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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 10 décembre 2020 12:16

    @Eikthyrnir Odinson merci pour votre intérêt et vos commentaires que je ne découvre qu’aujourd’hui, ce qui explique ma réponse tardive. En France, nous avons encore des endroits où il est possible de contempler des ciels nocturnes magnifiques. Ainsi, en centre Bretagne, au moins d’août 2020, nous avons pu observer une très belle voûte céleste avec des étoiles filantes, et même un « bolide » (météorite). Il « volait » quasiment à l’horizontale avec une longue traînée incandescente avant de se désintégrer dans un grand flash. J’ai fait des recherche sur Internet. Il ne semble pas que ce phénomène ait été mentionné par d’autres personnes. Bien que des cas similaires fassent parfois l’objet de communications, ils ne sont pas fréquent. J’étais en compagnie d’un passioné d’astronomie qui n’en avait encore jamais vu.

    Mais les ciels, chez nous, ne peuvent pas se comparer à ceux que j’ai pu contempler en altitude dans les montagnes d’Asie Centrale. L’absence d’humidité et de poussière, l’air raréfié particulièrement transparent dévoilent une quantité véritablement prodigieuse d’étoiles, à tel point qu’elles semblent être une masse compacte. On y remarque aussi une infinité de couleurs qui ne correspondent pas aux représentations célestes que nous connaissons.

    La Vallée de Chapursan est, effectivement, un superbe endroit. On peut s’y rendre, depuis Islamabad, par des transports en commun. Il faut juste un peu de temps. Cette région, à l’extrême nord du Pakistan, est très paisible. Les habitants sont particulièrement aimables et bienveillants. Je n’en dirais pas autant du reste du pays dont le Premier ministre Imran Khan et la ministre des « droits de l’homme » ont récemment tenu des propos haineux à l’égard de la France. Il faut donc se renseigner préalablement sur l’état d’esprit, voire les violences, qui peuvent agiter les zones à traverser avant d’arriver dans la Hunza. Une fois à destination, vous pouvez séjourner chez Alam Jan Dario, qui reçoit les visiteurs de passage. J’ai réalisé, pour eux, un site web assez détaillé.



  • Bernard Grua Bernard Grua 19 septembre 2020 13:09

    @Rudolph

    Abdur Rahman Khan, au nombre ds ses méfaits, a opéré la conversion forcée du Kafiristan (le pays des infidèles) en Nouristan (le pays de la lumière). Ces Kafirs étaient probablement des Zoroastriens.

    [Dr. D.A. Scott, dans le Journal of the Royal Asiatic Society (1984, №2., Pp. 217-228), a affirmé que les Zoroastriens ont survécu jusqu’en 1896 dans le Wakhan lorsqu’ils ont été écrasés par l’armée de l’émir de Kaboul Abdur Rahman qui a forcé ces Kafirs à embrasser la vraie foi. Scott a suggéré, cependant, que certains éléments zoroastriens auraient pu être maintenus, jusqu’à aujourd’hui, dans la région, en particulier dans certaines parties éloignées, mais proches du Pakistan adjacent.]



  • Bernard Grua Bernard Grua 18 septembre 2020 15:50

    @Pauline pas Bismutée
    Je suis d’accord avec tout ce que vous avez écrit dans ce dernier commentaire. J’ajoute que les attitudes coloniales, parfois très dures, et le tourisme destructeur peuvent aussi être des phénomènes internes au pays visité. 
    De ce fait, les locaux peuvent préférer les visiteurs étrangers à leurs propres compatriotes beaucoup moins respectueux. Et c’est peu de le dire.



  • Bernard Grua Bernard Grua 18 septembre 2020 15:24

    @Rudolph

    Bonjour Rudolph,

    Merci pour votre sympathique et détaillé retour. Je ne connais pas Nikolaï Fiodorov, je me renseignerai. Pour ma part, je ne prétends pas, et je ne cherche pas à, avoir une approche philosophique des choses. Je me contente d’observer et, quand je le peux, d’écouter. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les personnes qui partagent les mêmes sujets d’intérêt que moi. Mais il y a des lieux qui appellent pour différentes raisons. Il est difficile d’y résister. L’Asie Centrale faisait partie de ces endroits, comme précédemment la Sibérie avec les Monts Saians et Iakoutsk dont j’ai parlé sur Agoravox. Visiter un lieu et rencontrer ses habitants suscitent d’autres appels.

    En 2011, j’étais dans le Pamir Tadjik. La route longe l’Afghanistan, sur des centaines de kilomètres, avant Khorog. On côtoie un petit monde qui nous est interdit, juste de l’autre côté du Panj, aussi étroit qu’il est tumultueux. On peut même échanger des signes avec l’autre rive. Mais c’est dans le Wakhan tadjik depuis la forteresse Abrashim Qala que la beauté de la vallée afghane se révèle et que l’envie devient irrésistible. On m’indiquait que des Kirghizes Afghans y vivaient tout au bout. Je suis donc revenu, en 2013, par Khorog puis par Ishkashim pour entrer en Afghanistan. Entre temps, j’avais lu tout ce que j’avais pu trouver sur le sujet. J’ai appris les connections des Kirghizes et Wakhis Afghans avec d’autres Wakhis dans une vallée perdue au bout septentrional du Pakistan. Mieux, je suis entré en contact avec Alam Jan Dario qui connaissait très bien Matthieu Paley, Salahudin Ismaily (fils du Pir Shah du Wakhan) ainsi que le Wakhan Afghan. C’est pourquoi je suis allé chez lui en 2018. Donc, il n’y a pas de recherche de ma part, ni de projet de reportage, ou de démonstration que je chercherais à faire. La seule ambition est de regarder le monde. Et puis des faits, des pratiques, des contraintes géographiques et des récits entendus nous font assembler un puzzle.

    Je ne connais pas grand chose au Zoroastrisme. Mon premier contact, de façon incidente, avec cette religion, a été un travail d’audit... financier sur ONG, que j’ai mené à Bombay avec une équipe majoritairement composée de Parsis. Dans le Pamir, on ne nous en parle guère. Ce sont des lectures qui permettent d’en voir la pérennité dans cet univers musulman. Pourtant, il semble bien que les maisons pamiries sont des héritières assez directes des temples du feu. Voici un de mes articles que je traduirai probablement en français pour Agoravox. Wakhi mountain houses of Zoodkhun in Chapursan Valley, northern Pakistan. En creusant, on trouve effectivement un empilement religieux particulièrement passionnant. How past and present religions built a tradition palimpsest in a high valley of northern Pakistan. Dans un pays explosif, tel que le Pakistan, où la foi est la source d’emportements, j’ai eu le plaisir de constater que ces deux papiers ont été bien reçus et largement partagés par les personnes concernées.

    En ce qui concerne l’Eurasisme, je pense que le sujet est encore plus miné. Pour tout dire, je n’aime pas la vision qu’Alexandre Douguine en promeut. Ensuite, je pense que l’histoire est passée et que la page est déjà tournée. Ainsi, l’Union Économique Eurasiatique tient plus, à mon sens, de la nostalgie d’un empire perdu, que d’une réalité présente et, encore moins, que d’une réalité d’avenir. Au-delà des annonces diplomatiques, l’Asie Centrale est en voie de sinisation, dans ce qu’il faut reconnaître comme étant un nouveau processus colonial. C’est ce que j’écrivais dans cet article sur Agoravox : La Karakoram Highway, prototype du schéma colonial de la Nouvelle Route de la Soie dans un Etat en perte de légitimité ? Je suis étonné de voir l’indifférence manifestée par les géopoliticiens, quant au fait que la Chine contrôle maintenant directement ou indirectement l’ensemble du Bam-e-Dunya (Le toit du Monde), c’est-à-dire tous les Pamirs. Cela n’était pas arrivé depuis au moins mille ans. Cette redistribution des cartes aura des conséquences très importantes.

    Enfin, je ne suis pas assez féru de la chose pour me prononcer sur les « Indo-européens ». Ce fut une grande découverte. Mais c’est aussi un concept qui fait de plus en plus débat, sans même parler des dérives dont il a été à la source. Voir « ...Les Indo-Européens sont un mythe » et « L’Indo-européen n’est pas un mythe » je n’irai pas m’aventurer sur ce terrain glissant.



  • Bernard Grua Bernard Grua 17 septembre 2020 23:13

    @JPCiron Il y a, en effet, des destins qui suscitent l’empathie et qui nous interpellent tout en nous faisant réfléchir dans la pertinence du concept d’Etat nation. Car, dans une certaine mesure, ce sort ne touche-t-il pas des peuples européens, y compris en France.

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