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J'aime la bonne compagnie, la bretagne entre deux marées, J. Bach et Charles Trenet, le thé earl grey et la bonne bière, Bob Dylan mister Tambourine man, le sport sans ses égarements, me perdre et me retrouver. J'aime aussi ma tendre amie, la solitude, l'écriture et la lecture, l'art du zen et de la bicyclette. 

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  • Premier article le 18/01/2012
  • Modérateur depuis le 20/02/2012
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Derniers commentaires



  • bakerstreet bakerstreet 6 avril 2016 14:04

    @alinea
    C’est vrai que la souffrance nous fait grandir, et améliore normalement notre compassion, mais au delà de certaines gares, le ticket n’est plus valable : Je veux dire par là que parfois c’est l’inverse qui se passe, et là où certains deviennent plus humains, d’autres se referment, et perdent toute humanité, et devenant même parfois pervers, reproduisant ce qu’ils ont vécu. 

    La vie n’est vraiment pas une science exacte, heureusement d’ailleurs, sinon elle perdrait son titre et sa valeur...Sans aller dans la surenchère, il est sûr que les épreuves parfois nous grandissent, nous font évoluer ; Il n’y qu’à voir la métaphore de la jeunesse de Bouddha.....Et les meilleurs souvenirs de notre vie sont souvent liés à des moments de grâce, où les épreuves et le stress étaient concomitants. 
    Que dire des fameuses cellules de soins psychologiques, qui sont employés à n’importe quelle sauce, et favorise le ton victimaire et l’attitude d’éternel plaignant « allo maman bobo ! »...C’est tout un pan de la vie qui parait sombre gothique, qui est maintenant refusé par les parents, les éducateurs certains thérapeutes et tutti quanti : Plus de douleurs, plus d’ennuis, plus de solitudes, termes renvoyant dans l’imaginaire, les uns aux autres, et à des causes qu’on se fait fort de résoudre, cataplasmes à base de coachs, de pilules du bonheur et de endormissement béat....
    Les enfants seront formatés à cette orthodoxie mais seront souvent très perturbés en découvrant la dureté du monde quelques années plus tard, totalement démunis alors. Les conventions ont changé, big brother est omniprésent, sur les murs, mais aussi en nous, encore plus redoutable. « Il faut être heureux, ne plus souffrir, être désirable ! »...Et c’est une nouvelle souffrance !« 
     »Et si je prenais deux comprimés, le matin, au lieu d’un docteur, est ce que ça irait mieux ?"


  • bakerstreet bakerstreet 6 avril 2016 12:44

    Bonjour

    Que vous souffriez, ne vous donne par contre pas le droit de juger la souffrance des autres. « J’ai plus souffert que mes amies mortes jeunes de cancer, c’est incroyable, mais il faut le dire. »..On peut juger de la richesse d’une personne, en partant de son compte en banque et de ses biens, mais la souffrance des autres est une terre inconnue, excepté quand elle est si manifeste et paroxystique, qu’elle nous laisse nous mêmes anéantie...Pour ceux qui sont humains, car certains ne ressentiront rien, et en dégageront même un certain plaisir pervers...Ces gens là, même s’ils sont à plaindre, nous devons nous en défendre nous en protéger ! 
    Parfois l’envie vient de nous délocaliser, bien loin des îles caïmans...Et puis l’heure du thé arrive !..Nous sommes sauvé...« Chat perché ! »..Les méchants ne pourront rien contre nous.
    La fortune, la beauté et la jeunesse ne garantissent en rien le bonheur et l’équilibre. Lisez « Mars », de Zorn. De pauvres gens à l’heure actuelle sont tétanisés à l’idée que leur nom va se trouver sur un des « Panama papers »....Avez vous pensé à eux ?...Il faut sortir de vous ! ...L’art du funambule : Un fin mouvement de balancier pour se maintenir sur le fil, malgré le vent, et le rire des pingouins qui rient de nos pauvres voiles, qui voudraient nous voir partir pour les étoiles.
    .Comment ne pas dire des choses banales, face aux choses les plus importantes, dont nous resteront toujours sur la grève, à tenter de conjurer les dangers que nous présentons. 
    « J’en ai tant vu qui s’en allaient, qui ne demandaient que si peu, ils avaient si peu de colère... ».
    La vie a plus d’un tour et d’un détour dans son sac, et même dans les mouroirs j’ai vu de la vie, comme partout, des octogénaires jaloux les uns des autres, faire des crocs en jambes avec leurs cannes anglaises à ceux qui pouvaient marcher, plaire, des délirants fantasmant une beauté perdue, se regardant dans des miroirs avec des yeux de Chimène. 
    L’amour et la vie ne sont jamais si manifestes et aigus que dans les endroits où on les a condamnés, où on les attend le moins ; et c’est la grande revanche des exclus, des gueules cassées et des blessés, que d’avoir en eux des raz de marée d’émotion, et des tsunamis qui emportent parfois la cohérence des gens dits normaux, les laissant médusé, cul à l’envers sur le sable. 
    J’ai vu des Alice de Lewis Carroll et des Ophélie tomber du ciel et bénir les autres fous d’un simple geste, d’un regard triomphant qui n’avait de valeur que pour eux. 
    J’ai vu une femme sortir de sa dépression et de son alcoolisme le jour où elle est réalisé que son mari l’avait enterré : Il avait dressé le lit mortuaire dans la chambre conjugale, avec quatre catafalques. Ce genre de chose vous remet les choses en place, et vous voyez mort comme jamais, comme jamais aucun thérapeute n’a pu vous faire entrevoir votre dynamique !
    Je ne me suis que très difficilement relevé de la mort de certains, et surtout d’un jeune homme qui était né le jour du bicentenaire de la révolution Française. Il n’avait pas 18 ans. Je lui avait fait lire Pinocchio, et appris les échecs, mais cela n’a pas suffi...La mauvaise fée a été plus maline que moi. Je reste en deuil de tant d’autres que j’aurais voulu retenir ! Je leur avais pourtant dit d’attendre au moins d’être au sommet de la côte, qu’il leur fallait pousser sur les pédales encore un moment, pour jouir de la vue là haut. 
    Je travaillais dans le soin, pour ceux qui ne le sauraient pas. Ce qui signifient que ces gens ne faisaient pas partie de ma famille, et que normalement je n’aurais pas du être si affecté. 
    Déjà, adolescent, je me souviens que j’avais été bouleversé, les larmes aux yeux en lisant du Gide, Je crois que c’était dans les nourritures terrestres. Le héros traverse un pont à Florence, et voit une jeune fille qui s’apprête à sauter d’un pont. Il l’a rattrape d’une main, mais elle l’implore d’un tel regard, qu’il ouvre la main, et la laisse tomber dans les eaux du fleuve. 
    « Merde je pensais. Pourquoi ne l’a t’il pas remontée ? »
    Je n’ai pas changé d’avis. 


  • bakerstreet bakerstreet 6 avril 2016 11:55

    C’est bien sûr énorme. Il est d’autant plus pertinent de s’attaquer à Notre dame des landes et à son projet là aussi tout aussi dingue : Cela donnera matière à réflexion pour les aménageurs de gros portefeuilles d’actions qui veulent se poser. 

    Les derniers rebondissements étant à la mesure de l’absurdité politique et économique, autant que du déni de démocratie qui ont été à l’origine de cette folie. 


  • bakerstreet bakerstreet 6 avril 2016 11:45

    @amiaplacidus
    De même d’ailleurs toute la population féminine, de la Turquie au Pakistan ; je me souviens avoir voyagé dans tous ces pays dans les années 70, et il fallait pousser jusqu’au cœur de l’Afghanistan pour voir ces fantômes, un pays qui n’avait pas changé depuis des millénaires, et qui a servi de modèle aux autres, alors qu’auparavant c’était un repoussoir. Maintenant on peut s’intéresser bien sûr aux causes de cette régression, qui a emporté l’Iran dans un tête à queue, ainsi que maintenant la Turquie, ramenant les femmes à la honte, à l’exclusion et au foyer, faisant de leur corps l’objet de tous les fantasmes. 

    Une pièce de tissu à visée d’aliénation et de prosélytisme qui n’a rien à voir avec l’objet de mode des années 60, ni la voilette ni le chapeau des années trente. 
    Je me souviens des capuches en plastique si horribles que les femmes mettaient sur leur tête dans les années 60, pour se protéger de la pluie....Mais elles étaient transparentes. Le symbole d’une époque où l’on s’affranchissait des codes. 


  • bakerstreet bakerstreet 4 avril 2016 23:22

    Bravo, c’est de la dynamite pour ceux qui font ceinture ! 

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