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Bella Ciao

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Tableau de bord

  • Premier article le 18/07/2017
  • Modérateur depuis le 30/03/2018
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Derniers commentaires



  • Bella Ciao 2 octobre 2017 18:03
    @Bella Ciao

    Avec mes excuses : je vous ai appelé Durand quelque part dans mon commentaire smiley



  • Bella Ciao 2 octobre 2017 17:58
    @sweach

    Je ne vous ai pas dit « je pense que ». En revanche je dis « attention, la chimie en protection des cultures a été pire dans le passé qu’aujourd’hui ». Et je rappelle qu’à un moment crucial, lorsqu’il a fallu nourrir près de 40 millions de Français (hexagone et Corse) à partir d’un territoire ravagé, et partant d’une multitude de petites exploitations, on a réussi à sauver les cultures de céréales de pertes dès la levée (fontes des semis par pythium, fusarioses...) et d’épargner à la population les affections dues à la panification de blés cariés (goûts et odeurs fétides), charbonneux, ou avec quelques ergots (précurseurs de LSD qui couplés à l’alcool donnait les « idiots ») grâce à des produits dont nous n’admettrions plus aujourd’hui l’utilisation.

    Quant à la vision de l’agriculture... j’ai laissé deviner que je la sais multiple, diverse. Comment mettre sur le même pied un éleveur transhumant et un céréalier de la Beauce ou betteravier de Picardie ? Comment mettre sur le même pied un polyculteur-éleveur laitier du Bessin ou de Cotentin et un paysan des Bauges (Savoie) ou de la Chartreuse (Dauphiné) ? Comparer un éleveur augeron avec ses herbages plantés de pommiers à cidre avec un arboriculteur du Maine-et-Loire ou du Lot-et-Garonne ? Un maïsiculteur en monoculture irriguée de Gironde ou des Landes avec un agriculteur à l’assolement complexe dont le maïs, non irrigué, ne revient dans la rotation d’une parcelle que tous les quatre ou cinq ans ? Un berger des Alpilles avec... la « ferme des 1000 vaches » ? Et je n’ai parlé vi d’agroforesterie, ni de raisins de table et raisins de cuve (vins), ni du maraîchage, ni...

    Durand, dans mon petit bled (quoique... passé de 3000 habitants à près de 5000 en 20 ans !!!) il y a un « fruits et légumes » qui s’approvisionne d’une part au MIN de notre métropole provinciale, mais pour bien des légumes de saison et fruits de saison auprès de producteurs locaux, au plus loin... 50 km, des bio et des très raisonnés. Il est au centre bourg, et ne manque pas de clientèle. Fidèle. Et puis il y a à 1,200 km du centre un Leader Price et un Super U.

    Le bio est plus contrôlé que vous le pensez. Cela dit, point n’est besoin d’être labellisé si vous avez une clientèle qui vous connaît, connaît vos pratiques. Je me souviens d’une interview d’un producteur de poulets de St Sever (dans les Landes), label rouge (en même temps qu’éleveur de canards et donc de gras). Poulets élevés en plein air, moitié parcours prairie, moitié forêt. Une clientèle fidélisée.
    Question du journaliste « Mais alors, vous êtes »bio«  ? » Réponse « Non et ce n’est pas mon problème. ma production est de qualité, ça se sait, je n’ai aucun problème d’écoulement de mes poulets. Pour être bio, il faudrait que je vérifie que tout le grain fourni soit lui-même bio... Pourquoi voulez-vous que je m’embête avec ça ? »


  • Bella Ciao 2 octobre 2017 16:33
    @sweach

    Je reviens sur votre commentaire, intéressé par ce que vous dites du potager de votre père et, en filigrane, la question des surfaces nourricières. Vous imaginez plus grand et donc de nourrir « des centaines de personnes ».

    C’est en fait ce qui est de plus en plus fréquent avec les jardins partagés, avec les AMAP, avec certains circuits courts. Et parmi les surfaces partagées, de la permaculture.

    Mais vous n’êtes pas sans remarquer l’accroissement démographique du pays (idem pour la planète) avec une amputation annuelle régulière des surfaces de production. L’exemple d’actualité est ce projet EuropaCity (Gonesse-Roissy). Non seulement on va geler, retirer de la production au moins 80 ha de bonnes terres, mais en outre on va affaiblir la capacité d’absorption des eaux de pluie de ces sols sur 80 ha par béton et bitume. Un réseau collectera évidemment les eaux de pluie, polluées, regroupées avec toutes les eaux usées pour un retraitement en station d’épuration : au lieu d’une répartition diffuse et utile de la pluie, on aura une concentration mais sans retour aux sols de la région autrement que sous forme de lexiviats et d’amendements granulés norme AFNOR quelconque...


    La discussion m’a rappelé un autre exemple de libération par rapport aux techniques de désherbage systématique. Celui des vergers (à commencer par les pommiers). Non seulement on s’en sort bien en ne désherbant pas mais en entretenant l’herbe, notamment par la tonte hors floraison (les abeilles détestent les machines agricoles !...), mais en outre on rapproche des insectes « auxiliaires » de leurs proies qui sont, elles, des « ennemis » des pommes, ou des poires, ou d’autres fruits, et -plus encore- on améliore la portance des sols permettant des interventions, chimiques mais bien ciblées, par exemple contre la tavelure...


  • Bella Ciao 2 octobre 2017 15:06
    @pemile

    Objectivement, Monsanto (pas plus que le géant Bayer qui étudie le rachat de Monsanto) n’a que faire de cette procédure européenne. Ce qui intéressait Monsanto, industriel agrochimique devenu semencier par le biais de la maîtrise des biotechnologies, était la diffusion de variétés OGM de maïs, de colza, voire d’autres cultures à l’étude, rendues tolérantes au glyphosate, associées à l’utilisation pleine surface de cette substance herbicide sous sa forme RoudUp.

    Or la France et une partie de l’UE manifestent un tel rejet des OGM, en tout cas de ce type d’OGM, que c’est un marché perdu. Mieux vaut aller ailleurs dans le monde...

    Et le glyphosate ? vous demanderez-vous. Il est depuis belle lurette tombé dans le domaine public. Pas moins de 37 spécialités commerciale à base de glyphosate sont autorisées en France (regardez déjà dans une bonne jardinerie, c’est sous vitrine fermée à clef, mais le nombre de produits, dont le RoudUp évidemment, vous interpellera : cinq, huit...) ; il y a 17 industriels et sociétés détentrices d’AMM (autorisations de mise sur le marché) d’une formulation ou d’une autre de glyphosate. Et... vous savez d’où sortent les plus gros tonnages de production ? D’un pays en voie d’hyper développement. 


  • Bella Ciao 2 octobre 2017 14:31
    @Self con troll

    Débuter une semaine avec ce compliment... mazette ! Merci en tout cas ; je pense que cette démarche est celle que je souhaitais. Voyez-vous, j’ai eu l’expérience de plusieurs blogs et sites de blogs et me suis rendu compte que là où c’est très interactif (et... réactif) en même temps (et d’une !...) qu’à identités souvent révélées et en même temps [et de deux ! euh... Macron nous a pourri ce genre d’expression smiley ] illustrations faciles (photos notamment), la tentation d’en faire une sorte d’élément de réseau social est grande. Et à se révéler dans son identité, ses options (politiques, religieuses éventuellement, ses goûts, etc...) on dévie les échanges qui deviennent de plus en plus subjectifs, on se complet dans la confrontation parfois vacharde, on se fragilise... 

    J’ai eu du mal à me faire à AgoraVox, déjà par la temporisation sur la mise en ligne d’un papier (question donc de modération collective), ensuite en voyant comment certains s’étripaient méchamment, parfois en des termes choquants. Mais, du coup, au lieu de réagir à chaud, j’ai préféré prendre du recul et ne pondre un papier qu’en prenant le temps de le documenter, de l’argumenter, et de ne pas en faire le moultième commentaire d’un autre post traitant du même sujet..

    Cela dit, je ne sais pas si je m’y tiendrai...
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