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Bella Ciao

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  • Premier article le 18/07/2017
  • Modérateur depuis le 30/03/2018
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Derniers commentaires



  • Bella Ciao 2 octobre 2017 12:46
    @Self con troll

    je fais partie de ce qu’il est convenu d’appeler « personnes agées ». Autour de moi, et en particulier via la vie associative mais aussi le bénévolat et l’engagement dans l’humanitaire et/ou le caritatif, tout plein de vieilles et vieux œuvrent à réellement jouer sur l’avenir, à rebours de votre impression.

    Mais peut-être, numériquement, avez-vous raison...


  • Bella Ciao 2 octobre 2017 12:43
    @Bella Ciao
    Avec parcimonie, sinon... mais trop Godwyn meilleur smiley  smiley


  • Bella Ciao 2 octobre 2017 12:02
    @sweach

    Bonjour,

    Ma 1ère réaction après vous avoir lu a été de venir vous poser la question « qui n’est pas pourri ? ».

    Déjà sur un point, je me permets de rectifier : les paysans. Non seulement sont loin d’être tous sur les mêmes modes de production, sur les mêmes systèmes de culture, avec les mêmes convictions économiques et civilisationnelles (ou sociétales, as you like). J’énonce là une évidence. Mais je voudrais ajouter que pour une grande partie d’entre eux, ceux qui ont survécu aux restructurations territoriales, à la désertification de l’espace rural, du moins leurs successeurs, soit descendants, soit migrants (d’une région à l’autre mais aussi parfois... d’une autre profession à l’agriculture), le formidable bond obtenu en fin des années cinquante avec (notamment) le Plan Marshall, et surtout durant les années 60 -au moment où enfin la France après s’être reconstruite était nourrie par son agriculture avant de que cette dernière devienne exportatrice, la première en Europe- a conduit à : mécanisation de plus en plus poussée, dépendance économique de plus en plus prégnante (engager une culture se faisant sur prêt de campagne... donc la récolte devra d’abord amortir les annuités et rembourser du cash) d’où course au rendement avec fertilisants et traitements phytosanitaires (les variétés -par exemple- de blé d’hiver les plus productives créées dans les années 60, 70 et même encore 80 étaient très sensibles aux maladies cryptogamiques : fonte des semis, piétin-verse, rouilles, oïdium, septoriose, fusarioses, charbons, etc). Bref, NOUS (le pays) avons pour beaucoup favorisé cette agriculture « industrielle » recourant massivement aux intrants chimiques.

    Il est évident qu’en polyculture-élevage les choses ont évolué différemment. Déjà parce que la production de lait (par exemple) est étalée et non pas annuelle comme une moisson, et permet donc des rentrées de caisse régulières. Parce que le recyclage des pailles en litières fournit du fumier restitué aux sols. Parce que des surfaces prairiales sont nécessaires et en prairies permanentes s’avèrent formidablement écologiques, Et, etc...

    Encore un mot sur la chimie en agriculture. Il ne viendrait à personne l’idée aujourd’hui d’autoriser l’utilisation de produits à base de mercure sur des cultures destinées à notre alimentation et à l’alimentation animale, et... heureusement ! Néanmoins, dans les années d’après guerre, fin des années 40, années 50 et 60... on a protégé les cultures céréalières, le blé panifiable d’abord, contre les fontes des semis, la carie, l’ergot, les charbons, à l’aide de la désinfection des semences aux organo-mercuriels (ou organomercuriques) associés à l’anthraquinone... aujourd’hui tous interdits. Et pourtant l’enfant que j’ai été années 40 (euh... après la période de rationnement et des tickets), l’ado que j’ai été années cinquante, a mangé du pain à sa faim grâce à ces traitements, grâce à cette agriculture...

    Pensez qu’en viticulture, il y a cent ans, on combattait certains parasites en injectant dans le sol du sulfure de carbone (un puissant solvant volatil, donc fumigant, qui stérilisait le sol... Que quand on parle de l’arsenite de soude (donc de l’arsenic) interdit depuis une quinzaine d’années contre l’esca et les maladies du bois de la vigne favorisées par les plaies de taille, c’était d’abord... un insecticide autorisé contre la pyrale de la vigne et autres chenilles du raisin dans la seconde moitié du XXème siècle.

    Avouez qu’on a tout de même pas mal évolué...

    Quant aux antibiotiques, même si d’autres pays les jugeaient efficaces contre les bactérioses des plantes (feu bactérien des pomoïdées, nécrose bactérienne de la vigne, etc), la France ne les a jamais autorisés.

    En élevage, hélas, de médicaments prescrits avec parcimonie, ils sont devenus des facteurs de production (masse des carcasses) ailleurs qu’en France, voire en France si quelque prescription véreuse et hors-la-loi a fait scandale ici ou là... Les élevages de masse, en poules pondeuses, en porcelets, voire en bovins... risquent par le biais d’épizooties de ramener des usages inconsidérés de divers « médicaments » (opinion personnelle).







  • Bella Ciao 2 octobre 2017 11:11
    @Self con troll
    Godwyn... meilleur ?  smiley



  • Bella Ciao 2 octobre 2017 10:48
    @Self con troll

    (honnêtement) Je n’ai pas de réponse à votre question. Mais elle évoque aussi la « révolution culturelle » (révocul dans la Chine pop), voire Pol Pot, ce qui ne m’engage pas à abonder...

    Les travaux d’intérêt collectif ou d’intérêt général peuvent effectivement passer par du sarclage au champ comme par du nettoyage urbain ou littoral...

    Je connais des exploitations en bio qui trouvent en contrats saisonniers, en stages de formation professionnelle, en service civique pour peu qu’ils soient en assos 1901 ou en GIEE, en groupements d’employeurs appuyés sur une CUMA, des solutions manuelles (sarclage) pour peu qu’ils soient bien sur une filière commerciale valorisant le surcoût de production (par exemple pomme-de-terre, maraîchage...) ou encore un circuit court (genre AMAP) avec des « avances » aux frais de culture par les achats contractuels...

    Mais le problème des surfaces de culture intermédiaire, de CIPAM (piégeage nitrates), d’engrais vert, etc reste posé au moment d’installer une culture de production : soit labour (classique), soit conservation des sols et, dans ce cas, qu’il y ait eu pâture ou non, il faut dévitaliser cette culture et... c’est chimique. Donc trouver dans la chimie la solution la moins pénalisante écologiquement parlant, la moins potentiellement « dangereuse ». 
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