, ou bien encore Cananéens) ayant la maîtrise technique de la métallurgie du fer (plus ancienne dans l’espace méditerranéen oriental qu’en Europe Occidentale) remonteraient-ils le Rhône pour se réfugier dans une région (Bourgogne), pas spécialement connue pour ses ressources en fer (comparativement aux espaces pré-cités) ? ou bien encore pourquoi des peuples ayant la maîtrise technique dans le domaine marin (Phéniciens) iraient-ils se réfugiaient en Auvergne ou Bourgogne ? Ou bien encore pourquoi des peuples ayant une connaissance multimillénaire de l’écriture l’abandonneraient-ils ? (le rapport entre culture celtique et écriture étant somme toute très particulier) Bref encore : pourquoi donc ces peuples auraient-ils renoncer soudainement au Xème avant JC à tous ce qui leur permettaient de dominer techniquement ou culturellement les autres peuples (métallurgie (donc ressources en minerai de fer, marine donc accés à la mer, écriture,…) ?

    Rien ne supporte les diverses théories de M. Mourey.

    Cordialement,

     



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 17 février 2010 09:36


    bahhh...mon mouzeux zémoussé...kéke tu dis ?

    Fô remonter zà la zource, Môaaa-je il te dit...le point Zalpha...le Zoeuf pré-bigbangueux...le Zôm brahmik primordieux...exterara...

    ou bien zenkor, un vieux proverbe issu de la Sachiesse Anchestral des Von Bad Guru : « kan la pomme zé pourrie, tu krâmes le verzer ! »

    baboula raza kommen ki dizé les fazistes antik...

    donk...la zoluzion zeré de zupprimer la zektion Zarticles...za zeréti pa d’une redoutable effikazitude ?

    bahhhh....Son Ôguste Insanité, (donk Môaa-je) zà nouvô offre à ses bovides larveux zé bienzamiés za divinesque Parôleûhhhh...

    In Zominé Gurôummmm...

    Zamen zé Zamen zenkor...

    ZE VOUS VOIS TOUZZZ......



  • S.Ô.I Shri BaBâd Guru Lashpâ Son Ôguste Insanité BADGURU Ier 17 février 2010 08:03


    bahhh...

    mon fidèleux parmi les fidèleux...kéke tu kittabes de si bon s’bahhhh ??

    zôokrânn pour l’al-didikâss, mais grâce à Tôaa-je, ze zens ke ze fé me faire plein de p’tites s’hab...bahhhh....

    Son Ôguste Sainteté, (donk Môaaa-je) remerzie son fidèleux submarestronien pour za dévôteuse zazada s’bahâtik !!!

    alé zalam ô lokoum !

    bahhhhh.... 

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