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Bernard Dugué

Bernard Dugué

Bernard Dugué réside à Bordeaux, il est écrivain-chercheur, diplômé de l’ENS des Mines de Saint-Etienne, docteur en pharmacologie et docteur en philosophie. Après avoir enseigné la biologie et la physiologie à l’université, il s’est consacré à des recherches transversales couvrant la physique, les sciences de la vie, l’évolution, la systémique et la philosophie. --------------------- Derniers livres publiés Le sacre du vivant, Le Temps présent (2014) L’information et la scène du monde, Iste (2017) Temps, émergences et communications, Iste (2017) ------------------- contact : duguebernard =at= gmail(dot)com

Tableau de bord

  • Premier article le 28/03/2006
  • Modérateur depuis le 14/04/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 décembre 2006 21:32

    Précise ta pensée Démian, c’est pas clair ton propos, j’avoue que tes ellipses ne servent pas la transparence du débat mais peut-être, le débat t’indispose. Mais tu sais que je te pardonne, tu feras mieux une prochaine fois

    La propagande devrait être le premier sujet dont on parle. Platon a écrit sur les sophistes.



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 décembre 2006 21:19

    Je tiens à préciser que ce billet ne légitime aucunement la position de l’Eglise à qui je reconnais le droit de s’exprimer tout simplement, comme le ferait Voltaire. Même si je ne suis pas d’accord avec vos idées, je me battrai pour que vous puissiez les exprimer.

    Je viens d’entendre la déclaration de Barrataud, le fondateur du Téléthon, qui jure que l’objectif intitial était d’aider les familles, occultant le motif dominant initial, celui de la recherche. Comme quoi ce n’est pas très clair, enfin si, peut-être un aveu que la science n’a pas rempli ses objectifs, quoiqu’en dise la propagande médiatique, mais la science n’est pas responsable. C’est juste qu’on a misé trop de croyance, y compris quand les résultats sont tombés. Ce qui, n’en déplaise à ceux qui n’aiment pas la philosophie, confirme les idées d’Habermas et d’Ellul sur l’investissement religieux dans la science

    Je pense avoir ciblé ce dont il est question en écrivant ce billet, merci pour vos commentaires



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 décembre 2006 19:58

    Cher poète, il faut vous ressaisir, même si on comprend votre peur du FN et d’un 21 avril, la peur n’a jamais fait raisonner correctement

    Sur le nombre de votes et de commentaires, il faut savoir que le trafic sur Avox a été multiplié par ? 4, 5 ou 6

    Et sur le pourcentage des votes, il n’est pas significatif vu que nombreux sont ceux qui confonde l’intérêt d’un article et l’adhésion à la position qu’il expose

    Allez, un peu de repos, cher Poète, et ne voyez pas le FN partout et quand bien même ses thèses seraient affichées en filigrane, je crois que la puissance des internautes peut neutraliser cette mouvance. Il ne faut pas avoir peur



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 décembre 2006 12:27

    @Dealbata

    Je tente une petite explication

    l’homme accède à la connaissance, Eve croque la pomme séduite par le serpent (symbole du désir), l’homme doit connaître, le bien, le mal, le beau etc.

    La propagande fournit des oeillères, impose un regard, réduit le champ de l’interprétation,

    mais...

    Le Christ redonne la vue au aveugles. Autrement dit, la Parole guérit des oeillères de la propagande si on lit symboliquement cet épisode des Evangiles

    D’ailleur, Ellul oppose la parole à la propagande, et Marrejko évoque le logocosme contre le technocosme et le mythocosme



  • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 décembre 2006 12:06

    Bonjour, voici un extrait d’un de mes billets

    « Un autre trait qui découle du caractère de la maturité de la civilisation française, c’est sa prédilection pour l’âge adulte. La France n’a pas, comme la Grèce ou l’Allemagne, une image idéale du jeune homme. Elle est adulte, dans le sens où l’était la Rome antique. « La France méprise la jeunesse », écrit Jean Cocteau, « sauf quand elle s’immole pour sauvegarder la vieillesse. Mourir est un acte de vieux. Aussi, chez nous, la mort seule donne du poids aux jeunes. Un jeune qui rentre de la guerre a vite perdu de son prestige. Il redevient suspect. » Dans les domaines de la littérature et de l’art, les jeunes sont appréciés, et même commercialement exploités, mais cette tendance nouvelle date à peine de la fin du XIXe siècle [...] Les qualités que la civilisation française prise le plus, sont celles que l’on n’acquiert qu’à un âge avancé » (Curtius, p. 313-314).

    Ces lignes écrites en 1930 sont-elles d’actualité ? Y a-t-il dans notre pays non pas un mépris, mais une sorte de malentendu avec la jeunesse, une certaine jeunesse, pas celle qui entre à Polytechnique ou à l’ENA, se met au garde-à-vous et déjà, raisonne comme la vieillesse, et se prépare à servir sous les ordres d’un Etat gouverné par les anciens ? L’Assemblée nationale est certes une représentation nationale, mais pas une représentation sociale. Deux composantes font défaut, les femmes et les jeunes. Les phrases de Cocteau raisonnent puissamment, évoquant à travers l’immolation de la jeunesse à propos de la guerre ce qui paraît être un trait culturel français. Dans les campagnes, celui qui, parmi les fils, travaillait à la ferme était mieux considéré, parce qu’il assurerait non seulement la pérennité de l’exploitation mais aussi les services à ses géniteurs. Le 30 mars, sur les ondes de France Inter, la démagogue Ségolène Royal a cru bon de flatter cette jeunesse qui, selon ses sources, serait prête à aider les personnes âgées. Un coup les jeunes sont loués, un autre ils sont déconsidérés, et même considérés comme source de dangerosité, « excepté les élèves des Grandes Ecoles ». Et Mai 68, qu’en a-t-il été de cette révolte de la jeunesse ? Là aussi, une sorte de mépris larvé de la part des anciens, et le refus d’entrer dans la société avec le fardeau d’un sérieux et d’une froide perfection propres à l’adulte. La France ne sait pas apprécier sa jeunesse, voilà ce qui semble être un motif perdurant, et comme la société s’est transformée économiquement en exigeant de la « casse sociale », elle a fait payer à la jeunesse un lourd tribut. Les solutions inventées n’y ont rien fait. Le pédagogisme et le collège unique se sont retournés contre la jeunesse (une partie) selon le très connu principe des effets pervers. Toujours est-il que le CPE soulève à nouveau la réaction de la jeunesse. N’aurions-nous rien appris du passé ?

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8584

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