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  • Premier article le 18/02/2012
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Derniers commentaires



  • bigglop bigglop 27 juin 2012 00:32

    Pas Glop, Glop les nouvelles d’où qu’elles viennent !



  • bigglop bigglop 26 juin 2012 19:19

    Bonsoir à tous,

    Un extrait du livre la Stratégie du Choc de Naomi Klein :

    Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l’air qu’on respire. On ne s’en aperçoit pas, et on s’imagine parfois être en présence d’un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c’est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires.

    Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930. On a eu tendance à l’oublier, mais c’était alors le pays le plus avancé d’Europe, à la pointe en matière d’art, de sciences, de techniques, de littérature, de philosophie. Puis, en très peu de temps, un retournement complet est intervenu, et l’Allemagne est devenue l’Etat le plus meurtrier, le plus barbare de l’histoire humaine.

    Tout cela s’est accompli en distillant de la peur  : celle des bolcheviks, des Juifs, des Américains, des Tziganes, bref, de tous ceux qui, selon les nazis, menaçaient le cœur de la civilisation européenne, c’est-à-dire les « héritiers directs de la civilisation grecque ». En tout cas, c’est ce qu’écrivait le philosophe Martin Heidegger en 1935. Or la plupart des médias allemands qui ont bombardé la population avec des messages de ce genre ont repris les techniques de marketing mises au point... par des publicitaires américains.

    N’oublions pas comment s’impose toujours une idéologie. Pour dominer, la violence ne suffit pas, il faut une justification d’une autre nature. Ainsi, lorsqu’une personne exerce son pouvoir sur une autre – que ce soit un dictateur, un colon, un bureaucrate, un mari ou un patron –, elle a besoin d’une idéologie justificatrice, toujours la même : cette domination est faite « pour le bien » du dominé. En d’autres termes, le pouvoir se présente toujours comme altruiste, désintéressé, généreux.

    Dans les années 1930, les règles de la propagande nazie consistaient, par exemple, à choisir des mots simples, à les répéter sans relâche, et à les associer à des émotions, des sentiments, des craintes. Quand Hitler a envahi les Sudètes [en 1938], ce fut en invoquant les objectifs les plus nobles et charitables, la nécessité d’une « intervention humanitaire » pour empêcher le « nettoyage ethnique » subi par les germanophones, et pour permettre que chacun puisse vivre sous l’«  aile protectrice » de l’Allemagne, avec le soutien de la puissance la plus en avance du monde dans le domaine des arts et de la culture.

    En matière de propagande, si d’une certaine manière rien n’a changé depuis Athènes, il y a quand même eu aussi nombre de perfectionnements. Les instruments se sont beaucoup affinés, en particulier et paradoxalement dans les pays les plus libres du monde : le Royaume-Uni et les Etats-Unis. C’est là, et pas ailleurs, que l’industrie moderne des relations publiques, autant dire la fabrique de l’opinion, ou la propagande, est née dans les années 1920.

    Ces deux pays avaient en effet progressé en matière de droits démocratiques (vote des femmes, liberté d’expression, etc.) à tel point que l’aspiration à la liberté ne pouvait plus être contenue par la seule violence d’Etat. On s’est donc tourné vers les technologies de la « fabrique du consentement ». L’industrie des relations publiques produit, au sens propre du terme, du consentement, de l’acceptation, de la soumission. Elle contrôle les idées, les pensées, les esprits. Par rapport au totalitarisme, c’est un grand progrès : il est beaucoup plus agréable de subir une publicité que de se retrouver dans une salle de torture.

    Aux Etats-Unis, la liberté d’expression est protégée à un degré que je crois inconnu dans tout autre pays du monde. C’est assez récent. Dans les années 1960, la Cour suprême a placé la barre très haut en matière de respect de la liberté de parole, ce qui exprimait, à mon avis, un principe fondamental établi dès le XVIIIe siècle par les valeurs des Lumières. La position de la Cour fut que la parole était libre, avec pour seule limite la participation à un acte criminel. Si, par exemple, quand je rentre dans un magasin pour le dévaliser, un de mes complices tient une arme et que je lui dis : « Tire ! », ce propos n’est pas protégé par la Constitution. Pour le reste, le motif doit être particulièrement grave avant que la liberté d’expression soit mise en cause. La Cour suprême a même réaffirmé ce principe en faveur de membres du Ku Klux Klan. Mais depuis l’attentat du 11 septembre 2001, les lois Patriot Act 1 et 2 ont gravement porté atteinte à ces droits

    En France, au Royaume-Uni et, me semble-t-il, dans le reste de l’Europe, la liberté d’expression est définie de manière très restrictive. A mes yeux, la question essentielle est : l’Etat a-t-il le droit de déterminer ce qu’est la vérité historique, et celui de punir qui s’en écarte ? Le penser revient à s’accommoder d’une pratique proprement stalinienne.

    Des intellectuels français ont du mal à admettre que c’est bien là leur inclination. Pourtant, le refus d’une telle approche ne doit pas souffrir d’exception. L’Etat ne devrait avoir aucun moyen de punir quiconque prétendrait que le Soleil tourne autour de la Terre. Le principe de la liberté d’expression a quelque chose de très élémentaire : ou on le défend dans le cas d’opinions qu’on déteste, ou on ne le défend pas du tout. Même Hitler et Staline admettaient la liberté d’expression de ceux partageant leur point de vue...

    Nos sociétés sont contrôlées, dirigées par la peur, l’émotion, la propagande, la désinformation, la discrimination, la stigmatisation en lieu et place de l’esprit critique, de la raison, de la tolérance, du vivre ensemble.



  • bigglop bigglop 26 juin 2012 19:00

    Bonsoir à tous,

    Merci @Olivier pour cette piqure de rappel.

    Hollande ne fait que suivre les paroles d’un hibou hyperthyroïdien qui affirmait « mon programme n’est pas socialiste »

    Quid de son combat acharné contre cette « finance folle qui n’a pas de visage »

    Tout le monde oublie et ne parle pas du contenu du TSCG (Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance europénne) complété par les Six et Two Packs

    Il sera adopté en juillet, au cours de la session extraordinaire du Parlement, sans débat, sans information, ni référendum (souvenez-vous du MES) grâce à la majorité parlementaire de la gauche des sociaux-libéraux. Nous devrons soumettre nos lois de finances (budgets) à la Commission Européenne qui pourra les modifier avant le vote du Parlement, idem pour la création d’obligations souveraines.

    Je vous propose de signer la lettre ouverte d’ATTAC et de la Fondation Copernic à l’adresse de François Hollande sur le TSCG

    Le GEAB lance une Alerte Rouge à partir de juillet, pour le second semestre 2012 (écroulement systémique mondial, conflit iranien,...)
    Je pense que le GEAB (libéral) a certainement retenu dans son analyse les propos de Robert Wright sur la stratégie de réélection d’Obama influencée par Israêl et l’AIPAC (frappes israêliennes sur l’Iran avant le vote des présidentielles US)



  • bigglop bigglop 26 juin 2012 17:46

    Un complément :

    Ne pas oublier le bombardement israëlien du réacteur OSIRAK en Irak en 1981

    Cette volonté belliciste israëlienne n’est pas nouvelle.



  • bigglop bigglop 26 juin 2012 17:31

    Bonjour à tous,

    Merci @Camus pour cet excellent article décrivant les tenants et aboutissants, les enjeux.

    Je reproduis un de mes commentaires sur un précédent article similaire

    Une citation connue d’un fanatique nationaliste, Clausewitz : « la guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens », dans son livre « De la guerre ».

    Quand la puissance économique, financière, politique d’une nation ne peut asservir une autre, la guerre est l’ultime moyen.

    Cela s’est traduit par le droit d’ingérence « humanitaire », les concepts de guerre « préventive » qui se traduisent par des frappes ciblées, chirurgicales, humanitaires et très démocratiques....

    Souvenez-vous du Traité de Maastricht qui contenait la Politique Commune de Sécurité et de Défense (PCSD). Suite aux accords de Berlin avec l’OTAN, cette PCSD ne peut pas se substituer à l’OTAN, donc nous sommes dépendants de l’OTAN pour notre défense, notamment avec le commandement intégré.

    L’exemple de l’intervention en Libye est typique de la « sous-traitance » militaire par l’OTAN de la politique des USA. Cela a permis d’éviter le vote du Congrès, de la Chambre des Représentants tout en transférant la charge et le coût de l’intervention à certains « alliés » européens et ceci sans risquer la vie de soldats US.

    Avec la Syrie, il s’agit d"isoler l’Iran, d’entraîner le Liban (Sud avec le Hezbollah soutenu par l’Iran)
    et de sécuriser les frontières nord d’Israêl. Surtout que des négociations importantes sur le nucléaire iranien sont en cours.

    La période électorale US commence et le prix Nobel de la Paix, Barack Obama va devoir prendre une décision vis à vis de l’Iran sous la pression d’Israêl (B. Netanyahou), de l’AIPAC,
    Israêl peut lui forcer la main par des frappes sur l’Iran(avant l’élection US), contraignant Obama à intervenir directement avec le secours de l’OTAN et des européens (noter la position de Hollande, de Juppé : aggravation des sanctions).

    Un article qui fait froid dans le dos de Robert Wright (blog les-crises, d’Olivier Berruyer)

    Je pense que cet avis a complété, sur ce sujet, l’analyse du GEAB  (plutôt libéral) qui lance une Alerte Rouge pour le second semestre 2012.

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