Bel article @Bernard Dugué, nous sommes au coeur de la Fabrication du consentement de Noam Chomsky.
Nombre de politiques et « d’économistes éclairés » veulent nous faire croire que la crise financière bancaire est « déconnectée » de la crise de la dette des états, afin de nous convaincre de rembourser l’intégralité de cette dette. Notamment notre tout neuf et très normal Président (ses dernières déclarations sur la Grèce, sur l’action de Mario Monti).
Comme en février 2012, pour le MES,une chape de plomb est posée sur le TSCG (Pacte Budgétaire)
Cependant, un dangereux « gauchiste », Michel Barnier (commissaire européen au marché intérieur) affirmait dans un communiqué de presse :
"La crise financière a montré combien les pouvoirs
publics étaient mal équipés pour faire face aux difficultés de banques
actives sur les marchés internationaux.Afin
d’assurer la continuité de services financiers essentiels pour les
citoyens et les entreprises, les États ont été contraints d’injecter des
fonds publics dans les banques et de leur accorder des garanties pour
un montant sans précédent :entre
octobre 2008 et octobre 2011, la Commission européenne a approuvé
environ 4 500 milliards d’euros d’aides d’État en faveur des
établissements financiers, ce qui équivaut à 37 % du PIB de l’UE1.Si
elles ont permis d’éviter des faillites bancaires et une
désorganisation économique à grande échelle, ces mesures ont pesé sur le
contribuable et grevé lourdement les finances publiques, sans régler la
question de savoir comment gérer les grandes banques transfrontalières en
difficulté."
Après l’affaire Merah, l’immigration, la viande halal, maintenant c’est le tweet Trierweiler...........
Jésus, Marie, Joseph, la flamme du Saint-Esprit s’est posée sur sa tête, mais il est trop tard !!!!
Il n’y a pas de crise de l’euro, mais une crise systémique des banques, assurances et institutions financières. Les dettes, pertes privées sont transférées à la dette publique des états en privatisant les profits et en socialisant les pertes
Juridiquement, l’article 50 du TUE prévoit la sortie d’un pays membre de l’UE, mais sa rédaction juridique ne permet pas sa mise oeuvre dans la réalité, d’autre part, il ne contient aucune provision spécifique concernant les membres de la zone euro. Il reste deux solutions : - l’exclusion d’un pays par les autres, actuellement impossible juridiquement car non prévue dans les traités, sauf à mettre en oeuvre un nouveau traité signé par tous les partenaires sauf celui qui est concerné, mais ou est la « démocratie » ? - une sortie « négociée » : les textes, traités européens ne la prévoient pas, donc il faudra trouver des artifices juridiques européens.
Une sortie de l’Euro (rendue possible) entrainerait une sortie de l’UE, mais aussi une procédure très longue (plusieurs années) et complexe, sinon impossible (solder les comptes en raison de la complexité des droits et obligations créés par la Monnaie Unique). Au final, ce serait catastrophique pour tous les acteurs.
Mais Tsipras, dirigeant de Syriza, ne veut pas quitter la zone euro et propose un manifeste économie
Les « européistes » jouent un poker menteur pour manipuler, par la peur, leurs opinions publiques afin d’obtenir leur consentement sur un « coup d’état » contre la Grèce qui ouvrira la porte à d’autres en suivant.
Quand ceux qui ont voté pour le PS de « gôche » se réveilleront, ils se rendront compte que Sarko ou Hollande c’est kif kif bourricot.
Lire cet excellent article de Frédéric Lordon, long mais complet.
A propos, des « techniciens » de la commission européenne sont venus à Paris examiner le budget semestriel tout en proposant une relance de la croissance par des réformes structurelles