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J'aime la bonne compagnie, la bretagne entre deux marées, J. Bach et Charles Trenet, le thé earl grey et la bonne bière, Bob Dylan mister Tambourine man, le sport sans ses égarements, me perdre et me retrouver. J'aime aussi ma tendre amie, la solitude, l'écriture et la lecture, l'art du zen et de la bicyclette. 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/01/2012
  • Modérateur depuis le 20/02/2012
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Derniers commentaires



  • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2016 12:59

    @Phoébée
    « Le cautionnaire engage sa responsabilité, s’il est irresponsable c’est bien fait pour ses pieds. »

    Philosophie de survie à l’usage des prédateurs, mais bien dans la mouvance actuelle. Remarquons déjà que la pratique en dit long sur cette société de vieillards. Une société où le risque est aboli, exigeant toujours plus de garanties et de certifications, et ne s’en remettant qu’aux héritiers va droit dans le mur. 
    Je me suis fait avoir deux ou trois fois dans des histoires d’argent prêté, que je n’ai jamais revu..Pour autant je me demande si j’ai vraiment été généreux, s’il n’y avait pas un intérêt quelconque dans ma démarche. J’en ai le souvenir d’histoires et d’affects, d’une sorte de richesse dans l’apprentissage de la vie. Ce qui fait qu’ au bout du compte je n’ai pas l’impression de m’ être fait avoir. Car il y a des impératifs d’aide qu’on ne peut pas fuir, au risque de se conscience. 
    Pendant la guerre, on les appela« les justes ». Est ce vraiment une autre histoire ?
    Après, il est sûr qu’on n’est pas maître des choses. Mais il y a cette satisfaction d’avoir aidé quand les autres ne le faisaient pas qui nous donnent une opinion de nous, qui compense certains autres faits où nous ne nous montrâmes pas à la hauteur. 
    Voilà ce qu’est une vie d’homme. Mais « se faire avoir » comme on dit, de façon un peu fragmentaire, suite à un acte de générosité n’est pas une chose qui nous accable de honte. Et puis il y a le trajet de l’autre, qui déroulera cette expérience au fil de sa vie, de son évolution, et de ses remords. Une histoire n’est jamais fini ; nous lui avons donné le « là ». Ne nous plaignons pas d’avoir tenté de ne pas avoir faussé. C’est le plus important, bien plus que le bruit d’un cerveau tiroir caisse !. 


  • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2016 12:22

    A trop se garder de tout, on ne se fera jamais avoir, ce qui ne nous empêchera pas de mourir comme un crétin, assis sur son butin. Il n’y a que les paranos « je vous l’avais bien dit », qui ne se feront jamais avoir, jamais mordre, jamais cuire par le soleil, jamais volé d’une bouteille de cidre. Ces gens là prévoient tout, car ils savent que le pire leur ressemble. Reste que leur cidre deviendra rance, et qu’ils le boiront tout seul....

    Maintenant cela est aussi projectif sur la société, qui a trouvé ses clauses, pour bétonner sa sécurité, au détriment du vivant et de la jeunesse. Les banquiers et les bailleurs veulent leur sécurité, deux trois ceintures, un airbag, une voiture blindée, sinon ils disent qu’ils iront ailleurs, qu’on veut décourager l’entreprise, les spolier. 
    Vous avez hérité donc d’un mistigri. Il n’y a plus de jeu du mouchoir. Ce sont toujours les mêmes qui se font avoir. Au jeu des quatre coins, certains refusent de bouger, ils restent dans leur fauteuil. Cette société est sclérosée jusqu’à la moelle. J’en ai signé moi aussi de ces contrats de trente pages, si épais, qu’on a l’impression d’acheter la M.G.Meyer
    Si vous n’avez pas de cautionnaire, vous n’avez plus qu’à dormir sous les ponts, comme on disait dans le temps. J’en ai vu aussi de ces jeunes, en psy, foutus à la porte de chez eux à tout juste dix huit ans, qui squattaient les baraques de chantier, avant d’être amené par le samu.....A l’époque, on trouvait une piaule bancale sous les toits pour un loyer d’avance. Sans douche peut être, avec wc sur le palier ou même dans la cour, et cela ressemblait à la bohème d’aznavour. 
    Quelle chance d’avoir eu 18 ans finalement au début des années 70. Sans diplôme je me suis tout de même débrouillé je me suis raccroché aux branches, après avoir travaillé à l’usine. Le matin un réveil matin furieux me réveillait dans ce couloir de mine, où il n’y avait qu’un chauffage au gaz qu’il fallait allumer. J’allais payer mon loyer 150 francs par mois le huitième de mon salaire à ma logeuse qui m’entretenait me payait un guignolet, m’entretenait de son défunt mari. Il fallait mettre les patins avant d’entrer. Il n’y avait pas de contrat, on se faisait confiance. La pendule égrainait ses heures, mais c’était il y a un siècle. 


  • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2016 11:52

    @Fergus
    Bonjour. 

    Des gens courageux un peu partout ne baissent pas les bras, et se battent sur le terrain, en Algérie en Afghanistan ils sont à la pointe du combat, et nous montrent que nos lâchetés successives et nos compromissions, notre refus de ne pas porter les yeux où ça fait mal ! 
    Le pire étant Moulenbek, exemple type de démocratie gangrenée, qui nous a amené aux portes de l’enfer, en pariant sur le meelting pot, oubliant que les époques, les pays, n’ont plus rien à voir. 
    Ne parlons pas d’internet, véritable souterrain pour entrer dans la citadelle, et corrompre les esprits faibles avec des conneries aussi extraordinaires que les 72 vierges...Les pieds nickelés n’auraient aucun mal à imposer une religion à ces crétins en se faisant mollahs..
    .Nous avons eu trop longtemps nous aussi un voile devant les yeux...Celui ci servant à la fois à la fois à se cacher des autres, et de soi-même. Faire de longs débats insipides sur la couleur de la voiture de pompiers en dit long sur notre impuissance et sur notre bêtise, alors que la maison brûle. Pour ces courageuses filles, peut être en ferais un article en effet, car je pense à la fable du colibri, de pierre rabit. Un petit article peut tout de même aider un peu l’humanité, poussant sur les pédales. 
    « Nous ne faisons pas de vélo pour faire de la politique. Nous en faisons parce que nous en avons envie, parce que nous aimons ça, parce que si nos frères peuvent le faire, alors nous aussi »
    Voilà en quoi le sport, qui est en lien direct avec la vie, peut instaurer le refus, et casser toutes les envolées foireuses : L’envie, la passion, le refus de courber la tête. Le sport encourage l’opiniâtreté et le dépassement. Seul le cœur est notre diapason, qu’il faut écouter et qui nous guide, dans ses pulsations et ses emballements, parfois bien plus que le cerveau, qu’on peut abuser. Nous en revenons aux esprits faibles. 


  • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2016 00:23

    @philouie
    Bonsoir

    Je laisse Renaud à cette affaire  « moi le loubard, maintenant j’aime la police. »Ce type a maintenant « la banane », quoique je doute que ce soit celle de la pochette du légendaire velvet underground. M’enfin, il vent des disques. « Pastis gagnant ! »..L’alcool vous fait faire de drôles de choses, que l’on regrette parfois plus tard. Moi je n’ai jamais embrassé de flics, « ni tué de chat », comme disait feu l’ami Jacques Brel. 
    On a vu effectivement des scènes troublantes dans la rue, n’allant pas tout de même jusqu’au coït sur un capot de voiture, mais enfin, toutes ces embrassades laissent rêveur !... Quoique je ne dirais pas pour mon compte que je déteste la police, car comme dirait l’autre, on peut en avoir besoin, et sans compter qu’il y a dedans d’excellentes personnes !.... Enfin, le karcher des sentiments, eau chaude eau froide me laisse de glace face aux fonctionnaires dont je faisais partie, « à la santé »...Je ne parle pas de la prison du même nom....J’aime beaucoup le point de vue de Brassens pour tout dire. Il y a des moments où c’est sûr on est content de voir arriver la police, d’autres pas. C’est un peu comme la pluie. Mais enfin en Bretagne on a ce qu’il faut. Quand les gens font la danse de la pluie où embrassent les flics, soyez sûrs qu’ils ne sont pas dans leur état normal : C’est signe de dérèglement du temps, ou des sentiments, ou de l’intelligence. Voilà un moment que le temps n’est plus de notre coté. Tant pis pour Bob Dylan. 


  • bakerstreet bakerstreet 16 avril 2016 00:08

    @Fergus

    Si on annulait l’euro, ce serait se soumettre.
     Vous parlez de défi, mais alors notre attitude de lâcheté, et de fuite en pleine campagne, serait la plus irresponsable et indigne. 

    Car si on refuse d’assumer les risques, c’est encore plus catastrophique qu’un attentat : La preuve qu’il n’y a même pas besoin de frapper, pour tétaniser un peuple. 

    Cette annulation ferait encore bien plus de bruit et de dégât que n’importe quelle ceinture d’explosif. 

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