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benevole

Je suis Belge, j'ai fêté mes 20 ans en mai 68 et j'ai un passé professionnel dans l'éducation, l'enseignement, le journalisme, les affaires et actuellement je suis à la retraite.
J'ai toujours été intéressé par les problèmes de société et très sensible à la souffrance d'autrui, morale ou physique.
Il y a quelques années, pour répondre au problème de la faim et de la pauvreté dans le monde, mais aussi à la baisse de pouvoir d'achat et à la plupart de nos problèmes de société, j'ai mis au point un concept socio-économique (le concept du robin) que les experts jugent cohérent et correct, voire intéressant mais difficile à mettre en oeuvre en tous cas dans le cadre d'un seul pays. Je partage leur avis. Ce concept devrait être lancé au niveau de l'Europe et s'étendre très vite dans le monde entier pour porter ses fruits. En dehors d'un coup de coeur momentané de François Bayrou et d'une étude plus approfondie de Didier Reynders, les réactions du monde politique ont été décevantes.
 Je comprends un peu mieux pourquoi en observant la progression des politiques anti-tabac et c'est ce qui me donne l'envie d'écrire au moins un article de fond sur ce sujet.
 

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  • Premier article le 29/01/2007
  • Modérateur depuis le 07/10/2011
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Derniers commentaires



  • benevole 19 octobre 2011 17:03

    @ Orion,

    C’est vrai qu’on ne peut pas le dire parce qu’on ne l’a jamais essayé. Il faudrait peut-être se documenter sur l’Argentine qui est passée par là.

    Mais n’est-ce pas avant tout une question d’organisation ? Supposons que je sois chef d’Etat et obligé d’envisager un scenario de rupture du système et d’introduction d’une nouvelle monnaie.

    Si je prévois qu’il faudra 6 mois pour la mettre en service, j’interviens sur toutes les chaînes de télévision pour en avertir la population en lui demandant de continuer à travailler et à vivre comme si de rien n’était et de régler leurs achats à l’aide de chèques-formulaires téléchargeables et livrables en deux jours dans toutes les municipalités et bureaux de poste chargés de contrôler l’identité du demandeur et de l’officialiser sur les formulaires-chèques.

    J’explique aussi que la nouvelle monnaie aura (au départ) la valeur de l’euro telle qu’elle était trois mois avant sa chute, que tous les comptes bancaires seront rétablis sur base de leur situation au moment de mon discours et que les salaires dûs pour la période de 6 mois y seront ajoutés, les commerçants et prestataires de services ayant alors un mois pour déposer les formulaires-chèques reçus en paiement , lesquels seront bien entendu débités des comptes correspondants.

    Voilà : le chaos durerait deux jours pour la majorité des gens car il n’est pas différent d’accepter des chèques dans une nouvelle monnaie alignée sur l’euro qu’en euros originaux qui, de toutes manières n’ont de valeur que la confiance qu’on leur accorde.

    Et la nouvelle monnaie ne tarderait pas à prendre de la valeur par rapport aux autres devises parce qu’elle serait toujours créée par le crédit mais adossée aux créations de richesses réelles et dépourvues d’intérêts bancaires tant pour les Etats que pour les entreprises et les particuliers. Les banques ne seraient autorisées à comptabliser que leurs frais. Il faudrait d’ailleurs réquisitionner leurs bâtiments et remplacer leurs dirigeants par des gens intelligents mais dépourvus d’expérience bancaire tout en conservant leur personnel.

    Je vous accorde que des problèmes pourraient subsister pendant six mois dans les approvisionnements provenant du commerce international mais là aussi, avec une bonne communication, on peut formuler une dette en dollars et demander un délai de paiement
    qui ne sera, du reste, pas beaucoup plus élevé que dans la pratique courante.

    Ce que je veux surtout exprimer par ce message, c’est que la dramatisation des conséquences éventuelles de l’effondrement des banques sert les financiers et leurs sbires tandis que la dédramatisation sert le peuple.



  • benevole 19 octobre 2011 12:53

    Bonjour Orion,

    Nous sommes dépendants des banques parce que nous le voulons bien. Les monnaies comme le dollar ou l’euro n’ont aujourd’hui plus aucune valeur intrinsèque parce qu’ils sont décnonnectés par rapport aux richesses réelles, et ceci, à cause des intérêts bancaires qui ne correspondent à aucune création de richesses.

    Ces monnaies reposent uniquement sur la confiance des utilisateurs. Si le système bancaire s’écroule, il y aura un chaos momentané mais ce n’est qu’un problème technique car on peut créer instantanément une autre monnaie fiduciaire, avec des règles plus saines. Il existe déjà des logiciels de gestion de monnaies alternatives. Par exemple Cyclos. Le temps d’éditer des cartes à puces et d’intégrer cette nouvelle monnaie au réseau Banksys et le tour serait joué.

    On devrait pouvoir croire que nos dirigeants ont déjà préparé ce plan B mais au vu de leur incompétence crasse, on ne peut pas y croire. Donnez moi quelques informaticiens et des moyens financiers pour éditer les cartes et je vous fais ça.



  • benevole 19 octobre 2011 12:20

    Bonjour jpm,

    Je crois que nous ne nous comprenons pas. Vous écrivez : « ...si votre banque fait faillite, votre salaire et vos petites économies seront immédiatement transformées en actions pourries ».

    Or, la transformation des créances en actions a précisément pour but d’éviter la faillite pour protéger vos salaires et petites économies.

    D’autre part, ce ne sont pas les actions des actionnaires de la banque qui sont pourries mais certains crédits. Les actions montent ou descendent, elles peuvent perdre leur valeur mais aussi en regagner lors de l’arrivée de nouveaux actionnaires, anciens créanciers.

    Enfin, oui, les déposants sont les créanciers des banques mais, sauf panique générale, ce ne sont pas eux qui rendent les banques insolvables.

    Aujourd’hui le créancier (y compris le créancier étranger) peut tout aussi bien être un bailleur, une banque d’affaires, un fonds spéculatif, un investisseur institutionnel (compagnie d’assurance ou fonds de pension, etc.), un investisseur spécialisé dans le rachat de titres de créances en difficulté ou un prestataire de services de trésorerie ou de produits des marchés financiers qu’une banque commerciale traditionnelle. Par ailleurs, des produits financiers sophistiqués tels que taux d’intérêt dérivés, produits dérivés sur devises et dérivés de crédit deviennent de plus en plus courants. Ces jeux en bourse, avec effets de levier, peuvent permettre à un quidam de jouer 100 € pour en gagner 40.000 mais aussi les perdre. Or, quand les banques jouent, ce n’est pas avec 100 €. Quand elles perdent, cela peut se chiffrer en milliards et les gagnants sont donc leurs créanciers.
     



  • benevole 14 octobre 2011 20:34

    Bonjour TyRex,

    Merci pour vos précisions.

    En mai 68, il y avait beaucoup moins de chaînes de télévision, pas d’émissions de télé-réalité, et les experts en conditionnement de l’opinion publique n’en étaient encore qu’au balbutiement de leur science.

    En outre, la formation « Latin-Grec » dans les études secondaires était privilégiée. Sur le plan pragmatique, elle n’était peut-être pas justifiable mais elle avait pour effet d’amener les étudiants à décoder l’information, à en multiplier les sources, à se forger leurs propres opinions.

     A présent, la formation scolaire est plus spécialisée. Surtout à l’université. Les savoirs sont cloisonnés. Vous pouvez être un expert en économie sociale et tout à fait nul en économie monétaire. Dès lors, la vision globale manque dans notre société, surtout parmi l’élite intellectuelle. Quant au peuple, l’habitude du fast food joue aussi en ce qui concerne l’information. On s’en remet aux médias pour réfléchir vite fait.

    Et bien sûr, les medias prennent bien soin de ne pas inviter des gens comme moi qui pourraient égratigner le pouvoir.



  • benevole 14 octobre 2011 16:40

    Pas d’accord avec vous ! 

    Arnaud n’a trahi personne ! Il a fait au cours de sa campagne des propositions claires, il a demandé une réponse aux deux candidats choisis contre toute logique par les Français à propos de ce qu’ils feraient de son programme et il laisse les Français juger des réponses par eux-mêmes.

    A titre personnel, il choisit Hollande parce que c’est lui qui sera candidat et qu’il espère pouvoir influer sur sa politique. Ce n’est pas en restant dans l’ombre qu’il pourra faire triompher les idées pour lesquelles ses électeurs ont voté. Dans le cas d’une improbable élection de Hollande, quand celui-ci sera au plus bas dans les sondages à force de ne rien décider, il pourrait être appelé à former un nouveau gouvernement et vous pouvez être sûr que, dans ce cas, il y mettra ses conditions.

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