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J'aime la bonne compagnie, la bretagne entre deux marées, J. Bach et Charles Trenet, le thé earl grey et la bonne bière, Bob Dylan mister Tambourine man, le sport sans ses égarements, me perdre et me retrouver. J'aime aussi ma tendre amie, la solitude, l'écriture et la lecture, l'art du zen et de la bicyclette. 

Tableau de bord

  • Premier article le 18/01/2012
  • Modérateur depuis le 20/02/2012
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Derniers commentaires



  • bakerstreet bakerstreet 13 avril 2016 18:28

    @Fergus et le p’tit Charles
    Bonjour

    Cette Artemisia met du cœur à l’ouvrage. Son plan est formidable et atypique : Sa perspective en hauteur donne de l’ampleur au geste, et montre la force et la détermination des deux femmes unies pour saigner le cochon : L’oblique des bras est exploitée au mieux, et les quatre mains travaillent de concert. Ce qui la rend révolutionnaire et la met dans la même dynamique, elle du caravage, c’est ce refus d’esthétiser, de minorer la violence du crime comme on l’a trop fait à l’époque en partant de l’inspiration biblique, qui fait des « habités », des sub-humains, des saints, habités par quelque chose qui les dépasse. 
    Là elle choisit au contraire d’exploiter la brutalité et le gore pour impliquer l’effort nécessaire au crime, et montrer que tout cela n’est que terriblement humain...Le Carevage prendra beaucoup appui sur le coté clinique du crime, pour imposer sa peinture, en désaccord avec les canons esthétiques assez prudes, où le laid et la souffrance sont rarement évoqués, ou minorés...Tuer quelqu’un n’est pas une petite affaire, c’est ce qu’avait voulu montrer Hitchcock dans « le rideau déchiré », si je ne me souviens bien. 
    Pour revenir à cette peinture, en dehors de l’expertise des pigments, qui peuvent garantir une peinture d’atelier, le meilleur alibi est la qualité : Là, dans cette peinture maniérée et bancale, elle n’est pas vraiment convaincante


  • bakerstreet bakerstreet 13 avril 2016 15:29

    Les experts c’est comme les avocats, et leurs travaux et leurs certifications vaudraient à eux seuls un article. Plus d’un, et parmi les plus célèbres a attribué la paternité de faux, ensuite reconnus, à des imitations modernes...Les boutonnières revélant un peu tard la supercherie de tableaux censés être de « De la tour », alors qu’à l’époque seuls les lacets existaient, par exemple...Pour ce soit disant Caravage, ce qui me trouble, c’est le ton convaincu d’avance de certains experts, dythrirambiques : Hors à l’époque, les ouevres d’ateliers sont légions, et le thème de la décollation d’Holophène est un classique. Le tableau m’apparaît bien peint, techniquement, mais ce ne peut être qu’une imitation. Dans sa composition il m’apparaît bancal ; comme si l’artiste avait copié collé des personnages empruntés à d’autres tableaux. Rien à voir avec celui du caravage, où le dynamisme de l’entreprise est bien figurée, entre élan et retenue, et où l’assassinat prend valeur de nécessité, et de travail collectif, entre servante et maîtresse. Dans le tableau dont nous parlons, le regard de Judith se perd dans un coin de la pièce, semble curieusement absente. On dirait qu’elle regarde une souris venant de surgir au coin d’un meuble. La servante prend plus d’importance qu’elle, mais elle regarde sa maîtresse qui ne regarde rien. Voilà pourquoi ce tableau m’apparaît très mineur, et que l’attribuer au Caravage me semble un coup commercial avant tout

    Le comparer avec une autre décolation d’Holophène, celui très réussi d’un très grande peintre : Artimissia Gentileschi, et trouvez quel est le chef d’oeuvre des deux.
    Artemisia Gentileschi — Wikipédia


  • bakerstreet bakerstreet 13 avril 2016 14:31

    Je suis en tous points d’accord avec vous. Dylan est mort quelque part sur la highway 61, après avoir pris mister tambourine man en stop....Peut être bien qu’il l’a tué avant la fin des années 60. En tout cas on n’a jamais retrouvé son cadavre ; de même il fut le dernier à voir une certaine « baby blue » avant qu’elle ne disparaisse... Il y eut une époque où il suffisait que je mette un de ces vieux 33 tours rayés sur mon teppaz, pour avoir la chair de poule, les accords de guitare se mêlant aux grésillements mono, et me faire partir plus loin que n’importe quelle camelote, que n’importe quelle saloperie prise sur la route des indes de ces années étranges, jusque sur la tête des géants de Bamyan... 

    Le souvenir ému de bonheurs perdus me réchauffe toujours le coeur. Le passé ne meurt jamais. « Si tu ne vit que de rêves, le temps t’épargnera » ,nous disait Glemmor. 
    Lui faisait partie des bardes authentiques, un peu comme Van Ronk, un vieux chanteur country que Dylan pilla aussi et que les frère Coen ont honoré dans leur très beau « inside lewyn davies », à voir absolument pour ceux qui s’intéressent à cette époque, le village, la route.Inside Llewyn Davis Bande-annonce VO - AlloCiné
    Tout ça doit être la faute à la notoriété et au vieillissement, qui quand ils se conjuguent vous font davantage des ego de vieux dictateurs, masters of war, que des clochards célestes, démêlant les toiles d’araignées de l’enfance perdue. A partir d’un certain moment, la vision disparaît, et tout s’effondre, sur fond de cynisme et de désenchantement. Ce n’est pas trop grave, un problème de vision mineure que vous ne remarquerez pas, que vous ne saisirez même pas ; d’ailleurs vous trouverez toujours des groupies en ouvrant votre lit pour vous dire que vous êtes toujours génial. « J’ai la banane ! » Nous dit Renaud aussi, prêt à embrasser les flics. 
    Pas tout à fait le même tonneau, mais le même principe alcoolique : Celui des réveils chancelants, des gueules de bois en bordure du vide. Et vous vous demandez si les courtisans ne se foutent pas de votre gueule, quand ils implorent un autographe
    On n’aurait du s’en douter. « It’s a hard rain will gonna fall ! »
    But don’t think twice ;..it’s all right. 


  • bakerstreet bakerstreet 8 avril 2016 22:13

    @Alpo47
    C’’est la politique du streep-tease face aux entreprises : Des pays avec une politique de maisons de passes, où l’on fait payer la passe moins cher que le voisin pour attirer le chaland, en se disant qu’on se rattrapera en faisant de l’abattage. 



  • bakerstreet bakerstreet 8 avril 2016 14:06

    Un vrai bidonnage en effet ; nos médias en ont plein la bouche de ce macronosme. « Personnalité politique préférée des jeunes » ai-je même entendu....

    Voilà donc de quoi ils causeraient, nos jeunes, sur une jambe, lors de ces nuits « debout » : De la " France en trance, ou en marche » de Macron...Un leurre si gros que même les bas du front ricanent. 
    En a beau savoir que plus c’est gros plus ça passe, il y a des limites tout de même à la digestion d’un albatros !
    Ca me rappelle Pasqua-Pandraud, et leur « à droite toute » !
    Marche avant, marche arrière, les tartufes regardent les points cardinaux, et font semblant d’avoir vu quelque chose, au delà de la ligne bleue de Panama. 
    « J’ai la banane. J’suis toujours vivant ! » Nous dit aussi Renaud !
    Mistral perdant sur toute la ligne !
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